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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 02:06



Petite balade dans le nord de l’île à la recherche du trou à tortues si réputé !

 

 A la tribu de Mouli des Cocotiers, on nous explique vaguement comment s’y rendre :

 « Direction St Joseph, à droite, tout droit…à une plantation de bananiers sur la droite, il faut prendre un chemin…traverser une immense cocoteraie…

 



0 cocoteraie



1 bis cocoteraie
C’est du côté de la baie d’Ognat…il y a un poteau surmonté d’une pancarte avec une flèche qui indique le lieu, bref, si on ne trouve pas, il faut demander aux gens là-bas ! »

 

On tourne, on vire, on fait demi-tour…impossible de trouver le trou !
Pas de passants pour nous renseigner... Une voiture de z’oreilles tournent comme nous et finit par nous suivre.


On passe devant une chefferie à la palissade étonnante.

 



1 Bis Une chefferie St Joseph

On en fait le tour, on reprend le chemin…Aux bananiers, on reprend à droite. Soudain, au détour d’un virage, une femme kanak marche au bord de la route. Elle nous affirme que le trou est à deux pas :


 
«Tout droit, passez la carrière, descendez le chemin, et c’est à gauche ! Il y a un poteau en fer mais la pancarte a été arrachée ! »

 

On comprend mieux pourquoi on ne trouvait pas ! On soupçonne même les tribus d’avoir supprimé la pancarte exprès pour éviter l’invasion touristique...Il faut les comprendre : vous aussi, vous avez envie d'être tranquilles lorsque vous vous baignez dans votre piscine personnelle, et là nous sommes sur le territoire d'une tribu !
 

Le trou à tortues doit se mériter ! Tout à Ouvéa doit se mériter ! Aucune pancarte ne vous aide à vous orienter…Le z’oreille en balade doit faire un jeu de pistes et préparer à l’avance son itinéraire.

 

Le trou à tortue était bien caché sous le couvert des arbres…Un lieu où règne le silence. Un lieu en dehors du monde…



3 Trou aux tortues  

 Ce trou très profond, mélange d’eau douce et salée, rejoint l’océan par une galerie dans laquelle s’engouffrent les tortues.

 



1 Trou aux tortues


2 Trou aux tortues



4 Trou aux tortues

 


 Ce trou dans la roche est relié à l’océan par des canaux souterrains et c'est le repère de toutes les tortues.


5 Tortue

Les enfants kanak ont l’habitude de plonger dans le trou. Ils remontent par une corde : difficile opération car la paroi est escarpée et très haute. Cela n’a pas l’air de gêner les tortues qui remontent à intervalles réguliers pour respirer.




6 Tortue 


7 Tortue
 


8 Tortue

Vu la paroi vertigineuse et le trou qui semblait sans fond avec une eau pas très claire, inutile de vous dire que je n’ai pas osé plonger…surtout qu’une légende dit que le soir venu, le poulpe géant qui règne au fond du trou se réveille…Imaginez qu’il ait eu l’idée de se réveiller en plein midi !

 

Nous avons profité du silence du site puis sommes repartis chercher le trou bleu d’Hanawa.

Celui-ci sera-t-il plus facile à dénicher ?


Hanawa…l’endroit où l’île d’Ouvéa est la moins large, juste après le col du casse cou.

 

Le trou bleu d’Hanawa se situe à côté d’un gîte laissé à l’abandon. Des cases dignes du Club Med…jamais terminées, le chantier ayant été arrêté pour une histoire glauque de gros sous…



9 Gîte abandonné



10 Gîte d'Hanawa 


Vue depuis la fenêtre de l’une des cases. Sympa, le lagon au réveil ! Le lagon n'est pas très bleu sur ma photo...mais je vous assure qu'il était même turquoise !



11 Bis Vue depuis la fenêtre d'une des cases 


 
Une flèche faîtière, élément traditionnel de l’habitat kanak. Elle incarne l’ancêtre fondateur de la tribu.

 

 


11 Flèche faîtière 


Le trou bleu, c’est une cavité d’eau de mer avec en surface une fine pellicule d’eau douce.

Le volà notre trou bleu !

 


12 Le trou bleu
Des fissures dans le corail côté océan alimentent le trou en eau de mer.

 

 

13 Le trou bleu d'Hanawa
…et qui dit eau de mer, dit poissons multicolores, pas trop gros pour pouvoir passer par les fissures des rochers. Ici, ces poissons ont l'air figés dans une gélatine bleue...Un "effet" pas vraiment voulu, mais original !!


14 Poissons multicolores

 

Difficile de les prendre en photos de si haut…car là non plus je n’ai pas plongé, de peur de ne pas savoir remonter le long de la paroi ! Hé oui…à l’école déjà, j’étais nulle en montée à la corde...mais championne en saut à la corde !

 

 



15 Poissons 



16 Poissons
Bon, ça vous donne une idée quand même…Ils étaient particulièrement excités par le pain qu’on leur jetait.

 

Nous avons laissé le trou bleu  pour rejoindre Mouli et profiter de la plage. Un petit bain dans le lagon, une bonne douche et nous étions prêt pour assister au coucher de soleil.

 

 



17 Fin d'près midi sur la plage 

18 Coucher de soleil sur la plage de Mouli


Un dîner léger, une petite partie de cartes, assis au frais sur une natte, sur la terrasse de la case…et dodo !

 

Oui, je sais…vous n’avez pas déjeuné à midi…Je vous ai fait sauter le repas au snack de la Pointe Escarpée ! …mais un petit jeûne ne fait jamais de mal !


La Pointe Escarpée et le repas au snack du « Soleil levant », ce sera pour la prochaine fois !!  Trop de photos et de choses à raconter…J’espère pouvoir vous conter ça très vite afin de ne pas vous mettre à la diète trop longtemps !!




 

 

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 17:58


Achevé en 1984, le pont de Mouli permet de franchir le bras de mer qui sépare l’île de Mouli de l’île principale d'Ouvéa.

Ce pont-là, on le franchit plusieurs fois par jour ! 



1 Le pont de Mouli

2 Le pont de Mouli



Du pont de Mouli, on a une vue splendide sur la baie de Lekiny et l’île de Mouli, ainsi que sur les falaises de Lekiny qui se détachent sur le ciel bleu.

 




3 Depuis le pont de Mouli


4 Le pont de Mouli

Sous le pont, nagent des raies, des tortues et toutes sortes de poissons multicolores qui sont entrés dans la baie par la passe de Lifou.

 




8 Tortue au pont de Mouli

 

La baie de Lékiny, est un superbe plan d'eau qui est la réserve coutumière de pêche pour les gens de la tribu de Fayawa, petite île située entre Ouvéa et Mouli et que l’on aperçoit face au pont.

 



5 L'île de la tribu de Fayawa


6 Depuis le pont de Mouli


Les hautes falaises grises de Lékiny cachent des grottes mystérieuses...

 




11 BisFalaises de Lekini


11 Les falaises percées de grottes
De l’autre côté, s’étend une longue plage plantée de cocotiers.

 



10 Arrivée sur la plage en face des falaises
Exotique, la poubelle !


12 La plage face aux falaises

Entre falaises et plage, le bras de mer aux camaïeux de bleus époustouflants qui reflètent le ciel, les falaises et les arbres.



13 Vue sur le pont de Mouli au fondau fond le pont de Mouli

 

Un banc de sable au milieu permet presque, à marée basse, de traverser avec de l’eau à la taille et de rejoindre les falaises.

 



14 Les langues de sable au milieu de la passe
Il faut nager juste un peu, après la langue de sable, en bravant le courant et en croisant au passage quelques espèces marines.
Tortues, raies, poissons multicolores et sûrement quelques petits requins pointes noires que je n’ai pas rencontrés cette fois-ci !

 



15 Plus qu'à traverser pour rejoindre les falaises 


Après un bon bain, nous nous sommes rendus du côté de Wadrilla et avons traversé une cocoteraie. C’était l’heure du déjeuner et nous étions attendus au snack « Kaï-Kaï » où nous avions réservé une table.


 



16 Enseigne du snack Kaï-Kaï

Le chef cuisinier de cette petite paillotte typique est un jeune français qui vient de s’installer à Ouvéa.
Il offre un menu aux saveurs exquises qu’il associe aux produits du jour. Tous les produits sont locaux. Il cuisine en fonction de la pêche du matin et il va acheter ses légumes le jour même au petit marché kanak du coin.

C’est un copain de copains de mon fils Sébastien, aussi nul besoin de vous préciser que nous avons été reçus « aux ptits oignons » !

La déco est typique : palmes de cocotiers, coquillages, sable, manous colorés jetés sur les tables. Le sol de la paillotte est tapissé d’un mélange de coquillages et de sable blanc.

 



17 Déco intérieure de Kaï-Kaï


17 Bis Déco sol de coquillages Kaï-Kaï

Un habitué kanak:

18 Un kanak, habitué de Kaï-Kaï

Nous avions la ferme intention de ne pas quitter Ouvéa sans avoir dégusté l’une des spécialités de l’île : la langouste !
 
Malheureusement, les jours précédant notre arrivée avaient été pluvieux et les eaux du lagon agitées ; les eaux troubles n’étaient donc pas idéales pour la pêche aux langoustes…

José, le jeune chef-copain, nous laissa peu d’espoir mais nous promit de faire son possible pour nous en dégoter une.
La veille au soir un coup de fil sur le portable de Sébastien annonça l’arrivée d’une superbe langouste pêchée pour nous et rien que pour nous, et qui nous attendait, toute fraîche au snack « Kaï-Kaï ».

Il est vraiment adorable, ce José !
 
 

Le menu « spécial » concocté à notre intention a fait des envieux aux tables d’à côté lorsque la langouste préparée «  à la provençale » est arrivée sur notre table !
 
Aussi bonne que belle…un vrai régal ! Succulente, la langouste de José ! On en a encore l’eau à la bouche rien qu’en y pensant !

 



20 Langouste à la provençale

En entrée, José nous avait servi une rafraîchissante salade tahitienne accompagnée de frites d’ignames.

 



19 salade tahitienne et frites d'ignames

Le dessert : nous avions le choix entre un gâteau à l’ananas ou un crumble aux fruits de la passion. Le crumble aux fruits nous a séduits et nous n’avons pas regretté notre choix !

Le crumble a été si vite avalé que je n’ai même pas eu le temps de l’enfermer dans ma boîte clic-clac-photos !!!
C’est aussi bien comme ça, car je vous ai suffisamment fait saliver !


Un petit café à l’ombre des cocotiers, allongés sur des nattes…papotage et digestion… L’art de laisser filer le temps tout doucement…à la manière kanak !


Quel festin ! Nous étions enchantés de notre pause déjeuner et "raides-gonfles" comme disait mon grand-père !


Retour à Mouli pour une petite sieste sur la plage, à l’ombre des cocotiers avec au coin de l’œil le lagon toujours aussi bleu que nous n’avons perdu de vue que le temps d’un léger assoupissement...

 



21 Plage de Mouli 



Ce fut encore une bien belle journée...sans rencontres inopinées de bébêtes pacifiques mais inquiétantes comme celles de l'aticle précédent !

La prochaine fois, je vous emmène voir le trou aux tortues avec arrêt déjeuner dans un autre charmant snack, puis nous irons chercher le trou bleu !

Vous serez prêts ?
En attendant, je vous laisse digérer !



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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 03:11



En Nouvelle-Calédonie, tous les animaux, c’est bien connu, sont pacifiques…Certains peuvent être mortels, mais comme l’océan du même nom, ils sont pacifiques ! C’est ce que nous disent les kanaks avec un sourire paisible.

Mon requin citron, vous vous souvenez…



19 Requin 4Je savais que ça vous ferait plaisir de le revoir! :-)

Lui, il est « potentiellement dangereux », potentiellement seulement ! D’ailleurs, il s’est approché de moi, m’a regardée de ses petits yeux noirs et il est reparti tranquillement…Je suis encore en vie pour en témoigner…mais !

 

Les serpents, là-bas, sont mortels…mais pacifiques !
Le tricot rayé, par exemple, a un venin plus mortel que celui du cobra, mais il faut vraiment lui chercher des noises pour qu’il morde.
Les enfants kanaks l’attrapent par la queue, se le lancent comme une balle pour jouer et rares sont les accidents…très rares…enfin c’est ce que l’on dit…

En fait, il est très craintif, mène sa vie et vous évite !
Il passe sa vie dans l’eau où il ingurgite toutes sortes de poissons et particulièrement de vilaines murènes.
Pour éviter de se retrouver à nager avec lui, mieux vaut faire en sorte de s’écarter des platiers dont ils aiment les trous très poissonneux.

Lorsqu’ils ont assez mangé, ils remontent sur la plage pour digérer et se chauffer au soleil.


2 Tricot rayé

Celui-là digère…il est noir et jaune, très joli, n’est-ce pas ? D’autres sont noirs et bleus. C’est vrai qu’ils sont beaux, mais ayant la phobie des serpents, je ne m’y ferai jamais !


Celui-là cheminait tranquillement, à l’heure de l’apéro alors que nous attendions d’assister au spectacle du coucher du soleil. J’en ai lâché mon verre de rosé !


3 Tricot rayé


Beau spécimen, non ? L’’ennui, c’est qu’il se dirigeait vers notre campement et à l’idée de passer la nuit à côté de lui…j’étais plutôt inquiète…voire hystérique !
Je ne l’ai pas perdu de vue et j’ai heureusement constaté qu’il avait choisi un buisson éloigné de la tente…un buisson à l’écart…que depuis le début du séjour j’avais choisi comme…lieu d’aisance !!
Brrr…rien qu’à cette idée, j’en ai encore la chair de poule…


D’autres serpents de mer s’ébattent au milieu du lagon, loin du rivage, à priori ! Ils sont longs, gros et gris verdâtre…très laids…cauchemardesques !
 
On est passé sur l’un d’eux avec le zodiaque…L’hélice a du lui chatouiller le dos car je l’ai vu se dresser dans le sillage du bateau…un monstre !

 

En brousse, les arbres sont décorés de gigantesques toiles d’araignées qui font plusieurs dizaines de mètres ! Leurs hôtes sont impressionnantes…



4 Araignée

Celle-ci a été prise en photo depuis la fenêtre de la voiture. De près, elle devait être intimidante…

 

Dans le lagon, de plus jolies espèces se côtoient, absolument inoffensives.

De belles tortues :


7 Tortue

 

Des raies :

 


5 Raie

Des poissons multicolores…très difficiles à prendre avec un APN depuis la surface de l’eau, malheureusement…

 



6 Poissons multicolores 


Sur l’îlot Ténia, vous vous souvenez…notre îlot désert rien qu’à nous…nous avons passé quelques nuits blanches grâce aux puffins fouquets, oiseaux marins du Pacifique qui ressemblent un peu à nos albatros. On les appelle « pétrels » en Calédonie où ces oiseaux sont protégés.


7 Puffins

 


Ces oiseaux passent leurs journées en mer à pêcher. Dès que le soleil se couche, les pétrels rentrent à tire d’ailes dormir sur l’ile où ils nichent sur le sol.

Enfin dormir…façon de dire ! Car c’est un vrai concert qu’ils nous ont réservé toute la nuit !

Lorsqu’ils s’expriment, ces charmants pétrels pleurent comme des bébés ! Imaginez une centaine de pétrels…une centaine de bébés qui braillent furieusement tous en même temps !!
Quel raffut ! Et quelle angoisse au milieu de la nuit quand vous ne savez pas de quel animal il s’agit !



8 bis puffin fouquet



De plus, ils piétinaient les broussailles tout autour de la tente…Bref, ces oiseaux ayant pris notre campement pour piste de décollage (ou plutôt, sans le savoir, nous nous étions installés sur la piste de décollage des pétrels !), au lever du soleil, vers cinq heures du matin, ils se sont envolés en masse, passant au-dessus du hamac de Sébastien en lui ébouriffant les cheveux au passage ! Quelle nuit… !

 

Un petit oiseau, genre moineau de chez nous, est venu boire dans mon verre sur le rebord duquel il s’est posé, léger comme une plume, pas du tout effarouché !

 



10 Moineau 

Un joli papillon aux ailes colorées jouait dans les feuilles inondées de lumière de l’arbre sous lequel je lisais.


8 Papillon

 


Pas facile de prendre un papillon en photo…il replie ses ailes quand il entend l’objectif s’ouvrir…quel chenapan ! Je n’ai pas assez de patience..c’est mon homme qui prendra la relève sans beaucoup plus de succès !

 

Quelques petits crabes de rochers…les cousins de chez nous :

 



9 Crabes 

Et d’autres animaux que nous côtoyons tous les jours en métropole.

Une vache perdue au milieu de la cocoteraie et qui se grattait le postérieur au tronc d’un cocotier :

 



11 Vache 

Un chiot espiègle qui faisait bêtise sur bêtise. Il avait si chaud qu’il essayait coûte que coûte de plonger dans son écuelle pour se rafraîchir. Là, il souffle deux secondes avant de reprendre de plus belle ses facéties...qu'il était drôle!

 


13 Chiot

Un chaton perché sur un arbre et qui miaulait pour qu’on l’aide à redescendre. Celui-ci faisait partie d’une portée de 5 chatons nés chez Valérie et Roberto du centre de plongée d’Ouvéa :


12 Chaton du club de plongée de Roberto et Valérie Mio Pa

Il me reste encore à photographier beaucoup d'autres animaux qui peuplent la Nouvelle-Calédonie comme le cagou, la roussette (chauve-souris), la langouste porcelaine (une langouste géante!)...mais ces bébêtes-là sont difficiles à prendre en photo avec un simple APN, mais qui sait...lors d'un prochain voyage en Calédonie peut-être aurai-je la chance de les approcher!





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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 00:26



 

Au bord des routes, à quoi servent donc ces petites paillottes faites de branchages et de palmes ?


Petite boutique


Ce sont des petites échoppes qui attendent les clients éventuels…

 

Sur le comptoir, une simple planche de bois, se côtoient deux bananes, une papaye, trois mangues, quatre ignames, quelques taros, deux ou trois canettes…trois fois rien, juste de quoi combler le petit creux d’un passant !

 

Aucun vendeur en vue…Tout autour le silence de la brousse.

 

Ce n’est sûrement pas gratuit…mais à qui régler ses achats ?

Personne ne viendra…vous pouvez toujours  attendre !

 

Sur le bord du comptoir, juste une coupelle en coco pour y déposer quelques francs pacifiques…le montant de vos achats.

 

En brousse, on ne se pose pas la question de la malhonnêteté des gens ; l’idée n’effleure personne.

La coupelle sera toujours remplie et l’argent correspondra aux produits emportés.

Voilà une forme de commerce qui n’existe pas partout !

 

Cette paillotte était donc une petite boutique…sans vendeur ! Etrange particularité…


Une autre des ces boutiques, luxueuse celle-là:



Photo 015 



Les réponses que vous avez données à mon énigme m’ont fait rire : lieux d’aisance (pas très intime mais charmant !), paillotte de diseuse de bonne aventure (le voyageur courra-t-il certains dangers sur la route ?), cabane de vente de drogues douces (restons «  roots » !), abris-bus (on peut l’attendre longtemps le bus là-bas…), aire de repos (sieste aux heures les plus chaudes !), lieu de prières (pour assouvir une envie comme une autre !), paillotte de vente de poulets grillés (frits par le soleil ?)…

L’idée d’une boutique n’a pas échappé à Renard, ni à Fanfan, même si elles ont du s’imaginer le vendeur s’affairant dans l’arrière-boutique !

 

Etes-vous allés dire bonjour à mon requin citron aujourd’hui ? Non ? Alors il vous attend dans l’article précédent ! N'ayez pas peur, il est gentil, celui-là!






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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 14:21



Après trois heures de marche au paradis des requins avec Antoine, nous arrivons sur une plage magnifique, devant la passe de l’îlot Unyée :



Ouvéa-copie-1





Antoine nous donne « quartier libre » : une bonne heure devant nous !

Nous nous restaurons un peu, nous allongeons sur le sable blanc afin de nous reposer quelques minutes de notre randonnée fantastique.

 

Le site est magnifique : nous sommes dans une carte postale !

 

Nous sommes conscients de la chance que nous avons d’être là, au bout du monde, sur cette plage paradisiaque et de vivre une telle expérience…

 

 Le lagon turquoise est irrésistible et nous prenons masques, palmes et tubas pour aller faire un peu de snorkeling au milieu des coraux.

 

Plongée incontournable dans un site pareil !

 

Antoine rassure les personnes inquiètes :

"Rares sont les requins qui nagent dans cette passe…ils sont plutôt dans la passe que nous avons traversée tout à l’heure, occupés à la nursery à nourrir leur progéniture ! Et puis les requins ici sont pacifiques !"

Rassurés, tout le monde plonge gaiement !

 

Au bord, quelques petits poissons multicolores, quelques jolies anémones de mer et jolis coraux, une étoile de mer bleue…mais je suis un peu déçue…pas de poissons à foison comme lors d’autres plongées. Serais-je déjà blasée ?

 

« Normal, me rétorque mon fils Sébastien, il faut aller plus loin, près des grosses patates de corail là-bas, pour trouver de gros et beaux poissons ! Suis-moi ! » Et le voilà parti.

 

Mmmm, pas trop envie…je ne sais pas ce que je risque de rencontrer comme monstres si loin de la plage…téméraire mais pas très courageuse...et puis Sébastien n’a peur de rien…il n’est pas comme moi…et si sur les patates de corail il y avait des murènes, ou des tricots rayés, ou des poissons dangereux…ou bien même des requins… ?


Je le suis sans le suivre…un peu à contrecœur…scrutant les fonds sous-marins, à mon rythme…


Pas terribles, ces poissons-là décidément…pas de gros gabarit…rien de bien impressionnant…


Je suis tentée d’aller rejoindre mon fils. D’autres personnes plongent là-bas aussi.
Le site a l’air paisible…

 

Au moment où je me décide à donner quelques coups de palmes vigoureux pour rejoindre Sébastien qui se tenait à dix mètres en amont de moi…une ombre jaunâtre, E-NOR-ME, me croise à la perpendiculaire en venant de ma gauche…à trois mètres de moi.

 

(Là, vous mettez la musique lugubre du monstre qui arrive subrepticement du sombre fond de l’océan pour happer sa proie ! Tadadin...)



26 Requin citron


* Image empruntée , car en ce qui me concerne, j'aurais lâché l'appareil-photos!



J’ai le temps d’apercevoir deux ailerons et le squale bifurque tranquillement vers le large !

 

Un requin citron !!! Je manque d’avaler mon tuba et refais surface en hurlant :

« REQUIN CITRON ! Ya un requin citron, là ! »

 

Et ni une, ni deux, je nage comme je n’ai jamais nagé de ma vie, aussi vite que si dix mille requins étaient à mes trousses !


« Les dents de la mer » en direct live !

 

Certains nageurs autour de moi se dépêchent de regagner la plage, dont une jeune maman et ses deux enfants qui commençaient à se détendre dans les eaux paisibles.


On m’entoure, on me demande des détails ; certains, intéressés, s’empressent de remettre masque et palmes et plongent à la recherche du requin !

 

Mon fils Sébastien sort de l’eau, hilare.

 

« Seb, t’as vu ?! Il y avait un requin citron ! Il était nez à nez avec moi ! Tu l’as vu ? » (Je n’ai quand même pas rêvé, hein ?)

 

«  Ben, oui je l’ai vu, bien sûr ! Il pourchassait une grosse carangue jaune devant moi et je l’ai chassé vers toi pour que tu le voies ! Belle bête de 2 mètres 50, hein ! »

 



Carangue
*    Carangue jaune empruntée ici



2 mètres 50…Ho oui, il faisait au moins 2 mètres 50… je me suis retrouvée nez à nez avec un requin citron de 2 mètres 50…mon fils est inconscient !
Jeter sa mère en pâture aux requins !

 

J’ai mis un moment à m’en remettre quand même…mais vous savez quoi ? Maintenant que j’étais en sécurité sur la plage et entière…et bien j’étais rudement contente d’avoir vécu cette fantastique expérience…malgré moi ! Fière, même!
 Nager avec un requin, comme dans les films…le rêve ! Surtout lorsque l’on sort vivant de l’aventure !


Pourtant, je ne suis pas sûre du tout, si j’avais le choix, de souhaiter me retrouver une nouvelle fois face à face avec un requin…mais une chose est sûre, c’est que j’étais contente et le suis encore !


Quelle expérience inoubliable !

 

Bon, finalement…ces monstres des mers ne sont pas aussi méchants qu’on veut bien le faire croire…ou bien c’était un ancêtre kanak d’Antoine qui était là pour me protéger !

 

Oui, celui-là était sûrement un curieux, au gentil caractère…car il faut savoir que les requins sont qualifiés par les scientifiques de « potentiellement dangereux » …

 

Comme les humains, ils doivent avoir leurs humeurs. Il paraît qu’il y a des requins joueurs, des requins curieux et timides, des requins…agressifs !

Tout dépend de celui que l’on rencontre, sans doute…




19 Requin 4Celui-là aussi, juste à nos pieds, avait l'air gentil ...




Il parait que les requins sont plus dangereux en période de reproduction car ils défendent leur territoire…ou bien à certaines heures de la journée (entre 14 et 18 heures)…ou bien par «  stimulation alimentaire » lorsqu’ils veulent s’emparer du poisson que le pêcheur sous-marin tire derrière lui…ou bien lorsque l’eau n’est pas très claire…et à ce moment ils se trompent et vous prennent pour une tortue lorsque vous êtes sur votre planche de surf…


En fait, on ne sait rien du requin…ou pas grand-chose !

 

Les calédoniens en rencontrent souvent dans le lagon et n’en ont pas peur ; c’est un peu leur animal fétiche.
Ce sont souvent des « pointes noires » ou des « pointes blanches », plutôt curieux et craintifs, qui sillonnent le lagon.


Si vous discutez avec la plupart des calédoniens, ils vous diront que le requin est « potentiellement » dangereux…potentiellement seulement !

 

 Et les surfeurs, mon fils le premier, vous rétorqueront qu’il y a plus d’accidents de la route et plus de chances de se faire piquer par une abeille que de se faire bouffer par un requin…( Hum…des abeilles, je doute qu’il y en ait en Calédonie !) et si vous insistez sur la dangerosité potentielle du requin, ils se fâchent en accusant les médias et les scientifiques de diaboliser le requin !

 

Les statistiques sont là…c’est vrai : il y a peu de morts par accident de requins à travers le monde.

 

Et pourtant…en Mars dernier, sur la côte ouest de la Nouvelle-Calédonie, sur le spot de surf réputé de Bourail, un jeune de 19 ans a trouvé la mort après avoir été attaqué à trois reprises par un requin.
Rien ne prédestinait le requin à attaquer et c’est la première attaque mortelle en Calédonie…

 

Et pourtant…pendant mon séjour là-bas, la baignade a été interdite dans la baie des citrons à Nouméa pendant trois jours pour cause de "requin–tigre" qui rôdait dans les parages…Des témoins l’ont aperçu…alors psychose après l’accident mortel de Bourail ou réalité ?

 

Et pourtant…après mon retour en métropole, début Décembre, j’ai appris que dans le nord ouest de la Calédonie un pêcheur sous-marin avait été attaqué par un …requin citron !!!
Des blessures aux cuisses qui n’ont heureusement pas mis sa vie en danger ! Cet homme doit son salut à son bateau qui n'était pas loin...


Requin citron
(Il n'a pas l'air bien sympathique, ce requin-là...Ce n'est pas moi qui l'ai pris en photo, vous pensez bien! J'ai emprunté l'image ici)


Lorsque j’ai appris cette attaque de requin, qui plus est de requin citron, je vous assure, qu’avec le recul, j’en ai eu des sueurs froides !
 

Je me suis revue nez à nez avec mon requin citron dans la passe d’Unyéé…

 

Je sais ce que pensent les défenseurs des requins : si le requin devient agressif, alors qu’au départ c’est un animal pacifique, c’est la faute de l’homme qui rejette ses déchets de consommation dans l’océan…
C’est peut-être aussi une explication…le requin prenant goût à manger autre chose que du poisson sera tenté de plus en plus souvent de se taper un rosbif d’homme !

 

Non, dans le doute et parce l’on ne connaît rien au comportement du requin,  je crois vraiment qu’il ne faut absolument pas leur faire confiance…et je me demande vraiment ce qui m’a pris ce jour-là à Ouvéa de plonger aussi sereinement dans la passe aux requins…le paysage idyllique sans doute qui efface tous les dangers…les paroles rassurantes des gens de l’île (il n’y a jamais eu d’attaque mortelle à Ouvéa…)

et pourtant
…je suis encore là, entière…et mon requin à moi, par chance avait un gentil caractère ou bien était bien luné ce jour-là…

 

Désormais, lorsque je me baignerai de nouveau dans le lagon calédonien, je crois que je penserai à enfiler une cotte de maille !!!

Sexy, une cotte de maille pour nager, non ? Je pourrais lancer la mode du « maillot de bain-cotte de maille à frou-frou »…un truc à inventer pour plonger sereinement dans certains océans du monde…




5


Franchement...devant un paysage comme celui-ci...comment voulez-vous que les requins ne soient pas pacifiques?!



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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:20



Aujourd’hui, c’est le grand jour : nous partons en randonnée dans les pléiades nord d’Ouvéa, la randonnée « Nimeck » organisée par Antoine !

 

C’est par un début de matinée très ensoleillé et un copieux petit déjeuner au gîte des Cocotiers, que nous prenons la route pour Saint Joseph dans le nord de l’île.

Il va faire chaud aujourd’hui et nous allons marcher pendant 6 heures sur la plage en plein cagnard !

Nous n’avons rien oublié : masques, palmes, lunettes, casquettes, crème à bronzer, bouteille d’eau, biscuits, appareils photos…

 

A 9 heures tapantes, nous garons la voiture devant l’église de Saint Joseph, toute illuminée du soleil levant.



1 Bis Eglise St Joseph





Antoine est là, chapeau sur la tête, lunettes noires et sourire éclatant.


Une vingtaine de personnes l’entoure. L’entreprise d’Antoine devient lucrative et attire de plus en plus de monde ! Le bouche à oreilles sans doute…Je fais la moue…pensant naïvement que nous serions en petit comité, comme on avait cru le comprendre…et je me méfie toujours des « excursions touristiques », préférant les découvertes en dehors des sentiers battus…

Je vais vite être rassurée devant l’accueil de notre guide qui n’en revient pas d’avoir toujours plus de candidats à sa randonnée !
Tant mieux pour lui finalement… car il va montrer par la suite qu’il le mérite.
Au fond de moi je n’espère qu’une seule chose : que sa randonnée reste typique et ne devienne pas une entreprise à touristes !

 

Présentation de chacun, brève explication du programme, recommandations de dernière minute, rires.
On en attend un ou deux qui courent à la paillotte du coin acheter la bouteille d’eau oubliée et hop, nous prenons la voiture pour suivre une piste chaotique, à travers une cocoteraie splendide.



1 Cocoteraie Weniki





2 Cocoteraie Weniki 2



Premier arrêt devant un monument aux morts : Antoine raconte l’arrivée des premiers missionnaires sur l’île, puis l’histoire du grand chef Beka.

Les voitures redémarrent et suivent en file indienne Antoine qui ouvre la route en scooter.
Au bout de dix minutes, nous arrivons au bout de la piste, du côté de Weneki où nous laissons les voitures pour continuer à pied sur la plage.

La plage à perte de vue…et le lagon plus bleu que jamais.



3 Plage de Weneki





4 Plage à perte de vue



La balade commence, les pieds tantôt dans le sable, tantôt plongés dans l’eau tiède du lagon. On suit Antoine qui marche d’un pas rapide, mais de temps en temps le pas se ralentit pour observer à droite ou à gauche, pour scruter l’eau aux dégradés de bleu turquoise, pour lever le nez sur le ciel d’un bleu profond où passe un aigle des mers, pour ramasser les coquillages les plus beaux du monde.



5 bis Balade le long de la plage de Weniki



Et puis on s’arrête pour écouter Antoine : il a encore quelque chose à nous narrer.

Là, il nous fait partager son inquiétude en nous montrant une dune mangée par la mer.



6 Antoine dunes mangées par la mer





Cette même dune, vingt ans plus tôt était une vraie dune et aujourd’hui, elle est creusée par la mer qui bientôt rejoindra la forêt. Le réchauffement de la terre, la montée des eaux…sont des évènements qui arrivent plus rapidement qu’on ne le croit, clame Antoine, et même ici sur cette île à l’autre bout du monde où l’on ne vit pas à l’ère industrielle et où l’on cultive ses champs naturellement.


Antoine accuse : «Par la faute des hommes des métropoles et leur course à la consommation, mêmes nos îles sont en danger et risquent bientôt d’être englouties ! »

 

Il a raison Antoine et c’est ici, devant tant de beauté que l’on prend conscience d’un réel danger et de la nécessité d’agir vite…

 

Devant un magnifique bois flotté que nous admirons en plein milieu de la plage, Antoine secoue la tête :
 « C’était un arbre vert, plein de sève il y a quelques années à peine…Ils étaient nombreux comme lui à donner leur ombrage sur la plage. La mer les chasse pour prendre leur place en les faisant mourir. La mer avance de plus en plus et trop rapidement ! »


Ces arbres sont morts mais ils sont encore enracinés très profond dans le sable… Dorénavant, je regarderai ces œuvres d’art autrement …



5 bis bois flottés





5 Bois flotté



Antoine nous fera faire une autre halte lorsque nous traverserons la mangrove pour nous expliquer les vertus médicinales des plantes.

 

Puis nous arrivons en vue de la fameuse passe aux requins.


7 Entrée de la passe aux requins





8 Arrivée devant la passe requins



Antoine s’accroupit dans le sable et à l’aide d’un bout de bois, il se met à dessiner la main et les cinq doigts. Il relève la tête et pointe au fond de la passe les cinq bras de mer :

 « Au milieu c’est le Nimeck, la nursery des requins ! »



9 Dessin de la main-Nimeck


Si vous m’avez lue dans l’article précédent, vous savez que « Nimeck » veut dire « Mourir demain » en langage kanak.
 

Nimeck est le nom de ce site fabuleux.


« Nos ancêtres savaient que ce site finiraient par mourir un jour…mais pensaient-ils que cette disparition se produiraient aussi rapidement ? Cet endroit est sacré. Il faut protéger les requins car s’ils disparaissent c’est tout l’écosystème marin qui disparait avec eux…Nous devons protéger l’héritage de nos ancêtres ! »

 

Du coin de l’œil, j’observe les bébés requins qui nagent à quelques mètres de nous ainsi que les taches brunes qui parsèment le lagon translucide, les ailerons qui parfois tranchent la surface de l’eau.
 Ce sont les requins femelles qui attendent que la marée apporte un niveau d’eau suffisant pour franchir la passe afin de rejoindre la nursery.

 

Antoine dit que le requin n’est pas mauvais comme on veut bien le faire croire :

 « Les requins sont l’âme de nos ancêtres ; ils nous protègent ! »


Un requin s’approche tout près : un petit «  pointe noire ». J’ai déjà les pieds dans l’eau. Je n’ai pas peur et je le prends même en photo :




11 petit requin pointes noires





De l’autre côté, l’îlot Unyée et la passe que nous allons traverser !


10 La passe à traverser





La marée s’apprête à monter. Il nous faut traverser pendant que le niveau le permet.

 

De l’eau jusqu’à la taille, en file indienne, nous suivons Antoine, confiants.

Pourtant nous sommes entourés de squales qui vont et viennent, un peu plus loin dans un ballet incessant : des requins pointes noires, des pointes blanches, des requins citrons…


Nullement inquiet, Antoine avance dans l’eau, bavarde, rit…et tout le monde suit…même les plus anxieux…


Sur notre droite, tout au fond de la passe, nous apercevons la nursery des requins que nous laissons tranquilles.

 

Nous sortons de l’eau et suivons la plage de l’autre côté, les yeux fixés sur le lagon bleu où l’on voit très nettement la silhouette de nombreux requins.
Ils semblent nous suivre. Ils nous ont repérés, c’est sûr et ils sont curieux !


12 Marche avec les requins




13 Les requins nous suivent



Nous suivons la plage en direction de la passe de l’îlot Unyée où nous devons nous arrêter pour une bonne heure de « quartier libre »



14 Marche vers la pase d'Unyée




Quand soudain un requin citron s’approche de la plage à moins de deux mètres de nous !

Attroupement, appareils photos, clic clac dans la boîte malgré la précipitation !

 

Impressionnant, même pas peur le requin !

Venir si près du monde, si près dans une eau si peu profonde…et hop, il est reparti tranquillement…content de nous avoir vus de près !




15 requin 1


16 requin 2


17 requin 3


19 Requin 4   Sur cette photo on aperçoit les deux ailerons, typiques du requin citron…Celui-là est un jeune requin...déjà bien grand!



Arrivée sur la plage magnifique, devant la passe de l’îlot Unyée :
 



18 Passe d' Unyée



Antoine nous donne « quartier libre » pendant une bonne heure !
Là, nous allons pouvoir nous restaurer un peu, nous enduire pour la énième fois de crème à bronzer et nous reposer quelques minutes de nos trois heures de marche.


Quelle chance d’être là, au bout du monde, sur cette plage paradisiaque et de vivre une telle expérience…nous en sommes conscients !

 

Nous allons bien sûr pouvoir plonger dans l’eau turquoise avec masque, palmes et tubas ! C’est même fortement conseillé !

A priori, d’après Antoine, rares sont les requins qui nagent dans cette passe…ils sont plutôt dans la passe que nous avons traversée, direction la nursery !
Rassurés, tout le monde plonge !


Poissons multicolores, jolies anémones de mer, magnifiques coraux…L’endroit vaut le détour et la température de l’eau est idéale…

 

Malgré les dires d’Antoine, un requin citron de belle taille viendra pourtant nous dire un petit bonjour !
...Mais vous en saurez plus dans un prochain épisode : je vous raconterai mon aventure inoubliable !

 

Une bonne heure après, nous nous remettons en route pour retourner sur nos pas et refaire la balade à l’envers. Trois heures de marche nous attendent à nouveau.


Nous retraversons la passe de Nimeck.


Nous ne rencontrons pas beaucoup de requins sur notre passage, cette fois-ci. Tous doivent être parvenus dans la nursery et en train de nourrir les petits en famille.

Seules quelques traces sombres filent dans l’eau transparente sortant un aileron ici ou là.

 

La mer étant plus haute, nous prenons un raccourci pour franchir la passe sur un banc de sable, mais nous avons toutefois de l’eau plus haut que la taille.
Là, certains sables sont mouvants et il ne faut pas y laisser le pied trop longtemps.

L’endroit que nous avions traversé le matin n’est maintenant plus accessible. Antoine connaît son lagon mieux que personne !

 

La plage est toujours aussi belle et le lagon scintillant. Les coquillages pèsent lourd dans les sacs.


Le retour nous semble un peu long…sans doute parce que nous sommes fatigués et assommés de soleil…


Nous avons surtout hâte de reprendre nos voitures pour nous répondre à l’invitation d’Antoine. Il nous propose un goûter chez lui, dans sa maison, afin de terminer la journée de façon conviviale.

Nous avions entendu parler des goûters succulents et copieux que préparaient Graziella, l’épouse de notre guide…et à l’idée de déguster des salades de fruits frais du jardin et de boire des jus pressés, nous accélérons le pas. Ha, bientôt un peu de fraîcheur !

 

Arrivés à la cocoteraie, nous nous sommes engouffrés dans les voitures chauffées à plus de 50° ! Sauna en supplément, merci Antoine !


Le chemin de sable et de pierres étant plein d’ornières, l’une des voitures nous précédant …crève ! Arrêt. Changement de roues…tout le monde s’y met…et redémarrage.
Les roues patinent…il ne manquerait plus que l’on s’embourbe dans le sable…mais non, ouf, nous sortons de la piste et empruntons un dédale de petites routes un peu plus carrossables, tentant de ne pas perdre de vue le scooter d’Antoine.


Nous y sommes, arrivée chez Antoine :




20 Allée de cocotiers maison Antpoine    Allée de cocotiers qui mène chez Antoine



21 Enseigne chez Antoine  L'enseigne du guide Antoine, juste à l'entrée





22 bis Entrée bananiers  Entrée gardée par les bananiers



Puis nous découvrons la maison:


22 Maison Antoine




Accueil souriant de Graziella qui nous attend devant une table aux merveilles acidulées !


Aussi beau que bon !


Salades de papayes fraîches, salades de papayes vertes râpées et assaisonnées au citron vert et jus de fruits frais, café…




23 Goûter 




24 Goûter 2



25 Goûter 3



Un bonheur pour les papilles et les yeux…surtout que nous avions besoin de nous désaltérer et de combler un petit creux !

Papotage autour de la table, signature du livre d’or de la maison, visite du jardin (celui du paradis, ça c’est sûr, vu les espèces rares et magnifiques !), petit tour de la maison.


26 La vie est douce chez Antoine  La vie est douce pour les chats dans la tribu Weneki !


27 Chez Antoine




28 Jardin luxuriant     Un jardin extraordinaire...



Avant de partir, on prend la photo-souvenir:


29 Antoine Omei de la tribu de Weneky St Joseph  Antoine et sa petite Léa


Merci Antoine pour cette merveilleuse journée que nous ne sommes pas prêts d’oublier…ho non, jamais…impossible d’oublier une expérience pareille !




La prochaine fois, je vous raconte ma rencontre inopinée avec un requin citron dans la passe d'unyée !



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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 15:19




Plage de Saint Joseph   La plage de Weneky, dans la baie de Saint Joseph, au Nord d'Ouvéa.

Antoine Omei de la tribu de Weneky à Saint Joseph est un homme étonnant !

 C’est un kanak amoureux de son île et conscient qu’il faut la protéger à tout prix.

 

Il vit de pêche et il organise des randonnées autour du lagon en compagnie des requins.

 

Au départ, il faisait découvrir son paradis aux quelques amis qui lui rendaient visite, puis le bouche à oreilles en a fait une destination incontournable et une expérience magique.

Antoine en a fait une activité à plein temps, faisant partager la passion de son île aux touristes venus à Ouvéa. Il est devenu guide ; un guide intarissable sur les secrets de son île.


Histoire des îles Loyauté, connaissances de la faune et de la flore, anecdotes, légendes…La rencontre avec Antoine est inévitable pour celui qui veut tout connaître d’Ouvéa !

 

 La vie pour lui est faite de choses simples : « Casse pas la tête ! » serait sa devise préférée car à son avis tout problème connaît une solution.


 
Il a quitté son île, voyagé, habité en Bretagne, épousé une bretonne dont il a eu deux enfants, divorcé pour épouser Graziella, son épouse actuelle, qui lui a donné un autre enfant et tout ce petit monde forme une grande famille unie…normal, c’est la vie, « Casse pas la tête ! », « Ya des choses plus graves en ce monde que de se chipauter en famille ! »

 

Avec l’œil extérieur de celui qui a voyagé plus loin que son atoll, il a regardé son île d’un regard neuf lorsqu’il est revenu.

 Après avoir participé à réparer les dégâts sur les plages bretonnes causés  par la marée noire de l’Erika, il a pris conscience qu’un site, par la folie des hommes, pouvait être du jour au lendemain mise en danger et il a pensé à son île dans les Loyautés.


 
Lorsqu’il est rentré sur ses terres paradisiaques, il s’est attaché à s’occuper d’écologie. Pour faire passer son message, il n’hésite pas à ramasser lui-même les déchets qui jonchent l’île, en emmenant derrière lui la jeune génération qu’il va convaincre dans les écoles de l’île.

 

On parle d’Ouvéa comme « l’île la plus proche du paradis »…c’est vrai, c’est un joyau qui a tout pour l’être, mais les touristes que nous sommes, attachés à un minimum de respect de l’environnement (on ne doit pas même jeter un mégot de cigarette parterre !), sont effarés par certains coins de ce paradis magnifique qui servent de…décharge publique ! Il n’est pas rare, en effet, de trouver sur certaines plages ou en bord de route des cannettes de bières, des papiers gras qui tapissent le sol, des sacs plastiques….
Pas de poubelles alors on jette parterre !

 
Le Paradis doit rester propre !

 

Ce pourrait-il que ce beau lagon bleu qui suscite tant d’admiration soit en danger un jour parce que l’on n’y aura pas respecté les espèces et que l’on y aura jeté n’importe quoi pendant des décennies ? Nous osons espérer le contraire…Ho, il y a pire ailleurs, sur d’autres terres, bien sûr…mais ce serait grave de ne pas en prendre conscience ici…

 

Préserver le milieu naturel, préserver le lagon qui est l’une des seules richesses de l’île, est une priorité première, les habitants vivant essentiellement de la pêche.

Antoine, lui, a vu tout ça, et il veut anticiper sur l’avenir !

 

Il connaît le lagon comme sa poche ; il en connaît chaque richesse. Il connaît la vie des plantes et celle des poissons. Il connaît les espèces qui doivent être protégées.
Il voit la nature changer…et il doit tirer le signal d’alarme !

 

Certaines zones du lagon, là-bas dans le nord, lui appartiennent en propre, et tout particulièrement une partie des cinq doigts de la « main », comme il aime décrire cette partie du lagon, formés par de petits bras de mer qui forment le « Nimeck ».

 

Le « Nimeck » veut dire « Mourir demain » en langage kanak.

 

Le « Nimeck », c’est le nom donné à la nursery des requins. Un ventre naturel où les requins femelles viennent déposer leurs petits à l’abri.

Incessant va-et-vient des requins qui viennent nourrir leurs petits, abrités au fond de cette passe aux eaux si transparentes.

 

Le requin, héritage des ancêtres, que l’on doit protéger comme beaucoup d’espèces qui vivent dans le lagon.

Le requin qui est l’âme de l’ancêtre disparu et que l’on doit respecter.

 

« Nimeck »…mourir demain…

 

Et Antoine n’a de cesse d’expliquer que : « Pour ne pas mourir demain, il faut protéger le lagon mais surtout cette nursery aux requins, si fragile, car sinon ce sont toutes les espèces qui disparaîtront de l’écosystème ! »




Guide Antoine    Antoine, l'homme qui protège les requins...





Ce sont ces mots-là qu’Antoine martèle pour que l’on comprenne bien son message. Il les martèle en agitant le bout de bois qui lui sert à dessiner le « Nimeck » sur le sable blanc de la plage qui borde la nursery aux requins.


Sur le sable, le dessin de la main et des cinq doigts…la main qui recueille les bébés requins.




L'entrée de la passe aux requins    L'entrée de la passe aux requins...à droite!

Le "Nimeck" se trouve tout au fond de la passe...mais chut les bébés requins y dorment paisiblement...


Dernier regard sur le dessin incrusté dans le sable, puis le regard se pose sur le « Nimeck » et sur les taches noires qui évoluent dans l’eau translucide. Un aileron, puis un autre…les requins évoluent dans la passe dans un incessant ballet aquatique.

Ils attendent la marée haute et un niveau d’eau suffisant pour leur permettre de franchir la passe qui les mènera dans la nursery.

 

C’est le moment propice pour nous, quand l’eau n’est pas trop haute, pour franchir la passe afin de découvrir le domaine d’Antoine.

 

A son signal et en file indienne derrière lui, les sacs à dos au-dessus de la tête, nous traversons la passe avec de l’eau jusqu’à la taille, entourés de squales…





Les requins  Le ballet incessant des requins qui attendent la marée haute pour franchir la passe...

Des taches sombres, un aileron...ils ne sont pas très loin de nos pieds...ils 'approchent même de très, très près, car les requins sont curieux et ils sont intrigués par notre présence. 


C’est cette randonnée au pays des requins que je veux vous raconter bientôt.

Une randonnée avec Antoine qui nous a servi de guide...la "Randorequins"comme on l'appelle entre nous!


Pour comprendre cette randonnée à la rencontre des requins que nous avons faite les pieds dans le lagon, il fallait avant tout que je vous raconte cette histoire et que je vous présente Antoine, l’homme qui protège les requins.

 

C’est chose faite ! Vous allez maintenant pouvoir nous suivre…

 

Rendez-vous à 9 heures du matin avec Antoine, devant l’église de Saint Joseph !


Qui ne sait pas où se trouve l'église Saint Joseph? Je vous l'ai pourtant déjà montrée dans l'article précédent...allez, retournez voir!

Il ne s'agit pas de rater notre rendez-vous car Antoine n'attendra pas! Ou plutôt la marée qui monte, qui monte...nous empêchera de franchir la passe...


 

 

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 19:39



Du côté de la passe de Coëtlogon     Du côté de la passe de Coëtlogon...



Notre première expédition, dès notre arrivée sur l’île, fut de nous rendre à l’extrême sud, vers la pointe qui donne sur la passe de Coëtlogon…pas très loin de Hwakaio.

Là s’offre un paysage sauvage battu par les alizés. Pas de plages de sable fin, mais des rochers, des grottes, des platiers.



cirque de rochers    
Cirque de rochers...



Côte sauvage     Côte sauvage...



Côte sauvage 2       Pas de sable blanc, juste des rochers...



Le rocher  Vue depuis une grotte où nous nous sommes installés pour regarder la mer monter et dont nous nous sommes sauvés avant d'être engloutis!



Grotte   Hublot sur l'eau turquoise...




Des grottes…je ne peux m’empêcher de penser aux tragiques évènements du printemps 1988 qui opposèrent les indépendantistes kanaks et le gouvernement français…la prise d’otages qui a mal tourné…le massacre…sujet encore tabou sur l’île…sujet encore si douloureux…nous ne tenterons pas de visiter la fameuse grotte qui elle, se situe tout à fait dans le nord, du côté de Gossanah, lieu secret et tabou, uniquement accessible avec un guide local et encore…




La plongée sur le récif est parait-il magnifique : coraux et poissons multicolores à profusion, petits requins à pointe blanche…
L’eau nous a paru fraîche à cet endroit-là, aussi n’avons-nous pas eu envie d’utiliser masques, palmes et tubas qui sont restés dans le coffre de la voiture.
C’était notre premier jour sur l’île et nous nous sommes dit que nous aurions le temps de revenir plonger…en fait, je le regrette maintenant, car nous n’avons pas trouvé le temps de retourner sur ce site magnifique.

L’eau fraîche…tout est relatif…à la sortie du « printemps » là-bas, la température de l’eau devait avoisiner quand même les 23 degrés, même si elle n’avait pas la douceur des eaux du lagon ! Le ciel était chargé de nuages et un petit vent soufflait, donc frileusement nous avons préféré rester sur terre…tant pis pour nous ! Que voulez-vous, on s'habitue aux grosses chaleurs et aux bains à 37°!



En repartant vers le nord, nous sommes tombés sur un petit cimetière fleuri au bord du lagon. Quel joli coin pour une dernière demeure : vue sur les camaïeux de bleus et souffle doux des alizés…Repos tranquille pour ces âmes iliennes.

 




Petit cimetière avec vue   Vous voyez le lagon au travers des trouées de la végétation? Regardez bien...



L’île est organisée autour de trois districts coutumiers : Au nord Saint Joseph, au centre Fayaoué et Mouli au sud.

 

Saint Joseph et Mouli sont des tribus d’origine polynésiennes et sont plutôt protestantes, surtout évangélistes.

De nombreuses églises catholiques célèbrent la messe.

 

Une stèle de la mission catholique, témoin de la présence de pères missionnaires au début du XXème siècle, côtoie le monument centenaire des pasteurs.

Sur toute l’île, de nombreux lieux de cultes surgissent aux détours d’un chemin : églises, temples, chapelles, croix, autels…

 


Eglise de Mouli      L'église de Mouli: une majestueuse haie de pins colonnaires mène à l’église qui semble tout droit sortie d’un décor de carton pâte...



Eglise de Fayaoué   L'une des églises de Fayaoué: elle a vieilli à cause des embruns et du soleil ! elle mériterait qu'on lui gomme quelques rides...Le soleil est dangereux pour la santé!



Eglise de Saint Joseph    L'église de Saint Joseph, réputée pour son plafond en bois voûté tel la coque d’un navire et sa très belle chaire sculptée en kohu, bois local.


Eglise Saint Michel à Fayaoué  L'église Saint Michel à Fayaoué...



Autel Notre-Dame du jubilée  Un petit autel dédié à Notre-Dame du Jubilée... Notre-Dame porte une couronne de fleurs fraîches.


Croix sur banc de sable   Une croix plantée sur une langue de sable...


Petite chapelle dominant le lagon   Petite chapelle dominant un point de vue...époustouflant!



Et pour terminer, une photo qui n'a rien d'un lieu de culte...quoique...


Petite boutique


On en trouve souvent au bord de la route...voyez-vous de quoi je veux parler? Savez-vous à quoi servent ces abris de palmes?

Solution au prochain numéro!

La prochaine fois, je vous embarquerai pour une randonnée insolite.

Préparez maillot de bain, chapeau et surtout claquettes ne craignant pas l'eau...et biensûr masques et tubas!
Mmmmm, une bouteille d'eau et de quoi combler un petit creux ne sera pas superflu: il va faire chaud, très chaud, et nous allons avoir des kilomètres dans les pattes et beaucoup d'émotions!!

En attendant, si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez suivre le début du voyage dans ces îles paradisiaques dans les articles précédents!





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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 16:57



L’archipel des îles Loyauté est formé de quatre îles principales : Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré. Il se situe à environ 125 Km de la côte Est de la Nouvelle-Calédonie.
Quatre perles entre lagon et océan Pacifique…


Voici une carte pour mieux situer Ouvéa, l’île la plus au nord :



CarteNC




C’est à Ouvéa que nous avons décidé de passer une petite semaine.

Après un séjour sur l’îlot Ténia, c’est sur une île en plein Pacifique que s’est porté notre choix.

 Lifou, Maré et Tiga seront des destinations pour un prochain voyage ! Il faut toujours se laisser des rêves à réaliser, surtout lorsqu’il s’agit de paradis !

 

Venir en Nouvelle-Calédonie et repartir sans connaître les Îles Loyauté…impensable ! Cet archipel ne pouvait pas ne pas être l’une de nos destinations prioritaires lors de ce deuxième voyage en Calédonie !



Ouvéa  D'un côté le lagon, de l'autre le Pacifique...


Un matin de bonne heure, nous avons donc pris un petit avion de la Compagnie « Air Calédonie » à l’aéroport de Magenta, quartier de Nouméa.


A peine 30 minutes après le décollage, l’avion s’est posé sur le petit tarmac d’Ouvéa.

Depuis le hublot du petit avion affrété pour une soixantaine de passagers, le paysage était magique : nous avons survolé un lagon turquoise et aperçu Ouvéa vu du ciel.


Appareil photo en main, nous avons pu prendre des vues de l’un des joyaux de cet archipel magnifique !




Vue du ciel 2 Les camaïeux de bleus...et le sable blanc...



Vue du ciel 1 Le pont de Mouli qui relie les deux îles pour n'en faire qu'une...



Vue du ciel L'eau claire qui laisse voir les fonds sous-marins...


Ouvéa est constituée de deux îles reliées par un isthme, et d’un chapelet d’îlots entourant un grand lagon central. Tout en longueur, Ouvéa s’étend sur 35 Km du nord au sud. L’île n’est pas large : à peine 5 Km et compte environ 4500 habitants.

 

Une seule route principale traverse Ouvéa du nord au sud, longeant le lagon. Une épaisse végétation recouvre l’île et pour traverser la forêt d’est en ouest, il faut emprunter de petits chemins de sable ou de cailloux.

Lorsque l’on emprunte cette longue route « nationale », jamais on ne perd le lagon des yeux, et sa palette aux tons turquoises ensorcèlerait le conducteur s’il n’était pas attentif à suivre la ligne droite !

 

Mon fils Sébastien avait tout organisé pour nous faire passer un séjour inoubliable !


 
Des amis à lui nous attendaient à l’aéroport pour laisser à notre disposition une voiture « locale » ! La vieille guimbarde de Greg, toute bringuebalante nous a permis de sillonner l’île de long en large, sans jamais regimber…ho, il fallait seulement savoir lui parler…taper un peu sur le coffre arrière pour qu’il veuille bien s’ouvrir…certaines portes avaient du mal à s’ouvrir ou ne voulaient plus se fermer…pas de plaque d’immatriculation à l’arrière…une voiture locale quoi, bien connue sur l’île !




DSC07037   La Titinagreg qui nous a emmenés partout!




 

La « Titinagreg » nous a conduits dans la partie sud de l’île, à Mouli, où un accueil en tribu nous était réservé au « Cocotier » chez Samy et Marie-Louise qui ont su nous faire connaître le mode de vie kanak !

 Une paillote « typique » nous attendait, face à la plage de sable blanc de Mouli…le rêve !




Face au lagon    Le lagon sous les yeux, au réveil...



   Mouli         Un plongeon avant le petit dèj...



Plage de Mouli 2 (2)  Certains habitent sur leur bateau...


 

Au « Cocotier », on travaille en famille, du plus petit au plus âgé, sous l’œil des parents, Samy et Marie-Louise, et des grands-parents qui prennent l’ombre sous le toit de palmes en jetant un regard attendri sur la progéniture qui vaque.
Les filles sont à la cuisine, servent à table et veillent à la propreté des cases et des douches ; le jeune fils s’occupe de la location de vélos…

Samy et le fils aîné organisent des tours de l’île et « font navettes » entre l’aéroport et la maison.
En tribu, les enfants qui quittent l'île pour partir travailler à Nouméa sont mal vus...alors on reste sur l'île, en famille!
 

On tresse les palmes des cocotiers pour habiller une paillote supplémentaire :




DSCN9090   Il fait trop chaud pour travailler...


Ce jour-là, régnait dès le petit matin une grande effervescence : toute la famille au grand complet s’attelait à terminer la nouvelle paillote avant la tombée de la nuit pour l’arrivée d’un groupe de touristes !
Chants, cris, hurlements de rire nous ont tirés du sommeil dès potron-minet !


La petite Vanouiti, petite-fille de Samy et fille de fille aînée, faisait tourner en bourrique tout son monde !
Âgée de cinq ans, la jolie petite princesse me suivait pas à pas, admirative de mes bijoux fantaisie et de mes claquettes en « argent » que je devais lui prêter !
Sur la photo, elle me harcelait pour aller plonger dans le lagon ensemble !



DSCN9095   Petit plongeon dans le lagon? Allez oui,  on y va!

Irrésistible Vanouiti...

Nous prenions nos «  gros » petits déjeuners face au lagon, dans la grande case principale, puis partions pour la journée visiter l’île.


Case gîte tribu de Mouli On aperçoit notre paillote sur la gauche...



Cocotier La case principale: réception, repas...



Nous préférions prendre nos repas au gré de nos pérégrinations dans les snacks rencontrés ici ou là.

La tambouille du Cocotier n’ayant pas la réputation d’être la meilleure de l’île…et le menu du jour étant répétitif, nous avions nos adresses où nous savions que nous ne serions pas déçus !

Nous ne pouvions pas louper le Snack Fassy en bord de route, qui proposait des plats typiques, les pieds dans le sable.




Snack Fassy





Au menu : poisson « Maï-Maï » au lait de coco et curry, agrémenté de riz et de patates douces:




Snack Fassy 2  ...succulent ! Poisson pêché le matin aux aurores
par les hommes de la tribu!

Et pour boisson: lait de coco frais!


Snack Fassy 3



La prochaine fois : visite de l’île et beauté des paysages garantie ! Vous viendrez encore avec moi ?



Dans l'article précédent, je vous racontais notre séjour à l'îlot Ténia...île déserte, celle-là...pas mal non plus, côté "dépaysement" !!





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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 01:35



Tenia net




 

Petit joyau précieux posé sur le lagon, face à la baie de Saint Vincent et tout près de la barrière de corail dont les récifs sont ébouriffés par des vagues à l’écume blanche, l’îlot Ténia se présente vu du ciel comme un petit triangle de végétation luxuriante, bordé de plages au sable blanc.

 

1 Km de longueur et environ 600 mètres de largeur, Ténia est un havre de paix.

 

Ses eaux au bleu turquoise cachent en leurs fonds un jardin de corail à la faune exceptionnelle, ce qui en fait une zone marine protégée.

Véritable aquarium grandeur nature, les poissons multicolores font la joie des plongeurs qui s’empressent de s’emparer de leurs masques, palmes et tubas.

 

Dans la baie, si on a un peu de chance, il n’est pas rare de croiser des dauphins qui viennent jouer dans le sillage des bateaux, ainsi que des tortues, des raies mantas au ballet aquatique étrange…et plus loin vers le récif de corail, de gros poissons : tazars, napoléons, requins gris.

 

Dans les chenaux aux eaux calmes qui relient les îlots environnants, une nursery accueille les bébés requins qui viennent nager tout près des plages de Ténia.


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C’était la première fois, pour notre part, que nous nagions en compagnie de bébés requins…Qui dit « bébés requins » dit mamans requins pas très loin…mais dans cet environnement pacifique, on ne pense même plus à avoir peur de ces poissons décrits « potentiellement dangereux » par les scientifiques de la métropole…car rares sont les accidents observés en Calédonie. Les « dents de la mer », à en croire les autochtones, ne sont pas si acérées que l’on veut bien le laisser croire…En tous cas, je suis encore bien vivante et je crois que ces requins-là avaient bien plus peur de ma présence que moi de la leur !

 

Cet îlot sauvage et magnifique est le havre de paix de mon fils Sébastien…son échappatoire, son île déserte qu’il rejoint dès qu’il en a l’occasion.

Là, il dépense toute son énergie, bravant les éléments avec son kitesurf. Il chevauche les vagues de la barrière de corail, s’envole au-dessus du lagon, tiré par sa voile gonflée par le vent souvent fort de ce côté de l’île.

La barrière de corail à quelques centaines de mètres de Ténia: le paradis des surfeurs:

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Le fondu de kitesurf:



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Il a donc fallu que Sébastien nous fasse découvrir son paradis ! Nous sommes donc partis pour cinq jours camper là-bas.


C’était en semaine et donc les surfeurs et plongeurs du weekend étant retournés sur la grande terre, nous étions tout seuls sur l’îlot : une île déserte rien que pour nous, pendant cinq jours !!


 
Nous avons pu jouer à « Koh- lanta » !...un Koh- lanta amélioré, je vous l’accorde, car nous avions emporté avec nous tout le nécessaire pour bivouaquer dans un minimum de confort ! A nous le camping sauvage !!

(Je dois néanmoins vous faire une confidence: j'ai toujours eu en horreur l'idée de coucher sous une tente...et c'était mon premier essai...Expérience plutôt réussie, je l'avoue! La beauté du lagon et du sable blanc, le matin au réveil, vous fait vite oublier l'inconfort de la nuit et le mal de dos, si, si! Ouille, ouille quand même...mais chut...vite un plongeon dans l'eau turquoise!)
  

Nous nous sommes levés tôt ce jour-là, car une heure et demie de route nous attendait depuis Nouméa pour rejoindre l’embarcadère de Bouraké sur la côte Est de la Grande Terre.
Le petit Kangoo tirait derrière lui une lourde charge…la remorque et le Zodiac et tout son chargement…et la montée du col de Tontuta fut délicate et poussive !

Nous avons mis le petit bateau insubmersible à l’eau, après avoir gonflé les flotteurs et rangé tout le matériel. Vaste opération sous un soleil de plomb!


1 A l'embarcadaire à Bouraké




Là, vous n'avez qu'une petite idée du chargement, le reste étant encore dans le Kangoo!! Faire du camping sauvage, c'est top, à condition de penser à ne rien oublier! Le moindre détail a été pensé et vu et revu et la liste de la Nicky était très, très longue! Pensez...manquer du morceau de sucre dans le nescafé du matin...inconcevable...tout comme le stock de bougies...ou les lingettes de propreté...ou...bref, on avait pensé à tout! Pas question de risquer de gâcher l'aventure par une soupe à la grimace!

Une demi-heure de navigation, sous le vent et le clapot des vagues : excellent pour la cellulite, Mesdames, mais moins bon pour le dos !! Ouf, au loin, tout au bout de la passe aux eaux étincelantes, la silhouette de Ténia s’est rapprochée : îlot de rêve posé sur le grand récif !

 

2 L'îlot Ténia au loin




Nous avons contourné l'îlot vers l'Ouest pour être face à la barrière de corail et avons accosté!


3 Abordage



A nous Ténia et ses splendeurs!!

Son sable blanc et ses eaux aux camaïeux de bleus!

6



Tapis de coquillages à l'infini...trésors ramassés par kilos!


9 bis



Promenades, les pieds nus foulant le sable blanc...
ou plongeant dans l'eau transparente...

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Bois flotté...

8 bis


Et l'occasion de prendre la pose juste pour la photo:



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Un bivouac de surfeurs aménagé sous et dans les arbres, découvert à l'autre bout de l'îlot:



13 bis



Des couchers de soleil magnifiques...avec un verre de rosé à la main et le silence devant tant de beauté...



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Et puis les veillées devant le feu de bois et quelques merguez grillées...



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Et le lendemain, devant nos yeux...toujours ces images paradisiaques...et pour tout programme: balades, farniente-lecture, snarkeling, nage, kite, bateau...Pas d'horaire, juste le lever et le coucher du soleil pour rythmer notre vie!


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Dure, dure,  la vie sur une île déserte...!

Les seuls êtres vivants que nous ayons rencontrés tout au long de ces cinq jours ont été des poissons et des oiseaux...
Un soir, peu avant le coucher du soleil, nous avons même aperçu une colonie de dauphins qui jouaient dans les vagues au loin! Trop loin de nous et à contre-jour, malheureusement, pour que je puisse les prendre en photo...

Le Vendredi en fin d'après-midi,  nous sommes repartis vers la Grande Terre, croisant quelques bateaux qui mettaient le cap droit sur Ténia.
 Nous avons laissé l'îlot de rêve aux surfeurs du weekend, emportant avec nous plein de bleu dans les yeux et dans le coeur, déjà prêts à partir pour de nouvelles aventures!

La prochaine fois je vous raconterai notre séjour dans les îles Loyauté, et tout particulièrement à Ouvéa, autre île paradisiaque...

Avouez qu'avec nos - 10 degrés ici en métropole, nous avons du mal à imaginer que certains, à l'autre bout du monde, profitent de la chaleur et d'une eau à 30° !
Ha, Hirondelle de Calédonie, connais-tu bien ta chance?!

En revoyant ces photos, je me sens "réchauffée"...pas vous?



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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
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  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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