LA CAVERNE DES MOTS

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…
Vendredi 3 juillet 2009





                                     *


 

 

Il est venu le temps de l’été, enfin !
 

L’été que l’on attend avec tant d’impatience chaque année…

L’été dont on rêve quand l’hiver interminable nous sert ses jours glacés et sombres…

L’été, ma saison préférée !

L’été qui passe toujours trop vite…

 

Alors pas question de le laisser filer comme ça : j’ai bien l’intention d’en profiter à plein temps !

Il sera bien temps de rester coller le nez sur un écran quand les jours seront gris…

 

Profiter du soleil, du souffle chaud de l’air, des jardins en fleurs, de la mer qui scintille.

Profiter de la famille et des amis, des longues soirées d’été autour de grandes tablées.

Aller ici, partir là, au gré des envies…me rendre là où la vraie vie m’appelle !

 

Balades, lecture, écriture…un peu de jardinage, un peu de cuisine…

Prendre le temps de faire un bouquet.
Prendre le temps de flâner sur le marché.
Prendre le temps de faire une tarte…
Prendre le temps de pouponner…

Prendre le temps !


Rien d’imposé, rien que du plaisir : se faire la vie facile et ralentir le temps, les doigts de pieds (et de mains ?) en éventail.

Changer de rythme, changer d’horizon !

C’est ça l’été, et je compte bien en profiter !

 

Bien sûr je ne vous oublierai pas !

Je fais juste une pause comme nombre d’entre vous.

 

Je me pose sur les ailes du temps, au ralenti…

 

Au gré de mes connections, sans doute aléatoires, je passerai chez vous

pour quelques coucous,

pour quelques bisous,

et pour m’assurer que vous allez bien !

Car vous allez me manquer, vous les fidèles…

 

Je ne vous laisse pas sans lecture : promenez-vous dans ma caverne ! Dehors, dedans, dans chaque recoin, vous y trouverez mes mots que je laisse là pour vous !

Furetez, chassez la poussière et les araignées…découvrez les histoires que je vous raconte et que vous n’avez peut-être encore jamais lues !

 

A tout bientôt les ami(e)s et n’oubliez pas : « Profitez de l’été !!! »









*  Image empruntée .





Par Nickyza - Publié dans : Petits papiers aigres ou doux
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Vendredi 3 juillet 2009




Haïku:


 

Souffle de l’air chaud


                             Soleil en rayons


                                                   L’été allume son feu !






Toile de Gabriel Calef



Par Nickyza - Publié dans : Haïkus
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Mardi 30 juin 2009


CHANSON:







 

 

Quand elle apparaît au milieu de la nuit

Et qu’elle danse sous la lune qui luit

Sur une mélodie pas finie

J’ai le sommeil qui fuit.

 

Quand elle saute dans les flaques d’eau de pluie

Et qu’elle danse dans le vide de la nuit

Sur des paroles  infinies,

J’en oublie tous mes ennuis.

 

Refrain : Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie

J’ai le blues qui s’enfuit

Quand elle danse pour moi la vie

Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie

J’ai le cœur qui s’emplit

Des mille étoiles de sa vie

 

Quand elle jette sur moi son regard de pleine lune

Et qu’elle sème des étoiles sur la dune

Dans son grand sourire épanoui

J’enfouis mes rêves évanouis

 

Quand elle m’appelle d’un seul geste de la main

Pour que l’on danse jusqu'au lendemain

Sur le rythme fort d’un mambo

Mon cœur bat le tempo

 

Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie,

J’ai le cœur qui s’emplit

Des mille étoiles de sa vie

Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie

J’ai le blues qui s’enfuit

Quand elle danse pour moi la vie.

 

Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie

Je sais qu’c’est pour la vie

Quand elle danse pour moi ainsi

Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie

D’un amour infini

Quand elle danse pour moi la vie

Le temps d’une nuit

Le temps d’une envie

J’ai le blues qui s’enfuit.




Jolie image empruntée ici au fil de mes pérégrinations sur le net !


Par Nickyza - Publié dans : Chansons
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Lundi 22 juin 2009

 


Théâtre:


Avant-scène :

         L'HOMME, costume-cravate, derrière le rideau. Une voix excédée
 – Putain de machine ! Bouton rouge ? Bouton vert ? Merde, ma monnaie…Merde, merde, merde !


SCENE I

(Une laverie automatique en fond de scène. 6 machines à laver avec hublot. Une dizaine de chaises en plastique blanc alignée le long des murs. Une table en plastique blanc avec quelques magazines.
Côté jardin, deux femmes tricotent en bavardant. La soixantaine avancée. Style vestimentaire : «  les Vamps ».
Elles lèvent la tête quand le personnage jure et murmurent quelque chose en riant sous cape.
Côté cour entre une imposante africaine en pagne et boubou chatoyant, poussant la porte d'un grand coup de fesses. Bébé braillard accroché au dos.  Elle adresse à la compagnie un sonore bonjour.
Elle lâche sur le sol quatre grands cabas en plastique à rayures qui s'avachissent sous le poids du linge qui déborde. Elle déplace de l'air tant elle dépense d'énergie et s'approprie une machine libre qu'elle commence à charger. Elle jette un coup d'œil à l'homme qui peste.)

L'AFRICAINE. – Vous avez perdu quelque chose ? Ah non… vous savez pas comment ça marche. C'est normal ! Y'a qu' les femmes qui savent ces trucs là ! Les bonshommes, ils ont pas l'intelligence pour ça, la !
Poussez-vous présentement; je vais vous montrer. C'est vot'dame qui devrait être là à votre place. C'est pas un endroit pour les hommes, vous savez pas faire.
Comme on dit chez nous à Douala, l'homme, il travaille pour rapporter à manger à sa famille et la femme, elle s'occupe de tout le reste parce que la femme, elle a de l'intelligence pour tout le reste…
Et l'homme, il a une autre intelligence mais qui sert uniquement à rapporter à manger. Comme on dit chez nous, faut pas mélanger les torchons et les serviettes !
Vous voyez, eh ben moi, quand je suis arrivée de Douala, je savais pas grand-chose…J'avais juste un peu appris à compter à l'école de la rue et j'ai pas les diplômes que vous avez tous en France. Eh bien malgré ça, j'ai su tout de suite me servir de ces machines là ! Et pourtant, des machines à laver, y en n'a pas dans ma brousse à moi !
Comme quoi faut pas avoir des diplômes plein la tête pour comprendre les choses les plus simples de la vie de tous les jours !
 
(Elle parle en faisant de grands gestes. L'autre s'impatiente et bout intérieurement. Poings sur les hanches, la matronne continue de plus belle et le tutoie à présent avec un fort accent africain)

Tiens: prends Sarkozy par exemple. L'homme supposé être le plus intelligent de tous les Français puisqu'il est le président de tous les Français, hé ben, tu le mets là devant ces machines…hé ben c'est sûr qu'il est incapable de savoir comment ça marche. Et d'ailleurs, Sarkozy, on le voit jamais dans les lavomatics ! (Rire tonitruant)

L’enfant, toujours accroché au dos, et secoué par les gestes brusques de sa mère, hurle pour descendre.

Mamadou, arrête de crier !
…Alors que, tu vois, regarde, c'est simple ! Il suffit  de fermer le hublot là, de mettre les pièces dans la fente là, d'appuyer sur ce bouton et sur l'autre… et hop, c'est parti ! Ton linge tourne et il sera propre dans une heure. L'eau aura emporté toute la saleté avec elle.
Tu sais ce qu'on dit chez nous, à Douala ? Et ben  quand on lave son linge dans le grand fleuve, on dit que l'eau emporte la saleté mais aussi toutes les petites misères de la vie en même temps.
Oh Mamadou, arrête de crier ou je te mets dans la machine avec le linge !   (Rire tonitruant)    
            

L'HOMME, inquiet, se retournant vers les tricoteuses. – Han, faut une heure, tant que çà ?!!

LES TRICOTEUSES :   – Ben oui, faut au moins une heure ! Vous croyez qu'on s'amuse à attendre, nous ? Vous ne venez pas souvent ici, vous ! C'est votre première fois ?

L'HOMME : - Heu oui, bien obligé !

 TRICOTEUSE N°1 :   – Zut ! J'ai lâché une maille avec tout çà !

(Le téléphone  portable  de l'homme sonne)

L'HOMME : – Allô…évidemment que je suis encore au bureau !… Non ça va, j'suis pas énervé. Ça baigne ! J’te rappelle…

L'AFRICAINE. – Mais qu'est-ce que tu racontes-là, dis-donc ? Toi, t’es encore au bureau ?!!

L'HOMME excédé :   – Madame, je vous en prie.

L'AFRICAINE :   – C'que j'en dis hein ?…Encore un beau menteur ! Tsssss

L’Africaine a pris son enfant dans les bras

TRICOTEUSE N°1 (devant l’enfant qui s’est endormi).
– Il a quel âge votre petit ?

TRICOTEUSE N°2 : - Oh qu’il est mimi…

(Arrive une lolita, genre apprentie coiffeuse, mini-jupe/blonde décolorée, juchée sur des talons-aiguilles. Elle ne salue personne)

LES TRICOTEUSES, en appuyant. – BON-JOUR Mademoiselle !

LA LOLITA  ne leur adresse pas un regard:   – B'jour.

(Tous la regardent pendant qu'elle charge ses dentelles)

L'AFRICAINE, en alerte.- Eh, Arrête ! Faut pas mélanger le blanc avec les couleurs, la !

L'HOMME :   –  Vous avez de l'humour, vous !

LA LOLITA :   –  Ça  va, j'ai déjà ma mère sur le dos ! Alors vous, mêlez-vous de vos affaires !

L’AFRICAINE (vexée) -  Oh, mais ma p’tite, moi je disais ça comme ça, pour rendre service ! Moi, je m’en fiche après tout si tes petits strings tout blancs, ils ressortent de la machine roses bonbons !

 TRICOTEUSE N°1 :   –  Ah et puis ça prévient pas, ce genre de truc-là, et t’as l’air bête ! Moi, mon mari, il a une de ces collections de caleçons roses !!! Faut dire que de nos jours, on fait tout à la va-vite, et on fait des bêtises ! C’est vrai ce qu’elle dit la dame : faut pas mélanger le blanc et les couleurs !

(Regard noir de la jeunette qui hausse les épaules et se plonge dans son livre de poche.)

 TRICOTEUSE N°2 :    –  Eh ben, m’en parle pas ! On vit dans un monde de fous ! A force de courir après le temps, on va se retrouver plus tôt dans la tombe ! C’est pourquoi, j’ai décidé de ralentir le rythme et de me mettre au tricot !

( Soupir .  Elles continuent toutes deux à tricoter, une maille à l’endroit, une maille à l’envers… L’Africaine berce son bébé. L’homme pianote sur son portable, l’air énervé) Bruit des machines à laver.

                      

SCENE 2


(Les tricoteuses tricotent, une maille à l’endroit, une maille à l’envers…L’africaine trie du linge pendant que son bébé dort allongé sur deux chaises, la lolita lit. Le portable de l’homme se remet à sonner)

L’HOMME :   – Oui, je suis toujours au bureau ! Non, je l’ai pas vu ! Non, j’ne sais pas où il est passé !
Mais…te mets pas dans des états pareils, c’est qu’un chien après tout !…et puis ce serait pas une grande perte ! Hein ?…et ben c’est ça, tu l’as dit : j’ai jamais pu le piffer ce cabot de malheur ! Oui, c’est ça, t’as raison ! Je te signale au passage qu’elle m’a mordu 3 fois, ta saucisse sur pattes et qu’elle a bouffé les sièges en cuir de ma voiture…à part ça, je l’adore ton sale clebs ! Oui, ben ce sont les plus petits qui sont les plus mauvais : t’as qu’à le laisser à demeure dans ton sac à main, tu le perdras plus ! C’est ça…continue ! Bon, je te répète que j’en sais rien ! …eh ben si sa laisse aussi a disparu, c’est qu’il l’a emportée pour aller se promener ! Mais non, j’me fous pas de toi, mais là, tu me déranges pour des peccadilles ; j’ai autre chose à faire de plus important que de m’apitoyer sur le sort de ton clebs ! Allez, je te laisse car ma réunion va commencer. Oui, c’est ça, j’ai pas d’coeur !

(Tout le monde louche sur l’homme qui se remet à pianoter sur son portable. Regards ironiques. L’homme se lève et sort dans la rue.)

 TRICOTEUSE N°1 :   – Ralala, moi je comprendrai jamais ça, qu’on étale sa vie privée devant tout le monde ! Ils causent au téléphone ces gens-là, comme si y’ avait personne autour d’eux pour les entendre ! Pffff ! Pourraient laver leur linge sale en famille ! Ça devait être sa pauvre femme… Leur chien a disparu et il a l’air de s’en foutre éperdument. Pas un mot gentil pour la consoler ! Quel mufle !

 (Un temps d’arrêt- l’air suspicieux- elle se penche et baisse la voix)

- Il a pas l’air net, ce type-là, pour mentir de la sorte ! Comme qui dirait, il a quelque chose à se reprocher !

L’AFRICAINE (fronçant les sourcils) :   – Il a surtout l’air d ‘avoir fait une grosse bêtise, la ! Il cache quelque chose et il est pas à l’aise !

TRICOTEUSE N°2 :   – Et s’il avait fait disparaître le chien ? Il y a des gens comme ça, que les animaux encombrent ! Lui, il n’a vraiment pas l’air d’aimer cette pauvre bête-là…

L’AFRICAINE (elle rit) :   – Ça a l’air réciproque ! Faut dire que s’il se fait mordre à tout bout de champ et qu’il n’a plus de sièges de voiture…

TRICOTEUSE N°1 :   – Chut, il revient !

(Tout le monde se replonge dans ses occupations comme si de rien n’était.. L’homme rentre de nouveau. Il parle au téléphone.)

L’HOMME :   -  Oui, ben j’ai fait comme t’as dit, mais j’suis dans la mouise quand même ! Me suis jamais servi d’une machine à laver pour faire ce genre de truc, moi !

(Tout le monde relève la tête, cachant sa surprise, feignant de ne pas suivre la conversation. Les tricoteuses se parlent à l’oreille avec des mines consternées. L’homme continue sa conversation téléphonique comme s’il était tout seul.)

 Bernadette vient de me téléphoner ! Elle pique une crise de nerfs car le chien a disparu. T’imagine ce que j’ai pris dans les esgourdes !
 Elle va être d’une humeur massacrante ce soir et la p’tite qui va pas arrêter de pleurer, ça va l’énerver encore plus ! J’ai intérêt à être rentré avant elle, comme si de rien n’était et tout remettre en place ! Ben là, je tente le truc dans un lavomatic du côté de Belleville… et  faut que j’attende au moins une heure que l’opération soit terminée ! Oui…Faut espérer qu’il rétrécisse pas ! A mon avis après le passage à l’essorage, il est mort…
  Ben y a du monde là…je ne peux pas entrer dans les détails… je t’expliquerai plus tard ! Euh…gaffe pas : je suis sensé être au bureau !

(Il jette un regard autour de lui. Personne ne semble s’intéresser à ses problèmes. L’africaine chantonne en regardant le plafond, ça tricote, ça lit. Il fonce vers sa machine à laver, regarde par le hublot. Soupire, se gratte la tête, regarde sa montre. Va pour sortir de nouveau, jette encore un coup d’œil au hublot, sort sur le trottoir.)

 TRICOTEUSE N°2 (Mine apeurée) :   – M’a l’air bien nerveux, cet homme-là ! De quoi il parle quand il dit qu’après l’essorage, il est mort ?...

LA LOLITA (qui a levé le nez de son bouquin et qui regarde le hublot de la machine depuis un petit moment, affalée sur sa chaise) :

 – Ben de son chien Mamy, voyons, qui est en train de crever dans la machine à tambour !

TRICOTEUSE N°1 (qui se lève de son siège comme si une aiguille l’avait piquée:  – Noooooon, c’est pas possible !!! Quelle horreur !!
Elle se prend la tête entre les mains

TRICOTEUSE N°2 L’air courroucé, l’œil mauvais :   - Vous la jeunesse, le problème avec vous c’est que vous sortez toujours des énormités pour vous rendre intéressants, tout ça pour faire de l’humour ! C’est gratuit et limite irrespectueux ! Vous nous prenez pur des débiles ou quoi ?! Janine rassis-toi ; la gamine elle raconte n’importe quoi !

L’AFRICAINE (Elle s’est levée faisant face à Tricoteuse N°2 et elle roule des yeux énormes. Elle gesticule) -  Non, non, la gamine, elle dit peut-être juste, la ! Il a parlé de chien disparu, de mort après l’essorage ; il dit qu’il est au bureau… il parlait à un complice, là ! Moi je dis qu’il a fait disparaître son chien en le noyant dans la machine à laver !

LA LOTITA  (Elle fixe toujours le hublot de la machine à laver et déclare d’un ton calme, les bras croisés sur la poitrine, un petit sourire aux lèvres) : - Tiens regardez bien ! Je viens de voir passer une tête de chien derrière le hublot ! Regardez ! J’avais pas raison, hein ! (Regard narquois du côté de Tricoteuse N°2)

D’un même mouvement, elles font toutes mine de s’approcher de la machine

L’AFRICAINE (Les arrête dans leur élan. Elle prend l’air important de celle qui va diriger l’opération)
- Attention, faut qu’on est l’air de rien, faut pas attirer l’attention du type, la,  il est sûrement dangereux ! Faut pas qu’il sache qu’on a découvert le pot aux roses, sinon…


(Les deux tricoteuses filent se rassoir comme si de rien. L’Africaine
s’approche de la machine à laver d’un air dégagé, se baisse discrètement vers le hublot.)

- Elle a raison, la p’tite-là ! Je viens de voir passer la tête d’un chien, au milieu du linge ! Il est tout petit et il a pas l’air bien ! Pas l’air bien du tout, même !

TRICOTEUSE N°1 : – Oh non, dites-moi que c’est pas vrai ! Il aurait pas fait ça… ! C’est monstrueux !

TRICOTEUSE N°2 : – Ça serait pas étonnant, faut s’attendre à tout : on vit dans un monde de dingues, j’vous dis ! On a là, un serial killer de chiens !…car il n’en est pas à son premier, c’est sûr ! Sûr que c’est à un complice qu’il parlait au téléphone ! On voit ça tous les jours dans les faits divers ! On en a un spécimen sous les yeux ! Après les chiens, il va s’en prendre aux humains : on sait comment ça commence, mais on sait pas comment ça finit ! S’il sait qu’on est au courant, il pourrait vouloir nous faire prendre le même chemin pour nous réduire au silence !

LA LOLITA  ironique : Oui mais en même temps il va avoir du mal à vous fourguer entières dans la machine à laver ! Va peut-être falloir qu’il vous découpe en morceaux avant !

Tricoteuse N°2 excédée, se précipite sur la Lolita le bras levé. L’Africaine tente de l’en empêcher.

- Arrêtons la palabre, la ! Réfléchissons au plan que nous allons adopter pour confondre ce criminel !

TRICOTEUSE N°1 : – Mais faut faire quelque chose ! Vous croyez qu’il est mort ??

LA LOLITA (levant les yeux au ciel) : – Non, non, il va redemander un ticket pour refaire un tour de manège !

TRICOTEUSE N°2 : – Espèce d’insolente ! Vous pourriez avoir pitié au moins, et trouver une solution pour sortir ce pauvre chien de là !

L’AFRICAINE : –  De toutes les manières, on ne peut pas arrêter la machine présentement tant qu’elle n’a pas terminé son cycle. Va falloir attendre jusqu’au bout, et le type, il va être bien embêté quand il va falloir qu’il récupère son linge devant nous…

TRICOTEUSE N°1 : – Ah, quelle horreur ! C’est insupportable d’assister à ça ! Regarder sans rien faire cette pauvre bête en train de crever… Dans quel état, elle va sortir de là,  cette bête-là ? !

LA LOLITA (narquoise) : – Morte et… un peu secouée !

TRICOTEUSE N°2 : – Oh, ça suffit, vous, avec vos réflexions stupides ! Vous avez une pierre à la place du cœur ou quoi ? Voilà où ça mène les jeunes, les films d’horreur qui les abrutissent à longueur de journée ! …font plus la différence entre la fiction et la réalité ! On est témoin d’un crime, ma p’tite, en ce moment même,  un vrai ! Et on a l’assassin à portée de main ! Il va quand même pas s’en sortir comme ça ; ça serait trop facile ! Faut appeler la police !

TRICOTEUSE N°1 : – Et la SPA ! Oooooh, je ne peux plus supporter de voir ça devant mes yeux…je viens de le voir repasser devant le hublot ! Ooooh faites quelque chose ou je vais me trouver mal.

Tricoteuse N°1 se tord les mains de désespoir.

LA LOLITA (à l’africaine qui réfléchit) : - Ça monte à quelle température, ces machines-là ? Il a mis sur 60° ou 40° ? Vous trouvez pas que ça commence à sentir le chien grillé ?

(Œil noir des tricoteuses)

TRICOTEUSE N°2 : – Et bien sûr aucune de nous a un portable pour appeler la police ?? On va quand même pas lui emprunter le sien…Le mieux c’est d’aller chercher les policiers qui font la circulation au rond-point. J’y vais, et je reviens avec eux ! En attendant, gardez l’œil sur lui en faisant comme si vous ne vous doutiez de rien ! N’oubliez pas, il est dangereux ! Ne restez pas collées au hublot.

(S’adressant à l’africaine) : - Vous croyez qu’il reste combien de temps avant l’arrêt du cycle ?

L’AFRICAINE : – Encore dix minutes environ : on attaque l’essorage !

TRICOTEUSE N°1 : – Aaaaaaaaaah, l’essorage ! Mon Dieu !

LA LOLITA : – Là, il va plus s’agir d’un film au ralenti !

TRICOTEUSE N°1 (Ton geignard) : - Germaine, fais attention à toi et reviens vite !

SCENE 3


(La tricoteuse n°2 sort et croise l’homme qui entre. Silence de mort. Tout le monde détourne le regard…)

L’HOMME (impatient) : – C’est interminable, le cycle d’une machine ! On en est qu’à l’essorage ?! C’est que je suis pressé, moi !

L’AFRICAINE (histoire de rompre le silence) : - Et… vous avez une femme et des enfants qui vous attendent peut-être ?…

L’HOMME (amène) : - Oui, une famille comme tout le monde ! Une petite fille de deux ans, adorable, une femme et un chien ! Enfin, un chien…à priori, depuis aujourd’hui, on n’a plus de chien !

(Tricoteuse N°1 met une main devant sa bouche pour retenir un cri)

L’AFRICAINE : – Ah bon, plus de chien…c’est triste, ça !

L’HOMME : – Oh, m’en parlez pas…si on ne le retrouve pas, ma femme va en faire une maladie ! Il a disparu on ne sait où…une porte ouverte et pffff, il a dû se sauver ! Cela dit, c’est pas une grosse perte ! Comme on dit, on n’avait pas d’atomes crochus entre nous ; c’est comme avec les gens, tiens ! C’est vrai quoi, il y a des gens qu’on supporte et d’autres qu’on voudrait bien voir disparaître de la surface de la terre !

TRICOTEUSE N°1 (timidement) : – Oui, les gens…mais les chiens, c’est si innocents…si gentils, si fidèles…

LA LOLITA  (provocatrice, haussant la voix) : -  Si gentils qu’on s’en débarrasse allègrement en les fourguant avec son linge sale dans une machine à laver !

(La tricoteuse laisse échapper un cri d’épouvante. Regard appuyé de l’africaine pour faire taire l’écervelée)

L’AFRICAINE : – Mais tu es folle, ma p’tite, tu dis n’importe quoi, là ! Présentement, il ne s’agit pas de ça !

LA LOLITA (qui insiste d’un air narquois en direction de tricoteuse n°1) : -  Si, si, on voit ça tous les jours : moi, qui regarde des films d’horreur toute la sainte journée, je peux vous dire que ça existe !

L’HOMME : – Ben c’est facile, finalement de se débarrasser de son chien…Tiens à propos…il en est où, mon chien à moi ???

 (Stupéfaction alentour. Il va vers la machine et se penche vers le hublot.)
??

-Après l’essorage, vous pensez que je peux le faire sécher au plus vite

 (Dit-il en se tournant vers l’africaine, blanche comme un linge ! )

(Tricoteuse n°1 est prête de défaillir, la lolita n’en mène plus large.)

(Au même moment, entre tricoteuse n°2, escortée de deux policiers, lesquels se dirigent illico vers la machine à laver que leur indique d’un doigt tremblant la tricoteuse. Observant attentivement le hublot quelques minutes, ils se tournent vers l’homme.)

LES POLICIERS (en même temps) : - Monsieur, vous êtes en état d’arrestation !

L’HOMME (ébahi) : – Pardon ? Mais… que me reproche-t-on ? Je n’ai rien fait de répréhensible ! Il doit y avoir une erreur !

LES TRICOTEUSES, L’AFRICAINE, LA LOLITA (se jettent sur lui comme des harpies en hurlant) :

 - Vous êtes un assassin, un monstre, et ça, on l’a vu tout de suite à votre mine ! Vous avez voulu vous débarrasser de votre chien d’une façon ignoble, en le noyant dans cette machine à laver ! Vous méritez de mourir à votre tour : la peine de mort, c’est pas fait pour les chiens ! Vous allez payer pour ça ! Si c’est pas odieux de faire une chose pareille ! Espèce de criminel !

(Elles le bourrent de coups de poings, déversant leur haine à tout va)

LES POLICIERS : - Allons, mesdames, on se calme ! Laissez faire les forces de l’ordre !

(Les policiers menottent l’homme qui crie son innocence, traitant les femmes de folles. Les policiers fracturent la porte de la machine dont le hublot s’ouvre en grand. Ils en retirent du linge, encore du linge et …un chien… en peluche !
Visages effarés de l’assistance. Sous le coup de la surprise, les bouches en restent béantes)

L’HOMME (furieux) : - Vous voyez que vous êtes folles à lier ! Mais qu’est-ce que vous êtes allées imaginer, là ?! On accuse pas les gens sans preuves ! C’est n’importe quoi !

(Puis se tournant vers les policiers, il tente de s’expliquer)

- C’est le chien en peluche de ma petite fille que j’ai voulu laver ! Un ami a renversé son café dessus, alors qu’il traînait sur la table de la cuisine. Je me suis empressé de le laver afin que ma fille ne s’en aperçoive pas, car elle ne s’en sépare jamais…à tel point qu’elle ne veut même pas qu’on lui enlève pour le laver de temps en temps ! Alors pour éviter un drame, et la colère de ma femme, pendant que mon copain faisait faire un tour de manège à ma fille, histoire d’éviter qu’elle s’aperçoive de l’absence de son “nanain” comme elle l’appelle,  j’ai profité pour laver sa peluche ici avec le reste du linge de la semaine ! Vous parlez d’une histoire !

LA TRICOTEUSE N°1 (encore soupçonneuse) : - Et ce chien qu’a disparu en emportant sa laisse et que vous détestez, hein, il est où ?

L’HOMME : - Vous écoutez les conversations des gens comme ça ?…et après, vous vous montez des films ! Vous en déduisez n’importe quoi, c’est grave !
Panache, lui, s’est échappé par une porte restée ouverte, mais un voisin l’a retrouvé et l’a ramené à la maison. Ma femme l’a récupéré. Elle vient de m’en avertir par téléphone !

LA LOLITA (furieuse, s’adressant aux tricoteuses) : ben moi, si je regarde des films d’horreur, vous, vous les inventez ! C’est pas mieux ! On a l’air malin…tout ça pour se faire mousser !

LES POLICIERS : - Mesdames, vous avez dérangé les forces de l’ordre pour rien ! Vous avez beaucoup de chance que Monsieur ne porte pas plainte. Dorénavant, assurez-vous de la véracité de vos accusations ! Que cela ne se reproduise plus ! Lavez votre linge sans salir la réputation d’autrui ! En un mot, occupez-vous de vos affaires ! Pour cette fois, l’affaire est close !

(Après de plates excuses, chacune ramasse son linge, sans rien dire. Les visages sont fermés. La honte a terni même le linge qui sort des machines. Seul le linge de l’homme est sans taches. L’homme sort sans saluer, la peluche à la main.)

L’AFRICAINE (secouant la tête pensive) : - Tss tss , même le léopard ne se promène pas sans taches, comme on dit chez nous, à Douala !

 (Mamadou crie, réveillé de sa sieste)

L’AFRICAINE : - Mamadou, arrête de crier !


                                                     RIDEAU.


Image empruntée ici



 

 

Par Nickyza - Publié dans : Théâtre, sketchs
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Dimanche 21 juin 2009









 

« Votre heure n’est pas la nôtre !

Nous ne sommes pas maître du temps et tout est écrit d’avance : le lieu, la date et l’heure !

Alors pas de précipitation, votre tour viendra bien assez tôt !

Passez votre chemin et revenez quand l’heure aura sonné ! »

 

Voilà ce qui est écrit sur la pancarte plantée en bordure de champ, là où les cerisiers sont encore en fleurs.

 

Les cons, ils m’ont fait peur avec des phrases pareilles…j’en ai laissé tomber mon panier !

 

Tant pis, je reviendrai plus tard puisque les cerises ne sont pas mûres…







Image empruntée: Peinture de Alexandre Houllier.







Par Nickyza - Publié dans : Tranches de vie
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Vendredi 19 juin 2009








Pommes d’amour, barbe à papa

Le sucre coule dans la gorge

Et dégouline le long des doigts

Airs de fêtes, flonflons des manèges

Foule bigarrée en liesse effrénée

Tête qui tourne, cœur en joie

Yeux qui brillent en guirlandes lumineuses

Hurlements de rires en montagnes russes

 

A douze ans, la vie a un goût de barbe à papa

et de fraises tagada.




Image empruntée sur le site de Elle-Déco





Par Nickyza - Publié dans : Petits papiers aigres ou doux
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Mercredi 17 juin 2009



                                                          Un vieux palace: l'hôtel Westminster





Ma balade se situait sur les plages de la côte d’Opale et plus précisément au Touquet !

 

Le Touquet…une jolie station balnéaire avec ses plages à perte de vue, ses dunes de sable ornées d’oyats, son architecture anglo-normande, ses vieilles maisons de familles aux balcons de bois imposants qui se cachent dans la forêt…

 

Les chevaux, les vélos, les rollers, les chars à voile se côtoient pour d’infinies balades en bord de mer ou sur la digue.




 



Sa mairie imposante avec son beffroi, son marché avec ses arcades et sa foule, son casino, ses vieux palaces, sa célèbre rue Saint Jean…




 







Ses cabines de plage aux couleurs multicolores, ses tentes et ses pare-vent en toile rayée bleu et blanc, sa piscine-aqualud sur la plage…


Ses glaces, ses moules-frites, ses étals de fruits de mer…

 

Ses expos de peintures, son Enduro, son salon du livre, son polo, ses championnats de voile…

Il y en a pour tous les goûts et il s’y passe toujours quelque chose au Touquet !

 

Un endroit à part…une bulle en dehors du monde où la nature reprend sa place…une ambiance qui n’appartient qu’à elle…

 

On aime ou on déteste d’emblée ! Moi, j’ai eu un véritable coup de foudre pour cet endroit, et je m’y suis installé un petit nid et j’y file choper mon bol d’air iodé dès que je le peux !

Oui, moi... la fille du soleil !

Qui aurait pensé qu’un jour je puisse m’attacher à cette petite station en bord de Manche aux eaux glacées et au soleil pas assuré ?!!

Le soleil rare sur ces côtes du nord ? Encore une légende !

Chaque fois que j’y vais, le Touquet rayonne de son soleil et par temps gris, les jours d’hiver, les couleurs sur la mer sont si douces, si belles…couleurs opalines qui ont donné son nom à cette côte si jolie.

 

Vous avez essayé de deviner de quelle station balnéaire il s’agissait et vous avez été perspicaces, ma foi !


C’est Sarah-Frane qui a été la première à deviner que ça pouvait se situer « dans le nord…peut-être vers le Touquet ! »


Plume
ensuite est arrivée sur ses entrechats et a déclaré presqu’affirmativement « le Touquet ? » bien qu’un petit point d’interrogation a fleuri dans sa phrase !


Quant à Quichottine, elle est allée fouiner dans mes anciens articles…elle a mené son enquête et relevé des indices judicieux qui lui ont permis d’affirmer « La Côte d’Opale ! »


Lmvie
, elle, a de suite été convaincue que c’était une plage du nord, mais elle a navigué trop loin, passant devant la plage du Touquet, puis devant les côtes de Boulogne sur mer pour arriver au port et s’amarrer à Dunkerque !


Marail
est venue pointer son nez, flairer l’air un peu trop frais à son goût, enfilé son ciré et un pull et a décrété forfait : elle ne connaît QUE son lagon calédonien !!

 

Bravo, à tous d’avoir mis vos pas derrière les miens sur le sable mouillé de ma plage et d’être venus tâter l’eau du bout du pied avec moi…

Je suis passée des côtes landaises, à Noirmoutier…une belle balade en bateau, grâce à vous, et finalement, nous nous retrouvons tous au…Touquet !!!

 

Le soleil brille, c’est marée basse…vous voulez faire quoi ? Une ballade les pieds dans l’eau ? Un tour à vélo, un galop à cheval ? Un ramassage de coques que nous pourrons déguster à l’apéro avec un ptit vin blanc bien frais ? Ou bien aller visiter l’expo de ce peintre touquettois au Palais de l’Europe ?


Comme vous voulez, dites-moi…je vous accompagne !





 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Couleurs d'ailleurs
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Mardi 16 juin 2009



 

Petite escapade au bord de la mer.


Météo favorable, et hop, deux trois trucs balancés dans un sac et direction la plage !

Deux heures trois quart de route.

 

Nous sommes arrivés sur la digue juste pour voir le soleil qui tirait sa révérence : il illuminait le ciel de ses derniers rayons.

 

 

 






Le lendemain, grand ciel bleu ! Nous avons couru sur la plage...enfin couru...disons que nous avons fait une grande balade, les pieds dans l'eau et le nez au vent!

Le ciel bleu et la plage à l'infini:



 

 

 

La mer se carapatait de plus en plus loin, laissant le sable mouillé qui faisait de drôles de vagues :


 

 

 

Voici des sables émouvants:


 

 

 

Et une jolie nature morte :


 

 

 

 

 

 

En se retirant, la mer faisait danser ses vaguelettes en tourbillons :


 

 

 


et laissait dans le sable des "bâches", véritables piscines naturelles qui font la joie des enfants qui y nagent sans danger. L'eau y est si chaude!





Quelques reflets de couleurs dans les flaques laissées par la mer :






Des cabines de plage sous la digue qui longe la plage :







Nous terminons la balade en passant devant chez "Vic location" : à la pleine saison, chez Vic, on loue chaises-longues et parasols. On y trouve à se désaltérer et à combler les petits creux à l'heure du goûter: beignets, glaces, bonbons, biscuits...miam !

Tout autour de la cabane de Vic, des tentes-cabines en toile rayée bleu et blanc poussent comme des champignons dès le matin et les clients se ruent pour en réserver une pour passer la journée à l'ombre et à l'abri du vent...surtout lorsqu'il y a du soleil et du vent ! Situation courante sur ces cotes-là: le vent et... le soleil...un peu moins, héhé!

Là, la photo montre "VIC" en basse saison: l'attirail de lcation n'est pas encore sorti...dommage! Je reprendrai la photo au mois de Juillet ou Août, promis!







Après avoir regardé ces "magnifiques" photos... ( Non, pas belles mes photos...trop "palôtes"...mon appareil est nul, faut que j'en change absolument ! A moins que ce ne soit la photographe qui n'est pas très douée...Je le saurai en changeant d'appareil-photos, héhé!)
Je disais donc...après avoir regardé ces quelques photos, peut-être devinerez -vous le NOM de l'endroit où je me rends souvent quand j'ai des envies de plage et de mer, de forêts et de dunes...?

Oui, oui, je sens que vous avez deviné...c'est trop facile!

Allez,  j'attends vos réponses !

Qui donnera la bonne réponse en premier?






Par Nickyza - Publié dans : Couleurs d'ailleurs
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Vendredi 12 juin 2009








                  

                    Bruissement d’ailes


                                      Frou-frou de soie


                                                         Un ange monte à l’échelle









Par Nickyza - Publié dans : Haïkus
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Mercredi 10 juin 2009






 

Dehors, la nuit était froide et blanche : la neige ne cessait de tomber.

Exténué, trempé, il entra dans son cabinet de travail et regarda sa montre : une heure du matin !

Il ressentait une énorme fatigue physique mais c’était surtout une profonde lassitude morale qui l’envahissait à ce moment-là.

Il aspirait à se retrouver seul, seul pour réfléchir, faire le point, remettre surtout de l’ordre dans ses idées.

Il jeta son manteau sur la première chaise venue et renvoya la gouvernante qui attendait son retour et qui avait allumé les bougies.

Les flammes vacillantes se reflétaient dans les vitres du bow-window et donnaient à la pièce une atmosphère chaleureuse.

Quelques bûches craquaient dans la cheminée et ajoutaient à l’ambiance ce petit quelque chose de réconfortant, propice au recueillement.

Il se laissa choir dans un vieux fauteuil club au cuir élimé qui se trouvait près de la cheminée et se prit la tête entre les mains en soupirant.

 

Clara…

Clara, petite chose percluse de douleurs dans sa petite chambre d’hôpital, devait tenter de trouver le sommeil, abandonnée aux affres de l’angoisse.

Comment prendrait-elle la nouvelle ?

Comment lui annoncer avec ménagement ?

Elle qui ne se doutait pas de l’échéance fatale et qui ne l’envisageait même pas une seconde.

Elle qu’il tentait de surprotéger et à qui il voulait éviter la moindre contrariété.

Elle était si fragile, si malade, que le plus petit souci pourrait compromettre sa guérison.

Les séances de chimiothérapie l’épuisaient mais elle s’accrochait contre vents et marées malgré les crises de vomissements qui la laissaient plus morte que vive.

Elle avait à peine le temps de reprendre quelques forces que déjà une nouvelle séance de chimio s’annonçait. Elle serrait les dents, et sans rien dire, elle se pliait à toutes les exigences des médecins, consciente que chaque séance faisait un peu plus reculer la maladie.

Son but : reprendre un peu de poids pour espérer sortir de l’hôpital et retrouver un semblant de vie. Rentrer à la maison, voilà qui lui permettrait de tenir le coup.

Les médecins avaient fermement insisté sur le fait qu’elle devait garder un moral d’acier si elle voulait combattre la maladie.


Aussi, avait-il monté entre elle et le monde extérieur une sorte de coussin d’air moelleux qui n’aspirait que des bulles de bonheur, rejetant au dehors, toutes les choses négatives qui auraient pu entraver son chemin vers cette guérison essentielle.


Clara avait une telle confiance en lui qu’elle s’en était entièrement remise à lui pour tout le quotidien, se laissant porter, s’agrippant à lui comme à une bouée qui l’empêchait de couler.


Et maintenant, par sa faute, il allait la décevoir, il allait la faire souffrir et ça, il ne pouvait le supporter. Il allait peut-être même mettre sa vie en danger.


Pourtant il ne pouvait plus reculer l’échéance : il était obligé de lui annoncer la terrible nouvelle.


Il ne pouvait continuer indéfiniment à taire la vérité, à mentir comme il le faisait pour lui épargner tout chagrin.


Il lui avait tellement répété qu’elle pouvait compter sur lui, qu’il prendrait tout en mains, même le bébé. Il la remplacerait auprès du bébé, le temps qu’elle guérisse. Elle n’avait aucun souci à se faire : il garderait le bébé, le protégerait ; il mettrait tout en œuvre pour qu’il grandisse le mieux possible. Il y mettrait tout son cœur et son savoir…après tout, un homme est tout aussi capable qu’une femme pour ces choses-là !

 

Elle avait donc confié à l’homme de sa vie, les yeux fermés, ce qui comptait le plus dans sa vie, certaine qu’il tiendrait parole et qu’il allait le choyer aussi bien qu’elle, ce bébé qu’elle avait mis au monde avec tant d’amour et d’abnégation !


C’était un déchirement car elle le savait si fragile encore, mais elle n’avait plus la force nécessaire pour s’en occuper alors qu’il nécessitait une attention de tous les instants…Elle n’avait plus le choix, mais elle savait qu’elle pouvait compter sur son mari !

Elle lui avait mis dans les bras en lui disant :

 

    Je te le confie, tu sauras l’aimer et t’en occuper aussi bien que moi…juste le temps de vaincre cette putain de maladie…hein, tu vas le dorloter mon bébé, me le garder en bonne santé ? Avait-elle dit en souriant à travers ses larmes.

 

Il l’avait serrée dans ses bras et lui avait promis :

 

    Tu peux compter sur moi, tu le sais bien ! Je l’aimerai aussi bien que toi et l’entourerai de tous mes soins. Le plus important, pour l’instant, c’est que tu ne penses qu’à une chose : te soigner et bientôt, tu pourras à nouveau t’en occuper et rattraper le temps perdu ! Guérir, Clara…tu ne dois penser qu’à une seule chose : guérir ! Fais-le pour nous ! 

 

Elle le regarda avec une pointe d’inquiétude dans les yeux :

 

    Je serais pleinement rassurée s’il n’était pas si fragile…Il n’arrive pas à reprendre le poids nécessaire et pourtant je l’ai nourri du mieux que j’ai pu. Tous ces hauts et ses bas…La courbe de croissance n’arrive pas à se stabiliser et ça m’inquiète…Elle  aurait plutôt tendance à baisser ; on est bien en-dessous de la moyenne ; il faut absolument remonter la barre ou alors …

 

Elle secoua ses boucles brunes tristement et se tordit les mains en signe d’impuissance :

 

    Il a tant besoin de moi et je ne suis même pas capable d’être là, à ce moment crucial…Il a besoin d’une vigilance constante ; à la moindre défaillance il faut pouvoir agir en urgence. Tu crois que tu sauras déceler les malaises ? Tu crois qu’il va aller bien un jour, mon bébé ?

 

    Mais oui bien sûr, il ira parfaitement bien ! Ne pense donc pas à tout ça ! Tout va finir par s’arranger. Il faut juste avoir un peu de patience ! On ne peut pas tous démarrer dans la vie avec le même potentiel. Ce sont souvent les plus fragiles au départ qui rattrapent le temps perdu et qui battent tous les records ! Il est entouré d’une équipe plus que compétente et moi je suis là ; je ne le lâcherai pas d’une semelle, ton bébé !

 

Il lui tapota l’épaule et d’un air taquin il rajouta :

 

    Ton bébé qui, je te le rappelle, est aussi un peu le mien ! Alors tu crois vraiment que je n’ai pas envie aussi qu’il se rétablisse et qu’il reprenne du poil de la bête ?! Un jour, moi je te le dis, il laissera tout le monde sur le tapis !

 

Après une telle promesse, il ne pouvait la décevoir !


 

 

 

 

 

 

Vous voulez la suite?...Alors lisez un peu plus bas!

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles & Histoires courtes
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Mercredi 10 juin 2009







C’était une grosse responsabilité qu’elle lui avait donnée là, mais il l’aimait tellement qu’il n’avait pas pu refuser, malgré l’angoisse de ne pas savoir faire mieux qu’elle. Et puis avaient-ils le choix ? Il aurait été hors de question de céder la responsabilité à des étrangers ! Non, c’était à lui d’assumer et il n’était pas plus bête qu’un autre !

Avec l’amour, tout est possible même les barrières que l’on pense infranchissables. Voilà, ce qu’il se répétait en se levant le matin pour se rassurer.


Il n’aspirait qu’à une seule chose, c’est qu’elle se sente l’esprit libre, toutes ses forces tournées vers un seul but, celui de sauver sa peau ! Après, ce n’était qu’une question d’organisation.


Le bébé était très fragile car de santé précaire mais avec les soins appropriés, il allait s’en sortir lui aussi.

 

Cela faisait six mois déjà que Clara se battait contre ce cancer galopant avec la volonté qui l’avait toujours animée. Le verdict de la terrible maladie était tombé comme un couperet, les laissant tous les deux anéantis.


Cela arrivait quelques mois après qu’elle ait mis au monde « l’Œuvre de sa vie » avec un grand O, comme elle disait pour l’agacer car elle avait deviné le sentiment de jalousie qui le piquait parfois quand il s’apercevait qu’elle n’avait plus autant de temps à lui consacrer à lui -  petit travers masculin courant, sans bien grande importance, ça lui passera jugea-t-elle -. Il est vrai que les « Mon Bébé » dont elle avait plein la bouche, il avait commencé à les prendre mal, comme si plus rien n’existait aux yeux de sa femme. Pourtant LUI il existait un peu non ?


Avec la maladie,  elle ne semblait pas souffrir plus que ça de l’absence de son bébé, toute occupée du combat qu’elle menait vers sa guérison.

Bien sûr, elle s’inquiétait de sa santé, alors chaque jour, elle demandait de ses nouvelles.

Il lui répondait toujours d’un ton rassurant :

 

    Il va bien, ne t’inquiète donc pas ! Chaque jour il prend des forces et grandit !

 

Alors, elle souriait, réconfortée, sans jamais demander de comptes.

 

    Plus vite je guérirai, plus vite je pourrai m’en occuper ! Tu vois comme je vais mieux déjà ?! Ce n’est plus qu’une question de temps !  Affirmait-elle dans un pauvre sourire.


Et c’est vrai que l’on pouvait constater d’énormes progrès : même les médecins n’en revenaient pas ; les résultats des examens de contrôle dépassaient leurs espérances. Mais Clara devait encore continuer son traitement pour être sûre d’éradiquer le mal et ce n’était pas le moment de flancher !


Alors, il ne pouvait pas l’arrêter en plein vol…aussi décida-t-il de lui cacher la vérité et il mentait à Clara de plus en plus souvent…

 

Le bébé n’allait pas si bien. Il n’allait même pas bien du tout !

 

En l’espace de quelques mois, sa santé s’était aggravée un peu plus chaque jour.

Une équipe compétente et dévouée l’entourait pourtant de soins attentifs.

Lui, le premier, lui sacrifiait une partie de ses nuits, mais rien n’y faisait : aucune amélioration ne se faisait sentir au fil des jours…

Il le tenait à bout de bras, le veillait nuit et jour, tentant comme un fou de lui insuffler un filet de vie, gardant espoir chaque jour que le meilleur serait pour demain…

Il fallait tenir, le garder en vie, pour Clara, au moins jusqu’à sa guérison.

 

Il avait fait une promesse et il devait la tenir quoiqu’il arrive !

 

Parfois, au plus profond de son désespoir, il imaginait Clara, retrouvant son bébé, après tant de temps et de souffrances… et voir sa joie exploser, lui redonnait du courage !


Puis l’évidence lui sautait au visage…Cela ne servait à rien de garder espoir : il avait tout tenté et il n’y avait malheureusement plus rien à faire pour le sauver !


A quoi bon lui prendre le pouls chaque jour ? Sa courbe de croissance baissait de jour en jour…si seulement il avait pu au moins la maintenir en équilibre…

 

Non, le bébé de Clara n’allait pas bien du tout !…et il ne pouvait le dire à Clara car celle-ci se serait effondrée alors qu’elle commençait à sortir de sa maladie…


Aussi, il lui mentait tous les jours un peu plus, pour la préserver…et puis parce que jusqu’au bout, lui-même avait gardé espoir…

 

Mais ce soir, il fallait se rendre à l’évidence…







La suite...juste en dessous !


Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles & Histoires courtes
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Mercredi 10 juin 2009







 

Ce soir, tout s’était effondré…c’était la fin !

 

Le bébé était mort !

 

Il se passa la main sur les yeux en revivant la soirée. Les mâchoires serrées, il tentait de refouler ses larmes.

 

Quand la nouvelle était tombée, ils s’étaient tous regroupés, l’équipe au grand complet.

 

Un profond silence avait envahi la salle : tous étaient hébétés, n’osant y croire…


Puis, déchirés par la souffrance, au plus profond d’eux-mêmes, découragés d’avoir tout tenté, pour finalement baisser les bras, les hommes comme les femmes donnèrent libre cours aux larmes et à l’amertume, vaincus devant cette fin inéluctable…


Ils étaient tous effondrés.

 

Lui, malgré la douleur, avait dû se montrer fort, donner l’exemple, comme d’habitude, promettre des jours meilleurs, promettre qu’avec le temps, tout s’arrangerait…


Des promesses, encore des promesses comme celles qu’il n’avait pas su tenir à Clara…

 

Clara qui n’allait peut-être pas se relever de tant de chagrin…qui allait peut-être mourir par sa faute à lui.

Clara qui allait le haïr pour tous ses mensonges et qui ne lui ferait jamais plus confiance.

Clara qui allait hurler sa douleur…

Ça, il ne pourrait pas le supporter…il n’en avait pas la force…


Tout était de sa faute à lui. Il était un incapable et il ne méritait pas l’amour de Clara.

 

 

Il finit par laisser couler ses larmes, anéanti par ce qui l’attendait, impuissant devant un tel échec à avouer à la femme qu’il aimait par-dessus tout.

 

La ménager…choisir les mots qui feront le moins mal…

 

Comment lui annoncer la mort de ce qu’elle avait de plus précieux et de ce qui la faisait avancer dans la vie ?

 

Comment lui annoncer la mort de sa petite entreprise ?

La petite entreprise de services aux particuliers qui comptait une vingtaine d’employés motivés et qui  n’avait pas su survivre à la concurrence malgré tous les efforts déployés… 

 

Son entreprise qu’elle avait mise au monde avec tant de fierté et choyée comme un bébé, pendant des années, à défaut d’un vrai bébé que la nature lui avait refusé.

 

Cette petite lumière qu’elle apercevait au bout du long tunnel et qui la maintenait en vie…

Cette petite lumière qui la poussait à se battre et qui venait de s’éteindre…

 

Il n’était qu’un minable !

 

Il se servit un whisky, puis deux... et alluma la télé.
Anéanti, il s’endormit sur une chanson de Bashung.






                                                       FIN



Les dessins qui ont illustré cette nouvelle sont d'un jeune créateur plein de talent, découvert sur le net.

J'espère que ce récit vous aura plu...








Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles & Histoires courtes
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Samedi 6 juin 2009








 

 

Georges m’a sorti un truc extraordinaire ce matin au petit déjeuner.

Il a pris un air sérieux, très sérieux…et le doigt levé vers le soleil, il m’a dit :

 

    Darling, il faut cultiver le soleil ! Il en va de notre life à tous !

 

    Cultiver le soleil, amour à moi ? Tu veux dire qu’aujourd’hui, tu as envie qu’on bronze au bord de la piscine ?

 

    No, darling…pas le bronzing à la swimming-pool…c’est autre chose de beaucoup plus sérieux !

 

    What else alors, my Georges ?? Tu veux aller bêcher certains légumes du potager ? Mais quel légume appelles-tu « soleil », hein ?

 

    Don’t be stupid, Darling ! Je parle du soleil, THE SUN…do you understand ?!

 

Il a soudain élevé la voix, à tel point que dans un sursaut j’en ai fait tomber ma tartine de miel sur mes genoux.

Parfois, Georges et moi on a quelques problèmes de communication ; ses mots ne sont pas les miens et les miens ne sont pas les siens, bref on ne donne pas la même signification à des mots parfois très simples du quotidien. Le soleil-the sun, c’est un mot simple pourtant…mais quelle mouche l’a piqué mon Georges pour qu’il ait envie d’aller le cultiver…Cultiver le soleil…

 

    Ho, t’énerves pas, amour à moi…bon…et alors le soleil…oui, je comprends..tu parles de ce truc rond et chaud et brillant au-dessus de notre tête…mais le cultiver…je te suis pas du tout là…Tu vas quand même pas acheter AUSSI le soleil, te le planter au milieu du jardin…pour te le cultiver et en profiter à toi tout seul !

 

Là, le Georges, ma réflexion l’a énervé…Il a tapé d’un coup sec sur la table et ma deuxième tartine de miel s’est retournée sur la nappe blanche.

 

    You’re really a stupid girl, today !

 

Je vous ferai remarquer qu’il a rajouté “Today” à la fin de sa phrase…il ne pense pas ça de moi tous les jours, donc!

 

    Georges ! Je ne te permets pas de m’insulter ! Tu n’es qu’un malotru !

 

Là, on ne parlait plus de soleil…Un orage menaçait…Je me suis ravisée, –c’était bête de se disputer un jour aussi ensoleillé pour une pauvre histoire de mauvaise communication -,  et je lui ai pris la main amoureusement.

 

    Ne sois pas en colère, amour à moi, je plaisantais ! It was a joke, just a joke! Allez, je te pardonne de m’avoir traitée de stupid girl…explique-moi cal-me-ment ce que tu veux dire par “cultiver le soleil”…

 

    Ce type là, hier à la télé…avec son wonderful documentaire sur la planète en danger…c’est lui qui a dit qu’il allait falloir cultiver le soleil pour faire des économies d’énergie ! Donc j’y ai pensé toute la nuit et j’ai décidé qu’on allait poser des…des…how do you say that ?...des soucoupes sur le toit, oui !

 

    Des soucoupes sur le toit ??? Yann Artus Bertrand a dit qu’il fallait poser des soucoupes sur le toit ???

 

Hum…voilà que mon Georges se prenait pour un martien…Devant mon air intrigué, il a continué :

 

    Yes, sur le toit et sur la piscine et partout !

 

Hin, hin…des soucoupes partout…mon Dieu, mon Dieu… ! Mon Georges perdrait-il la tête ?....

Il a du voir mes yeux exorbités comme des soucoupes –justement- tant mon incompréhension était énorme et il est parti dans des grands gestes pour essayer enfin de me faire comprendre ce qui le tenait tant à cœur.

 

    Maybe, tu appelles pas ces trucs comme ça…tu sais je veux dire ces trucs comme des soucoupes qui boivent le soleil et dont on se sert pour chauffer l’eau et la maison ?

 

    Des soucoupes qui boivent le soleil…

 

De mieux en mieux…Je me grattai la tête et soudain, j’ai eu une illumination !

 

    Ha, mais c’est bien sûr !!!! Tu veux parler de PANNEAUX SOLAIRES !!!!! Ho, mon amour à moi…Comment ne t’ai-je pas compris plus tôt ?...Des panneaux solaires installés tout partout…quelle charmante idée pour faire des économies d’énergie…Oui, tu as raison, nous allons faire installer des panneaux solaires partout pour contribuer à sauver la planète ! Mais pourquoi tu l’as pas dit plus tôt ?!

 

Georges a eu l’air soulagé. Il a soufflé d’aise en regardant le soleil, et moi aussi.

On y avait mis le temps, mais on avait fini par se comprendre, ouf !

Soudain, il s’est redressé, le doigt en l’air :

 

    Et puis pour l’eau, on pourrait aussi faire des économies…et installer des…

 

    Ho, non, Georges, assez de soucoupes pour aujourd’hui, hein ! Si on allait faire un petit plongeon dans la piscine ? Isn’t it a wonderful idéa ?




Image empruntée sur le blog de Francetop.



Par Nickyza - Publié dans : Georges et moi, délires d'une vie à deux!
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Samedi 6 juin 2009




Une Maman, c'est le regard tranquille...la sécurité...


Et comme disait si bien Alfred (de Musset) :


"Arrive-t-il quelque bonheur ?

Vite, à sa mère on le raconte ;

C'est dans son sein consolateur

Qu'on raconte ses pleurs ou sa honte."

 

 

 ou Cheb Mami :

"Je compare ma mère aux piliers d'une maison. Sans elle, tout s'écroule."


Ces vérités décrivent ce que sont des mamans: sans elles, nous ne serions rien et nous sommes une moitié d'elles. Leur regard, leurs mots et leur amour nous sont indispensables...

Je condidère comme une réelle chance d'avoir la mienne encore à mes côtés! Elle est encore si jeune et si emplie d'énergie et de joie de vivre!


Pour terminer sur une note drôle et de "vérité évidente", voici quelques mots d'enfants :

"Ma maman, pour les autres ce n'est peut-être pas la plus belle, mais quand on la regarde avec MES yeux, c'est elle la plus jolie."

 

C'est pas trognon, ça?
Et ça donc :


"Maman, moi je suis ton amour, et Papa ton amoureux."

Et ça, c'est du vécu de tous les jours, héhé:

"La différence entre les papas et les mamans? Les mamans ne s'assoient pas pour manger le dîner."

 

Et quand les mamans finissent par vieillir un jour, ça donne ça :

"Les grand-mamans c'est des mamans à la retraite."


 "
C'est la maman de maman, ma mémé. C'est le bébé de mémé, ma maman car ma mémé fut maman quand ma maman fut bébé"

 


Ben oui, c'est évident tout ça et c'est bien joli !

Et c'est à mon sens la SEULE vraie fête qui vaille le coup d'être souhaitée car il suffit d'un bisou, d'une rose pour dire "je t'aime" à celle qui prend dans notre coeur autant de place...

Bonne fête à toutes les mamans et même à celles "qui sont à la retraite" !!




 

L'image empruntée ci-dessus est une toile de l'artiste Jo Héliotrope.

Par Nickyza - Publié dans : Petits papiers aigres ou doux
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Vendredi 5 juin 2009






Un reflet dans une larme

Le lagon par le hublot

Le caillou aux tons de parme

Des adieux dans des sanglots

 

L’avion survole ton île

Et m’éloigne bien trop de toi

La distance entre nous file

Tu me files entre les doigts

 

Les jours ont passé trop vite

Emplis de petits délices

Je te laisse, toi mon fils

Dans cette île qui t’abrite

 

Le lagon empli de larmes

Un reflet sur le hublot

Sanglot.



Ce texte a été écrit pour le jeu en écriture de Marc de Metz qui nous propose l'image ci-dessus pour inspiration.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout de suite vu une larme dans cette bulle irisée...et plus loin, comme par le hublot d'un avion, le lagon de Nouvelle Calédonie...
Je me suis souvenu de mes larmes dans l'avion du retour, chaque fois que je vais rendre visite à mon Sébastien dans son île paradisiaque et que je le laisse pour rejoindre la métropole.... 
Je hais les adieux!







Par Nickyza - Publié dans : Poèmes au fil des sentiments
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Mardi 2 juin 2009






Chanson de riens:



 

Refrain :


Deux trois choses et trois fois rien

M’en faut peu pour être bien

Deux trois choses trois fois rien

Le bonheur c’est trois fois rien

 

Un morceau de fromage et un quignon de pain

Une gorgée de bière et trois grains de raisin

Le soleil dans tes yeux, dans le cœur un refrain

Et le vent qui se lève pour chanter des demains

Et la mer qui s’en va pour des pays lointains

Lécher d’autres rivages pour de nouveaux destins

 

Trois notes de musique et du papier tue-mouches

Pour attraper tes mots et les garder en bouche

Un crayon, une feuille pour dessiner la lune

Qui chatouille les nuages en forme de poisson-lune

Un livre aux pages usées, aux phrases soulignées

Pour que les mots jamais ne puissent s’échapper

 

Deux trois choses et trois fois rien

M’en faut peu pour être bien

Deux trois choses trois fois rien

Le bonheur c’est trois fois rien

 

Deux trois gouttes de pluie pour l’odeur de l’humus

Quand la terre libère ses parfums de musc

Une guitare, un djembé ou un harmonica

Pour les soirs sur la plage autour du feu de bois

Un coucher de soleil sur l’horizon troublé

Par le rire des copains qui ont un coup dans l’nez

 

Ta main sur mon épaule et ton rire dans l’air

Le sourire d’un enfant qui joue dans la lumière

De la maison bleue qui croule sous le lierre

Trois ballons qui s’envolent dans le ciel bleu et clair

Et les chiens sur nos pas qui courent et puis qui flairent

La trace des oiseaux jusqu’à l’embarcadère

 

Deux trois choses et trois fois rien

M’en faut peu pour être bien

Deux trois choses trois fois rien

Le bonheur c’est trois fois rien






Image glanée sur le site de Claireocaire







Par Nickyza - Publié dans : Chansons
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Dimanche 31 mai 2009







Il y en a qui vont courir tôt le matin, d’autres qui jouent au tennis, au foot ou au rugby…

 

« Entretenez votre corps ! »

« Faites du sport ! »

 

Le « sport », maître mot de notre civilisation.

 

« Pour vivre vieux et en pleine forme, faites du sport ! »


 

Moi aussi je fais du sport : je pratique le sport cérébral.





 Huile de Desson.




 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Petits papiers aigres ou doux
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Vendredi 29 mai 2009







Vous n’allez pas me croire : voilà que Georges me fait une petite déprime !

 

Savez-vous ce qu’il a osé me sortir hier pendant le dîner ??

Il m’a dit comme ça, la mine défaite :

 

    Darling, va falloir faire des économies ! Finis le caviar, le foie gras et tutti quanti ; va falloir bouffer des spaghettis now !

 

    Mais, mon amour à moi, c’est délicieux les spaghettis…je ne suis pas contre…d’ailleurs ça tombe bien car je suis en over dose de caviar ! Mais pourquoi tu dis ça…des soucis, amour à moi ?

 

    Yes, Darling…Y a de moins en moins de milliardaires because the crise : ils se cassent tous la margoulette les uns après les autres en ayant perdu la moitié de leur fortune ! C’est ce qu’ils ont dit dans le newspaper de ce matin ! On devient pauvres !

         Même ma copine Maria Carey n’a plus les moyens de se fournir
        chez les grands
couturiers : elle a pris une couturière pour lui
        faire ses robes à la maison ! Les
copains se séparent de leur
        limousine, leur yacht, leur jet privé…les Russes
revendent leurs
        villas sur la Côte d’Azur…ça me fout les balls, Darling, je
t’assure !
        J'ai peur…Paraît que bientôt les pauvres deviendront plus riches
        que
les riches…

 

J’ai voulu me montrer rassurante, histoire de lui remonter le moral au-dessus de la braguette.

 

    Mais non, mon Georges à moi…c’est impossibeuleu…les pauvres rattraperont jamais les riches ! T’as déjà vu un pauvre à pinces aller plus vite qu’un riche en jet privé ? T’inquiète pas comme ça, amour à moi…aie confiance…les montagnes de tunes, ça s’écroule pas comme ça du jour au lendemain, et puis pour les Russes, ce sera l’occasion de se mettre au régime ! Les tartines de caviar au ptit dèj’ et le champagne en guise de café au lait, c’est pas bon pour la santé, tu sais !

 

Mon raisonnement a eu l’air de calmer son angoisse puisqu’il m’a souri et s’est resservi de foie gras.

 

     C’est fou comme les riches peuvent se créer comme soucis…

Comme si la crise allait bouffer tout le matelas confortable et bien épais sur lequel ils sont couchés ! Tout juste si elle le grignotera…et il leur en restera toujours bien assez !

 

    A mon avis, c’est pas demain que je vais retrouver Maria Carey, en
    train de faire la
queue devant moi à la caisse de chez Pimkie, hein !
    Ou tomber sur Bill Gates au Mac
Do du coin !

 

C’est vrai ça, quelle idée il s’est foutu dans la tête, mon Georges !

Une petite déprime passagère sans doute…il n'y pensera plus demain!


 

    Darling, tu te souviens que demain nous partons passer le week end à St Jean Cap Ferrat pour le pince-nénés de Jack Nicholson ?

 

    Pas le pince-nénés, amour à moi…on dit le pince-fesses !

 

    On pourrait peut-être ensuite faire un crochet par le Cap d’Antibes ? Ya a nice propriété avec vue sur mer à vendre !


    No problem my love, avec toi j’irais au bout du monde ! Et on ira manger des spaghettis of course, hein !

 

 




 

Image empruntée au dessinateur Hervé Baudry




 

 

Par Nickyza - Publié dans : Georges et moi, délires d'une vie à deux!
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Jeudi 28 mai 2009






Le "duel 3 ", le jeu d'écriture organisé par Carambaolé s'est achevé!

C'est
Abeilles 50 qui s'est classé premier avec son dialogue Victor Hugo / Coluche : une petite perle d'humour entre deux grands hommes au verbe truculent!
Bravo à Abeilles/Clochette !
Bravo à tous les participants: le choix a été difficile tant les textes étaient tous originaux et drôles!
Quant à mon texte à moi, écrit sous le pseudo "Joyeux", je suis étonnée qu'il soit arrivé en 3ème place! Jolie surprise en découvrant les résultats de ce "concours" drôle et convivial!
Merci à Pierre-Carambaolé pour le travail énorme qu'a demandé l'organisation de ce Duel si attendu!

Je vous mets mon texte en ligne ci-dessous...un texte au dialogue improbable!



Ségolène Royal  VS  Jeanne d’Arc

 

 

     Allo, Jeanne, c’est toi ? Ha, enfin, c’est pas trop tôt ! J’ai besoin de tes lumières dans cette dernière ligne droite, car ça va plus du tout ; je ne sais plus quoi inventer comme idée pour gagner tous les suffrages ! François trouve le moyen de me plaquer, les dinosaures veulent m’anéantir et Nicolas remonte dans les sondages…je sens que je vais perdre ces élections, il faut que tu m’aides !


   
Allons, allons, Ségolène, ma douce colombe, calmez vous…C’est justement le moment de vous montrer brave et d’enfourcher votre cheval de bataille !


   
Un cheval, un cheval…mais j’en ai pas de cheval, Jeanne, je ne suis jamais montée là-dessus…et pff ma bravitude…elle en a pris un sérieux coup ces derniers temps…Faudrait déjà que j’élimine les dinosaures de mon champ d’action…Cent ans ou pas, ça sera la guerre, moi je te l’dis !


   
Par le manteau de Sainte Martine, mais ma blanche perle, vous déraisonnez ! Les dinosaures sont exterminés depuis la préhistoire…Non, reprenez vos esprits, douce amie, et faites le siège !


   
Mais Jeanne, tu te rends pas compte que ce sacré Nicolas est parti pour gagner les élections ?!! Qu’est-ce que je peux faire pour l’arrêter ? Lui aussi il a entendu des voix…celle de Sainte Carla lui a mis le feu au cul !


   
Ma mie, il vous faut empêcher le sacre de ce Nicolas…il n’est point encore sacré ! La bataille n’est point perdue ! Reprenez vos esprits et courez prestement à Reims pour votre sacre à vous, ma reine…avant que votre amie Martine, ne vous devance…Prenez les armes et « haro », battez vous, boutez l’ennemi hors de votre camp, et prenez toutes les voix !


   
Oui, mais les armes…on ne se bat plus avec des armes à mon époque…je n’ai que mes mots pour armes ! Alors, sortie de « bravitude » et de « gagnant-gagnant », je vais pas aller bien loin…Non, non, Jeanne…je sens en moi la flamme qui s’éteint et je suis sur des charbons ardents ! ça va être chaud !


   
Haaaaaa, doux Jésus, ne me parlez pas de flammes et de charbons ardents…vous réveillez en moi de cruels souvenirs…Vous me blessez !


   
Désolée, Jeanne, j’ai parlé sans réfléchir, une fois de plus…Loin de moi l’idée de t’échauffer l’esprit…mais je brûle d’impatience, tu comprends…Allo ? Allo ? Jeanne ? Zut, elle a raccroché, la pucelle…Allez, hop, encore une amie de moins !







 

Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles & Histoires courtes
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Mercredi 27 mai 2009




                                                          Spaghettis !



 

Un plat de spaghettis

Un peu de parmesan

Dehors le vent rugit

Et le temps se suspend

 

Un plat de spaghettis

Un filet d’huile d’olive

Le temps est ralenti

Et les craintes fictives

 

Le monde du dehors

Glisse comme une métaphore

Comme les spaghettis

Prêts à être engloutis

 

Une douce symphonie

Un verre de Chianti

Antipasti, spaghettis

Et tutti quanti…



Photo de Roseline Monferran







Par Nickyza - Publié dans : Poèmes au fil des sentiments
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"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)



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