Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 15:39

 

 

 

 

corde à linge jolie

 

 

REFRAIN 

 

La corde à linge qui claque au vent

C’est chaque matin un pur moment

Ses strings, ses bas, ses balconnets

Se balancent juste sous mon nez.

 

Lingerie fine, dentelles fragiles

Satin doux qui glisse sur le fil

Soulevés par un vent malin

Attise mon œil et j’y peux rien.

 

De ma fenêtre, hypnotisé

Je regarde la lingerie danser

J’imagine sa propriétaire

Une jolie femme juste derrière.

 

REFRAIN

 

Elle met ses strings sur le fil

A l’aube quand je dors encore

Je n’ai jamais pu voir la fille

Elle rentre son linge quand j’suis dehors.

 

La lumière joue dans les dentelles

Mes yeux ne se lassent jamais d’elles

J’aimerais pourtant connaître la fée

A la pince à linge si futée.

 

REFRAIN

 

De mon balcon à son balcon

Un grand océan nous sépare

Ses slips comme des voiles de coton

Voguent sur mes rêves emplis d’espoirs

 

Dentelles rouges, dentelles noires

J’en vois de toutes les couleurs

Soleils couchants, tempêtes noires

Je navigue avec elle sans peur.

 

REFRAIN

 

Je ne connaîtrai pas la fée

De la corde à linge qui dansait

La lingerie a disparu

Un jour elle n’est plus apparue.

 

Petits bateaux au vent violent

Furent emportés vers l’horizon

En des terres lointaines inconnues

D’où ma fée n’est jamais revenue.

 

REFRAIN

 

Depuis ce temps sur le balcon

La corde à linge grince sous le vent

Sifflez les vents, criez haubans

Le spectacle n’est plus comme avant.

 

Vilaines gaines couleurs de chair

Chaussettes de laine, tricots de corps

Ne donnent pas envie de prendre l’air

Je préfère plus quitter le port.

 

REFRAIN :

 

La corde à linge qui claque au vent

C’est chaque matin le pire moment

Ses gaines, ses socques, ses tricots de corps

Ne me f’ront plus quitter le port.

 

 

 

Des paroles oubliées au fond d'un tiroir...et que je ressors, histoire de leur faire prendre l'air !

 

Une photo "piquée" chez Freepik, merci à eux !

 

 

 

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Chansons
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 00:03

 

 

 

Château-Perrier à Epernay

 

 

 

 

 

 

Balard entra comme un cyclone dans le bureau.

 

   Y a une fuite d’eau dans les sous-sols du Château Perrier ! Le musée prend l’eau ! C’est une catastrophe ! hurla-t-il.

 

   Toujours les grands mots, Balard ! fit Joffrin en levant les yeux au ciel

 

   Mais je vous assure…j’en viens ! Et même que les équipes de la société des eaux étaient déjà sur place pour limiter les dégâts, et les pompiers aussi ! Et quand je dis fuite d’eau, je n’exagère en rien ; ce sont de véritables geysers qui vomissent des litres et des litres d’eau !

 

   Ah ben voilà autre chose : l’Arlésienne prend l’eau ! Le vaisseau fantôme est en train de couler ! pouffa Amélie en levant la tête de son ordinateur.

 

Joffrin foudroya sa secrétaire d’un air mauvais, et tout en évaluant l’urgence de la situation, il ordonna :

 

   Prévenez le maire, Balard ! Vite ! Je me rends sur place tout de suite !

 

Le premier adjoint saisit sa veste et sortit précipitamment en claquant la porte à toute volée. Balard, la mine déconfite, lui emboîta le pas, se demandant comment présenter la chose au maire.

Céline se retourna, ironique, vers sa collègue de bureau.

 

   T’exagères, Amélie, avec tes réflexions ! Ça lui a pas plus à Joffrin ! Tu sais bien que le musée, c’est un sujet tabou ! Ils aiment pas être titillés là-dessus…

 

   Musée, musée…on n’en n’a pas de musée à Epernay ! T’as déjà vu une ville sans musée, toi ? Paraît qu’on a des richesses inestimables et on les garde cachées dans des caisses ! A chaque élection se repose la question du musée et ça fait au moins trente ans que ça dure… On en parle, on en parle mais on ne voit rien venir !

 

   C’est vrai qu’ils n’ont rien à se mettre sous la dent, les touristes, quand ils débarquent dans la capitale du champagne, mise à part les caves…

 

   Tu vas pas me dire qu’ils peuvent pas trouver un endroit où l’installer ce musée, en attendant de retaper le château ! Quand tu penses que toi et moi, comme de nombreux sparnaciens d’ailleurs, nous n’avons jamais eu l’occasion de découvrir les pièces qui relatent le passé de notre ville…le musée abriterait une rare collection d’archéologie..des objets qui dateraient du Paléolithique ! Tu te rends compte…et on nous prive de toutes ces richesses… incroyable, non ?

 

 

   Hum…bizarre, oui…la ville n’a paraît-il pas les moyens d’installer un musée, mais tu as raison, au lieu de bâtir des salles des fêtes grandioses, elle pourrait s’atteler à régler ce sacré problème et offrir un musée digne de ce nom à ses habitants…Tiens, tu me prêtes ta lime à ongles ? Ils sont pas prêts de revenir, j’ai le temps de me faire un petit raccord…Ce soir, ma mère garde les gosses ; on se fait un p’tit resto avec Arthur, histoire de fêter nos dix ans de mariage !

 

Je vous raconte là, ce que j’ai entendu alors que je passais dans ce bureau pour récupérer des photocopies pour le service communication.

J’étais une jeune stagiaire à l’époque. On avait l’habitude de me voir entrer et sortir ; j’étais discrète, me faisais toujours toute petite, convaincue que je dérangeais, excusant mes intrusions d’un sourire timide. Je ne cherchais pas à entrer dans les conversations intimes du bureau de Mr. Joffrin. Ma timidité maladive sans doute…

Aux coups d’œil appuyés des deux filles qui cherchaient mon approbation sur ce qui venait d’être dit, je me contentai d’acquiescer d’un hochement de tête. J’étais surtout bouleversée par ce qui était en train de se passer au Château Perrier. Je regroupai les feuilles de photocopies dans un dossier, après les avoir agrafées, et sortis, laissant ces dames occupées par leur séance de manucure.

 

 

 

(Vous voulez lire la suite ? Alors lisez, là, juste en dessous, l'article précédent )

 

 

La photo du "musée d'Epernay" a été empruntée et j'en remercie l'auteur.

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles de Champagne
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 23:52

 

 

 

...

La suite en fait, je la tiens d’un bon ami qui était sur les lieux, au moment où le maire est arrivé et qui ne l’a pas quitté tout au long de la “crise”. Cette personne fait partie de l’entourage rapproché de Monsieur le maire, aussi vous comprendrez pourquoi je ne divulgue pas son nom, ni sa fonction…c’est que je ne veux pas le mettre dans une situation délicate, vu la gravité des faits et le scandale qui aurait pu découler d’une simple fuite d’eau. Tout ce qui suit n’est que vérité : les faits se sont déroulés tels que je vous les confie.

 

Quand le maire est arrivé sur les lieux du sinistre, les journalistes de l’Union, déjà sur place, piétinant dans la cour du Château depuis un bon quart d’heure déjà, se ruèrent sur lui avec précipitation. Ils grimpèrent avec l’élu les marches du perron.

 

   Monsieur le maire, une déclaration ! Que comptez-vous faire pour mettre à l’abri les précieux trésors de notre musée ? Pensez-vous qu’il y ait des dommages considérables, vu l’importance du sinistre ?

 

Le maire pressa le pas, bien décidé à échapper aux questions incisives de ces journalistes toujours avides de se mettre quelque chose sous la dent et qui auraient tôt fait de transformer ses propos. Brefs et précis, tels devaient être les mots à employer pour rassurer avant tout. A tout prix, éviter les gros titres alarmistes de la une du lendemain. Avec ses journaleux, il fallait s’attendre à tout !

 

   Ecoutez, je ne ferai aucune déclaration pour le moment, n’ayant pas encore découvert l’ampleur des dégâts, si dégâts il y a ! Tout ce que je peux vous assurer pour le moment, c’est qu’il n’y a aucune crainte à avoir concernant les objets précieux qui sont conservés à l’abri dans des caisses étanches ! Pour le reste, nous déciderons des travaux de réfection en fonction des dégâts causés, si vous voulez bien me laisser aller constater ! Veuillez m’excuser, Messieurs, mais il y a urgence !

 

Il se fraya un passage, faisant signe qu’il n’en dirait pas plus et emprunta l’escalier en colimaçon qui descendait dans les sous-sols du Château Perrier.

En débouchant dans l’espèce de cave qui abritait les trésors de la ville, il chancela en découvrant la catastrophe, mais n’en laissa rien paraître.

Balard n’avait rien exagéré dans ses propos !

Les pompiers avaient réussi à arrêter les flots qui jaillissaient de plusieurs conduites d’eau éclatées, mais malheureusement n’avaient pu éviter à temps l’ampleur de l’inondation. L’eau montait jusqu’à presque un mètre de hauteur le long des murs.

Des caisses en bois étaient noyées sous la masse d’eau, d’autres encore, dans l’urgence, étaient en train d’être empilées les unes sur les autres, d’autres flottaient littéralement comme des coques de noix trop légères.

Le maire releva ses jambes de pantalon au-dessus du genou et avança dans l’eau aussi vite qu’il put. Le capitaine des pompiers lui serra la main.

 

   Ah, Monsieur le maire ! Je disais justement à vos adjoints que ce château a décidément besoin d’être rénové : plus aucune installation n’est aux normes ! Aujourd’hui c’est l’inondation due à des conduites d’eau hors d’usage, demain cela risque fort d’être l’incendie provoqué par un court-circuit inéluctable, vu l’installation vétuste de l’électricité ! Heureusement que cet établissement a été fermé au public ! Il va s’écrouler votre château !

 

Le maire se contenta de hocher la tête d’un air entendu et sourit poliment. Nerveusement, il chercha Joffrin du regard et l’aperçut en grande discussion avec Balard et le conservateur du musée.

 

   Je disais aussi à vos adjoints qu’il serait préférable de déménager toutes ces caisses afin de les mettre à l’abri des eaux. Je proposais nos services pour vous donner un coup de main. Des pièces inestimables risquent d’être endommagées, il faut faire vite !

 

Pour couper court aux propositions aimables du capitaine des pompiers, le maire s’empressa de répondre :

 

   oui, oui, bien sûr, c’est évident…Nous allons prendre rapidement des dispositions, vous pensez bien ! Merci de nous proposer votre aide, mais les services techniques de la ville mèneront fort bien l’opération.

 

Il se dirigea promptement vers le trio qui conversait à voix basse. Serrant la main du conservateur, il afficha un sourire de circonstance et souffla entre ses dents, discrètement :

 

   Pas un mot de trop, pas de fuite, sinon c’est le scandale assuré ! Nous devons rester maîtres de la situation en toutes circonstances ! Ne répondez pas aux questions ! Soyez évasifs et rassurants. Balard, débarrassez-nous des journalistes qui attendent à la sortie. Vous Joffrin, prenez congé des pompiers et des employés des eaux. Quant à vous, Boissière, inventez n’importe quoi, mais ne laissez personne toucher à ces caisses, dussiez-vous coucher à côté ! Vous en êtes le conservateur ! Je vais réunir le plus vite possible une cellule de crise. Joffrin, rassemblez le conseil municipal au complet pour 18 heures précises !

   Balard, cessez de faire cette mine catastrophique, bon sang ! Ras-   ssu-rant…vous devez avoir l’air rassurant ! Les pièces du musée n’ont pas été endommagées, tout va bien !

 

 

 

(Vous voulez continuer? Alors la suite, c'est juste en dessous... )

 

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles de Champagne
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 23:45

 

 

 

 

 ...

Sous les ors de la salle du conseil municipal, les mines étaient sombres et attentives aux déclarations du maire.

Sur un ton calme et posé, le maire résuma la situation et assura que selon ses constatations, heureusement, les pièces du musée n’avaient pas eu le temps d’être endommagées grâce à l’intervention rapide de ces pompiers décidément très efficaces, — que ferions-nous sans eux, n’est ce pas— et grâce à la conscience professionnelle du conservateur qui, en anticipant les risques d’éventuels sinistres toujours possibles, avait su préserver nos objets précieux hors d’atteinte des eaux, — hommage à Monsieur Boissière car sans lui…— que finalement, seuls les murs et les sols avaient besoin d’un sérieux coup de peinture, après en avoir définitivement chassé l’humidité.

 

Finalement, on était passés à côté du désastre, plus de peur que de mal ! Le maire dit que s’il les avaient réunis tous ici ce soir, c’était tout d’abord pour les rassurer, et qu’il comptait sur eux évidemment pour contrecarrer d’éventuelles rumeurs qui ne tarderaient pas à courir, — vous savez ce que c’est, dans les petites villes de province…on fait des montagnes de petits riens…les gens aiment bien le sensationnel…il y a toujours de bonnes âmes pour colporter n’importe quoi…à ce propos, nous aurons sans aucun doute affaire à nos détracteurs habituels qui remettront sur le tapis l’installation du musée, qu’ils jugeront obligatoire après un tel incident, mais vous savez comme moi, chers amis, que la ville n’en a toujours pas les moyens et que ceci ne sera pas à l’ordre du jour avant longtemps, —

Hochement de tête montrant l’adhésion de la part de l’opposition, réflexions sur les cancans que l’événement n’allait pas éviter de déclencher, évocation de quelques noms de sparnaciens têtus qui saisiraient à nouveau l’occasion d’enfourcher le fameux dada de l’installation d’un musée à Epernay…bref, les voix se firent plus légères, voire teintées de rires maintenant que tous savaient les pièces du musée saines et sauves.

Le conseil se termina, l’inquiétude du début s’était envolée. Les élus avaient retrouvé le sourire, soulagés par ces paroles rassurantes. Ils se quittèrent avec quelques claques amicales dans le dos, quelques plaisanteries qui résonnèrent dans le grand escalier de marbre de la mairie.

Le maire les regarda regagner l’Avenue de Champagne, et se frotta les mains, pensif.

 

   Bon, voilà une bonne chose de faite, ils sauront quoi répondre aux questions indécentes ! Je pense avoir été convaincant. L’important étant d’enterrer l’affaire au plus vite : moins on en parlera, mieux ce sera, n’est ce pas Joffrin ! Un expert mandaté par les musées nationaux serait une catastrophe ; il faut absolument que cet incident ne sorte pas des murs de la ville. Il serait bien aussi de montrer un peu de reconnaissance à Monsieur Boissière, de lui renouveler notre gratitude d’une manière ou d’une autre…

 

   Oh, Monsieur Boissière n’a plus de velléité de s’en aller, après les accords que nous avons passés avec lui ! Vous savez, ça ne doit pas être marrant tous les jours d’être enfermé dans une cave avec des caisses vides à gérer… on peut le comprendre…Je lui ai déjà promis une prime supplémentaire, et puis ça fait des années que ça dure, pas de raison qu’il craque demain, non, non, le secret restera bien gardé, je vous l’assure. L’important, je vous l’accorde, c’est que cet homme reste en place le plus longtemps possible, au moins le temps de votre mandat ! Mais ça fait plus de trente ans qu’il garde le poste, alors…D’ici une dizaine d’années, l’âge venu de sa retraite, le prochain maire avisera, mais je ne voudrais pas être à sa place !

 

   En se battant pour la mairie, c’est une véritable bombe qu’il aura entre les mains, le successeur, parce que c’est inévitable, un jour ou l’autre, le pot aux roses sera découvert…C’est impossible que ça continue comme ça encore longtemps !

 

Joffrin fusilla Balard du regard.

 

   Heureusement que les porcelaines bleues ont échappé au cambriolage, il y a plus de trente ans, et qu’il y a comme ça, quelques pièces miraculées que l’on peut prêter et qui tournent d’un musée à l’autre ; ça permet d’attester une certaine activité…Au fait, Venise a manifesté son intention de garder les porcelaines un peu plus longtemps que prévu. Je leur ai signifié, bien sûr, que c’était impossible ! Vous voyez, on s’en sort toujours bien, depuis tout ce temps ! Continua fièrement Balard sentant l’inquiétude grandissante du maire.

 

   Oui, jusqu’au jour où…Que ne me suis-je inquiété plus tôt de ce musée, le jour où j’ai pris ce mandat…quand on pense que ce cambriolage n’a jamais été signalé et que les maires successifs, devant le fait accompli, n’ont jamais rien osé annoncer de peur que cela leur retombe dessus, alors qu’on ne sait même pas de quand date exactement ce vol-là…La peur du scandale pendant un mandat, c’est incroyable ce que ça peut vous conduire à cacher de moche…Ah, parfois je me dis que la politique, c’est pas toujours bien reluisant…et cette épée de Damoclès, là, au-dessus de nos têtes…C’est énorme ce que l’on est obligés de cacher, c’est inimaginable…

 

Le maire n’avait jamais autant senti l’épée se balancer aussi fort au-dessus de sa tête qu’à cet instant-là. Il paraît que de grosses gouttes de sueur perlaient à son front.

 

   C’est tellement inimaginable que justement, ça n’effleurera jamais personne une seule seconde, une idée pareille !

 

 

 

(La suite ? Là, juste en dessous dans l'article qui suit ! )

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles de Champagne
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 23:38

 

 

 

 

...

Joffrin adressa un clin d’œil satisfait à Balard qui devenait ingénieux dans ces réflexions pour rassurer le maire.

 

   Sûr que le prochain maire qui reprendra le bébé et qui aura les couilles d’annoncer un truc pareil, il n’est pas prêt d’exister, car qui prouvera que le cambriolage n’est pas arrivé sous son mandat ; il risque gros…alors il est très probable que tout ça dure encore longtemps ! dit Balard, se croyant toujours rassurant.

 

   Oui, à condition que l’on ne nous impose pas d’installer un musée un jour ! fit Joffrin en se grattant la tête.

 

   Monsieur le Maire, ce serait bien que vous rencontriez le journal local avant demain, interrompit le chef de cabinet, pour leur faire part de vos constatations et décisions après votre visite, histoire de calmer le jeu et d’éviter d’invraisemblables supputations…Le rendez-vous est pris pour vingt heures !

 

   Merci, bonne initiative ! Je les avais oubliés, ceux-là ! Allons-y ! Bonne soirée Messieurs, dormez bien malgré tout !

 

Monsieur le maire avait retrouvé toute son énergie. Il est vrai qu’il en avait encore besoin pour affronter les journalistes et être crédible et convaincant.

Malgré cela, le lendemain, comme il fallait s’en douter, le quotidien l’Union titrait en première page, en gros et en large :

 

« Panique au musée d’Epernay : les grandes eaux engloutissent le trésor ! »

 

 et en dessous, mais guère plus petit :

 

« A quand les pièces rares enfin à l’abri dans un musée digne de ce nom ? »

 

Inutile de vous dire que la polémique sur l’installation d’un musée à Epernay était relancée ! Tout ce que voulait éviter le maire et ses conseillers…

 

Je ne sais plus comment la mairie s’en est sortie, ni quels arguments ont été avancés, mais le temps faisant bien les choses et l’actualité primant sur le reste, les choses se sont tassées.

 

 Oh, il y a bien encore quelques bonnes âmes pour relancer, de temps à autre, le sujet, s’accrochant à l’idée qu’Epernay doit avoir son musée. Sûrement que le maire actuel doit faire une crise d’urticaire rien qu’à l’évocation du mot “musée”, mais il s’en tire toujours bien, enfin pour le moment…

 

 

Alors vous devez vous demander pourquoi je vous raconte tout ça, Maître, et si tout ça est bien réel ?

Tout ce que je raconte là, n’a rien à voir avec une simple anecdote ! Je sais, ça peut paraître gros, mais ce n’est que la réalité.

 

Il n’y a pas de musée et il n’y aura jamais de musée…et pour cause !

 

Pour vérifier que tout cela est vrai, il suffit de mandater un huissier et de faire ouvrir les caisses du soi-disant trésor, c’est simple !

Il sera facile de vérifier que le musée est vide et qu’il n’existe plus aucune pièce rare et précieuse…

 

Pour répondre à la première question, c’est difficile à expliquer…voyez-vous… mon mari m’a quittée, j’ai quatre enfants à élever, l’emprunt de ma maison sur le dos ; je me croyais à l’abri jusqu’à ce que j’apprenne que le poste que je visais depuis longtemps à la direction de la communication m’était passé sous le nez.

Je trouve cela fort injuste étant donné qu’on m’avait fait miroiter ce poste-là depuis de nombreuses années, et que j’ai toujours accompli mon travail à la mairie avec sérieux et compétence pendant de nombreuses années.

 

Je veux ce poste, Maître, et je l’aurai d’une façon ou d’une autre !

 

Aussi, sachant ce que je sais de source sûre, je suis sûre de pouvoir influencer Monsieur le maire afin d’obtenir ce que je veux !

 

Je ne suis pas une méchante personne, vous savez, bien loin de moi l’idée de faire du chantage et de vouloir du mal à Monsieur le maire, mais je pense que le simple fait d’évoquer les pièces inexistantes du musée, le simple fait de menacer de révéler pourquoi les sparnaciens n’ont plus jamais eu l’occasion d’admirer les collections et pourquoi ils n’arrivent pas à obtenir leur musée…oui, je pense que j’obtiendrai ce que je veux !

Je ne crois pas avoir besoin de votre intervention, mais je voulais néanmoins vous remettre ce dossier, au cas où les choses tourneraient mal !

Ce n’est pas une menace que je ferai là, entendez-le bien Maître, juste une référence à ce que je sais…

Ce que je demande est bien peu de chose, comparé à toute cette histoire, vous en conviendrez !

 

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Nouvelles de Champagne
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 01:27

 

 

 

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Très bonnes fêtes de fin d'année à vous tous !

 

Passez un doux Noël, entourés d'affection et de petits bonheurs tout simples.

 

Terminez et commencez l'année du mieux possible !

 

Sautez dans 2012 à pieds joints avec confiance et joie car cette nouvelle année ne pourra vous apporter que le meilleur !

C'est en tous cas ce que je vous souhaite de tout mon coeur !

 

Amis-mots-aminautes, je nous souhaite à tous une tonne d'inspiration pour continuer avec plaisir à partager nos mots, et à inventer toujours plus d'histoires à écrire et à lire !

 

Amour, amitié, santé, bonheur, réussite...autant de mots qui scintillent, là, sur ma page, rien que pour vous :-)

 

Plein de bisous en bulles pétillantes !

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Petits papiers aigres ou doux
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 15:05

 

 

 

 

Bijou

 

 

 

 

                                                                                     Île sous le vent

 

                                           L'oiseau étend ses ailes

 

                                                Vol vif d'un joyau

 

 

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Haïkus
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 13:48

 

 

 

L'été à la mi-Septembre, quel bonheur !

 

On appelle ça "l'été indien" ou bien... (je l'ai entendu récemment et j'ai trouvé ça joli et...plutôt juste, vu toutes ces silhouettes qui cheminent en bord de mer pour réchauffer leurs vieux os aux derniers rayons du soleil !!) "l'été des vieilles dames" !

 

L'été des vieilles dames...mignonne, cette expression poétique...et l'on dit comment pour les vieux messieurs ? 

Sans doute, les vieux messieurs n'ont-ils droit qu'aux hivers froids, gris et mouillés...?

 

Appelons cet été comme l'on veut...toujours est-il que "ce qui est pris est pris" et qu'en prévisions des mauvais jours gris et humides...moi je les engrangés, ces jours bleus tombés du ciel comme une offrande innattendue!

 

En bord de mer, entre farniente et escapades, ça donnait ça, mes jours bleus :

 

 

 

Plage 1

 

 

 

 

Des jours bleus oui, mais le bleu du ciel et de la mer surtout :

 

 

 

Plage 5

 

 

 

Des reflets magiques qu'on se dit que l'on a la tête à l'envers parfois... :

 

 

 

Plage 2

 

 

 

 

 

Des ors éblouissants :

 

 

 

Plage 4

 

 

 

Parce que derrière notre dos, l'astre Soleil a décidé, avant d'aller se coucher, d'allumer les lumières...et de mettre le feu au ciel :

 

 

 

Plage 3

 

 

 

 

Le feu au ciel comme une oeuvre d'art !

 

L'heure en tous cas de l'apéro sur une terrasse...à profiter du temps si doux ! Ha, un peu de fraîcheur...

 

...Regarder passer les gens et parmi eux apercevoir...un René ronchon qui remonterait de la plage après avoir admiré un si beau coucher de soleil ? Non pas possible de continuer à ronchonner après un si beau spectacle !

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Couleurs d'ailleurs
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 01:29

 

 

René et Josiane, assis sur la digue à regarder la plage :

 

« T’entends, l’René, encore un enfant perdu…Au haut-parleur, ils ont dit qu’il attendait ses parents au poste de secours ! Me souviens pô que dans l’temps nous on perdait nos enfants si facilement… »

 

 

 

Ourson perdu

 

 

 

 

« Pour sûr que non ! T’as vu l’nombre de touristes au centimètre carré su’le sable ? On l’dit bien : un cochon n’y trouverait pas ses p’tits. Comment tu veux qu’un touriste y retrouve ses cochons ? »

 

« L’aut’jour, ils avaient même perdu une grand-mère…elle attendait aussi au poste de secours… »

 

« Z’ont pô réussi à la perdre sur l’autoroute, ils essaient la plage ! Prochaine étape, la noyade ! ça f’ra toujours une touriste de moins ! »

 

« Rooo, l’René, t’exagères ! »

 

 

 

 

Je repars quelques jours sur la jolie côte d'Opale, histoire de profiter des derniers beaux jours. Je partirai à la recherche de René...au travers des rues, sur la plage, au marché...Croiserai-je encore le vieux ronchon au détour d'un chemin ?

Je tendrai alors encore l'oreille et je vous rapporterai tout !

Les touristes étant repartis...peut-être René est-il calmé ?

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Tranches de vie
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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 19:19

 

 

 

 

Au marché

 

 

 

 

Au marché, au milieu de la foule des vacanciers :

 

«  Mais c’est qu’ils me marcheraient sur les arpions, ces babanes-là ! Devraient être en train de se noyer dans la mer, à c’theure…qu’est-ce qu’ils viennent faire ch…l’habitant jusqu’ici ? »

 

« J’t’avais dit que pour éviter la foule, il fallait v’nir plus tôt, l’René… »

 

« Ouais t’as raison, j’vais m’lever aux aurores pour leur laisser la place…et puis quoi encore ! On devrait interdire les marchés locaux aux touristes ! N’ont qu’à aller ach’ter leurs fruits chez Carrouf.

J’vais écrire au maire ! INTERDIRE le marché aux touristes !

Allez, Josiane, on rentre ! »

 

 

 

 

Jolie aquarelle empruntée

 

 

 

 

Par Nickyza - Publié dans : Tranches de vie
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  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

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Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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