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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 12:07

 

 

 

 

la contrebasse 1

 

PAS DE FAUSSES NOTES pour Clovis Cornillac et sa contrebasse hier soir à Epernay, au théâtre du Salmanazar !

Cornillac a (presque) su faire oublier Villeret dans ce jeu totalement « revisité »…et pourtant ce n’était pas gagné d’avance tant Villeret s’était approprié le rôle pendant si longtemps…

Pas vu passer l’heure et demie !

Pourtant un monologue…on appréhende un petit peu au début…mais là, c’est drôle et pathétique à la fois.

Qu’il est attachant ce petit musicien de rien du tout, en quête de reconnaissance…Et sa contrebasse qui trône en plein milieu de la scène et qui prend toute la place…cette contrebasse, compagne de sa petite vie étriquée, un instrument si moche, -« Elle a l’air d’une grosse bonne femme et vieille… »-, compagne sur laquelle le bonhomme passe ses nerfs, entre 36 bières.

Une salle comble qui a applaudi et applaudi encore, sous les ors de notre si joli théâtre à l’italienne.

 

Alors si jamais vous avez l’occasion un jour d’aller applaudir à votre tour le compagnon de la fameuse contrebasse…surtout n’hésitez pas une seconde !

…Surtout QU’EN PLUS le compagnon de la contrebasse, CLOVIS, il n’est pas mal du tout, beau même disaient certain(e)s !!  « Oui enfin... il est pas mal, c’est tout…il a bien grossi cependant… » a décrété un groupe de spectateurs-hommes quinqua et bedonnant à la sortie du théâtre, haha.

Beau ou juste pas mal…moi, en tous cas, j’ai constaté dans le public un nombre très, très important de très jeunes demoiselles…là pour Clovis ou bien pour assister à la pièce, le texte de Süskind étant sans doute sur la liste du Bac français ?

Bref, c’était vraiment bien ! Oui, vraiment très bien !

 

 

Photo empruntée ici, merci !

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 23:57

 

 

 

 

Réanimation

 

 

Cinquante ans, Blaise est foudroyé par une maladie rare mais gravissime : une cellulite cervicale.

Opération d’urgence.

Après des heures d’angoisse, son épouse, la narratrice, ne le trouve pas dans sa chambre d’hôpital mais au service réanimation où le malade est plongé dans un coma artificiel, relié à des tubes, des machines. Cécile était loin d’imaginer un tel dénouement.

 

Choc. La vie bascule soudain. Effondrement. Hébètement.

Cécile Guilbert attend que son mari se réveille.

Douloureuse attente qu’elle confie dans un journal de bord, comme pour nier la mort qui risque d’emporter son mari à tout moment. Le manque de lui dans chaque seconde du quotidien, l’angoisse qui étreint le corps et le cœur et qui éloigne le sommeil, l’univers glacial de l’hôpital et sa grande inconnue, les proches et les amis qu’il faut tenir au courant…

Désespoir, espoir, découragement, peur.

Blaise va-t-il s’en sortir, se réveiller un jour ?

Cécile Guilbert sort un jour de cet état léthargique où l’on risque de plonger dans la dépression la plus totale : il FAUT tenir la mort éloignée à tous prix ! Elle va sortir, voir amis et famille, continuer à vivre comme si de rien n’était…et attendre que Blaise se réveille car Blaise va forcément se réveiller !

 

Une écriture forte, tonique avec des phrases courtes.

Un récit parsemé de nombreuses références littéraires. Une magnifique déclaration d’amour très pudique à son « homme-robot » qui gît là, abandonné comme mort.

Un livre que j’appréhendais d’ouvrir et que j’ai avalé d’une traite car loin d’être un témoignage larmoyant, c’est une leçon de courage et d’espoir magnifiques, portés par des mots simples mais percutants.

Pas facile…mais superbe !

 

 

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 23:48

 

 

 

 

La ville des serpents d'eau

 

 

Une petite ville à priori sans problèmes. Un ex-flic alcoolo déchu, une ancienne star du rap, un prêtre respecté qui vient de décéder, un comité de charité, des maris chasseurs et bien sous tous rapports, accompagnés de leurs « Desperate housewives » oisives et un tantinet portées sur la bouteille, des SDF… Il y a une douzaine d’années, un kidnappeur tuait des petites filles de cinq-six ans après les avoir maltraitées et les jetait dans le lac…

Le « Noyeur » semble avoir refait surface et vient de nouveau troubler la petite communauté tranquille d’Ennatown, la ville des serpents d’eau.

 

Malgré quelques clichés et des ficelles « grosses comme ça », le roman est agréable à lire et on passe un bon moment… Un peu de suspens aussi vous fait tourner les pages un peu plus vite.

On n’a qu’une hâte, c’est que la petite fille, Amy, se fasse connaître le plus rapidement possible et confie à un adulte responsable et digne de confiance le petit mot qui permettrait de sauver sa maman, la seule survivante des cinq petites filles kidnappées il y a 13 ans…Mais Amy est muette et ne connait du monde que ce qu’elle en a vu dans les livres de contes puisqu’elle n’est jamais sortie de sa prison depuis sa naissance.

Sa perception du monde au travers des mots qu’elle a rencontrés dans ses livres est très originale.

 

«Ah ah ! Elle savait ce que c’était, elle avait lu et relu Suzy à la montagne. C’était de la NEIGE ! »

« Le loup aboyait toujours. « Ouah ouah ouah ! » comme faisait le livre de la ferme quand elle appuyait sur la touche…Mais non, Amy, espèce d’idiote, ce n’est pas un loup mais un CHIEN »

 

Le tueur semble être quelqu’un de respecté et de connu parmi les habitants. Amy le rencontre à chaque coin de rue et doit donc sans cesse le fuir. Dans la neige, le froid, la peur de l’inconnu, les chiens féroces, la méfiance, elle trouve refuge dans les bras du géant noir SDF et quelque peu demeuré qui l’embarque avec lui dans sa cavale. Black Dog est aussi illettré qu’Amy est muette et aucune communication n’existe entre eux, juste une immense confiance et l’instinct de survie.

 

Le soir du réveillon, toute la communauté d’Ennatown se trouve réunie pour fêter Noël dans l’une des maisons du lotissement. Amy « débarque » là, par hasard, prête à enfin se faire connaître mais…son ravisseur-bourreau, Daddy,  est là, lui aussi ! Elle débarque et disparaît donc de nouveau pour lui échapper, après que plusieurs personnes l’aient toutefois entraperçue.

 

L’incertitude sur l’identité de « Daddy » est maintenue jusqu’à la fin, après quelques soupçons sur l’un ou l’autre des invités de la fête et ça, c’est bien !

La fin, en revanche, est un peu bâclée à mon goût et aurait mérité quelques chapitres supplémentaires. On se sent frustré car on aurait désiré assister aux retrouvailles, 13 ans après…et aux réactions des proches du tueur qui jamais ne se sont doutés qu’ils côtoyaient un être aussi pervers et dangereux.

Cela dit, vous ne regretterez pas d'avoir ouvert ce polar car vous passerez un excellent moment !

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 23:30

 

 

 

 

certaines n'avaient jamais vu la mer

 

 

Tristes destins que ceux de ces jeunes femmes japonaises qui émigrent aux Etats-Unis dans les années 20.

Emplies d’espoirs et de joie à l’idée de rencontrer enfin celui qui deviendra leur époux, - un époux qu’elles n’ont pas choisi et qu’elles n’ont jamais vu -, elles déchantent vite lorsqu’elles découvrent des mariages arrangés et des hommes qui ne correspondent en rien aux photos échangées.

La vie facile et agréable qu’elles avaient espérée se résume à de misérables conditions d’existence. Travail harassant dans les champs pour certaines, bonniches chez de grands bourgeois pour d’autres, prostituées pour beaucoup…rien ne ressemble à ce dont elles avaient rêvé.

Pourtant, leur mari « américo-japonais » ne leur laisse pas le choix ; il faudra bien qu’elles s’adaptent et rentrent dans le moule de la société américaine. Société qui, parce que ce sont des émigrés étrangers, n’acceptera jamais cette population japonaise. La guerre n’arrangera pas leurs affaires.

 

Mis à part certains passages poétiques, - les mots de Julie Otsuka sont très beaux, - le style très particulier qu’elle emploie pour raconter le destin de ces femmes ne m’a cependant pas convaincue.

L’auteure fait parler toutes ces femmes ensemble, en employant le « nous » dans des listes interminables qui décrivent les lambeaux de vie de chacune d’entre elles.

On subit une sorte de cacophonie désordonnée tant les phrases courtes de chacune de ces femmes qui parlent en même temps viennent troubler le silence par saccades.

 

"Nous avons accouché sous un chêne, l'été, par quarante-cinq degrés. Nous avons accouché près d'un poêle à bois dans la pièce unique de notre cabane par la plus froide nuit de l'année. Nous avons accouché sur des îles venteuses du Delta, six mois après notre arrivée, nos bébés étaient minuscules, translucides, et ils sont morts au bout de trois jours. Nous avons accouché neuf mois après avoir débarqué, de bébés parfaits, à la tête couverte de cheveux noirs. Nous avons accouché dans des campements poussiéreux, parmi les vignes,(...). Nous avons accouché dans des fermes reculées d'Imperial Valley, avec la seule aide de nos maris, qui avaient tout appris dans Le Compagnon de la ménagère."

Etc, etc…et nous avons accouché pendant 3 pages au moins !

 

Ces répétitions, comme des incantations, étaient certes voulues par l’auteure, mais le « je » et le « nous » sans cesse répétés m’ont agacée et souvent lassée. Cela m’a empêchée d’éprouver de l’empathie pour ces femmes au sombre destin.

Je ne suis pas entrée dans l’histoire…allez donc savoir pourquoi…ce livre a reçu le prix Femina étranger et je n’ai pas accroché plus que ça…passable…malgré une langue superbe.

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 01:55

 

 

 

Les apparences

 

 

Amy et Nick, selon toutes les apparences, semblent former un couple tout à fait idéal. Ils viennent de quitter New York pour venir s’installer dans une petite ville du Missouri afin de se rapprocher des parents de Nick et ouvrir un bar. Femme au foyer, Amy semble bien s’ennuyer un peu dans ce trou paumé où il ne se passe pas grand-chose, mais l’amour de Nick suffit à ses besoins. Enfin…selon les apparences, tout semble aller bien à la maison !

Tout se gâte le jour de leur cinquième anniversaire de mariage. Nick retrouve leur maison sans dessus dessous et Amy a disparu !

L’enquête de police dévoile la réalité de la vie de ce couple au départ sans problèmes. Petits secrets entre époux, petites trahisons de part et d’autres, frustrations, non-dits, reproches. Finalement, le quotidien du couple s’avère ne pas être si idyllique que ça.

Tout finit par prendre des proportions inimaginables au fil de l’enquête et Nick passe pour un coupable idéal bien que l’on ne retrouve pas le corps…Pas de corps, pas de meurtre…Nick tente pourtant désespérément de retrouver sa femme.

 

Le roman est construit en chapitres dont chacun est écrit successivement par l’un et par l’autre. On découvre tantôt le point de vue d’Amy grâce à son journal intime, et tantôt on suit les sentiments que nous livre Nick au fil de l’enquête.

 

Bizarre…ce couple ne raconte pas du tout la même histoire et ne semble pas avoir vécu la même chose…Leur vision des choses et leurs versions se contredisent totalement !

L’intérêt du livre ne réside pas dans l’enquête elle-même car on devine vite ce qui s’est passé. L’important n’est pas « QUI » est coupable mais le « pourquoi » et « comment » on en arrive là.

On assiste à l’explosion de ce couple au fil des pages. Une analyse au microscope du couple qui parfois peut s’accommoder de ses défauts et de ses folies au quotidien.

L’auteur nous manipule du début à la fin, tout ça dans une ambiance souvent très noire.

Un début un peu plat cependant,  mais soudain on est vite entraîné dans un suspens qui ne laisse plus aucun répit. Une très grande maîtrise qui vous fait entrer dans une intense angoisse.

Un très bon polar psychologique dont on n’a pas envie de tourner la dernière page ! Une histoire complètement folle où les apparences sont carrément  trompeuses !

 

Ce thriller que je vous propose de découvrir provient de la sélection du

grand prix des lectrices de ELLE

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 01:45

 

 

La tête à Toto

 

 

A 24 ans, son fiancé meurt foudroyé par une tumeur du cerveau. Le bonheur tout neuf vole en éclat. A partir de là, sa vie va être une succession de galères. La naissance d’un bébé atteint du syndrome de West avec tout ce qui s’ensuit : hôpital, examens, démarches liées au handicap, trouver une crèche puis une école qui acceptent un enfant handicapé…A cela s’ajoutent encore la mort du père, -évènement douloureux-, puis le sein gauche qui fait mal…la POISSE quoi, qui s’installe et dont la narratrice ne peut plus se dépêtrer !

 

« Mon karma est un des plus moisis que j’aie croisé récemment. Une rareté. »

 

Le récit d’Anna et de son bébé Noé colle étrangement à celui de l’auteur. Sandrine Kollender nous conte, sans mâcher ses mots, ses démêlés avec les médecins, l’administration, les gens en général qui sont loin d’être prêts à accepter le « handicap » dans la vie de tous les jours.

 

Drôlerie, cynisme, amertume, petites joies, frustrations, ras-le-bol, l’auteur n’épargne personne ni son « Pacmac en poussette », comme elle appelle avec rage et désespoir son fils adoré, ni la société, ni l’Etat et son système éducatif arriéré, ni elle-même qu’elle juge souvent durement.

 

C’est un récit autobiographique dur, grinçant, terriblement bouleversant. C’est si triste tout ce qui arrive à Sandrine Kollender que l’on devrait en pleurer et pourtant elle nous dépeint ça avec tant d’humour que l’on se prend à rire de son malheur…

Un livre très court, -une centaine de pages à peine-, aux mots incisifs, à la plume rapide comme si s’arrêter sur le malheur ne ferait que s’y enliser un peu plus. Pas de jérémiades ici. Le rire est le seul remède qu’ait trouvé cette battante pour ne pas sombrer.

 

C'est grâce au grand prix des lectrices de ELLE

 que j'ai découvert ce livre !

 

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 01:35

 

 

 

La réparation

 

 

 

Grande histoire / petite histoire. La Shoah / une histoire familiale.

Qui est Salomé, cette petite fille née en 1936 dont « il ne reste rien » qu’une photo en noir et blanc ?

Un sujet tabou, un secret de famille…

Colombe Schneck va enquêter auprès des quelques membres de sa famille qui ont survécu à la Shoah. Elle va découvrir le ghetto de Kovno en Lituanie où ont été déportés ses grand-tantes, grand-mère, arrière-grand-mère, cousins…Mary, Macha, Raya, Ginda, Ulli, Kalman, Salomé…

Que s’est-il vraiment passé dans ce ghetto ?

Pourquoi cette volonté de vivre à n’importe quel prix ? Quel est cet instinct de survie plus fort que tout ?

Il y a parfois des choix que l’on est contraint de faire…des choix terribles et traumatisants ; une culpabilité que l’on doit traîner ensuite ; des choses du passé que l’on préfère taire…

Qui sommes nous pour juger ? Que saurions-nous des horreurs subies par le peuple juif si nous n’avions pas ces  «  livres mémoire », témoignages nécessaires pour les générations futures

.

L’auteure semble ne pas être convaincue de la légitimité à raconter ce lourd secret de famille et ça se sent. Tout au long des quelques 200 pages, on la sent hésitante. Elle semble mal à l’aise. Elle tourne en rond, n’ose avancer et le roman-vrai traîne en longueur.

Mis à part le passage bouleversant dans le ghetto  concernant la petite Salomé et dont je ne dévoilerai rien, je me suis par moments beaucoup ennuyée…et j’étais de toutes façons contente d’arriver à la fin de cette histoire au passé si lourd.

 

Ce livre a été lu dans le cadre  dugrand prix des lectrices de ELLE

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:54

 

 

 

 

impots 1

 

 

Lorsqu’il s’agit des impôts et de la gestion des finances du pays, nos gouvernants actuels n’ont rien inventé : ils s’inspirent allègrement pour gouverner des mêmes méthodes que sous l’ancien régime !

 

Sous Louis XIV, le cardinal Mazarin, principal ministre s’entretient avec Jean-Baptiste Colbert, futur intendant des finances.

 

Chut, écoutez leur conversation !

 

Colbert :

Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

 

Mazarin :

Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

 

Colbert :

Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

 

Mazarin :

On en crée d’autres.

 

Colbert :

Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

 

 Mazarin :

Oui, c’est impossible.

 

Colbert :

Alors, les riches ?

 

Mazarin :

Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

 

Colbert :

Alors, comment fait-on ?

 

Mazarin :

Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…C’est un réservoir inépuisable.

 Vous avez suivi l'entretien ? Hé bien voilà, nous pouvons constater que RIEN n'a changé !!! Mieux vaut en rire finalement...

 

 

Extrait du « Diable Rouge » Une pièce de théâtre écrite par Antoine Rault et mise en scène par Christophe Lidon.

 

 

 

L'image amusante qui illustre mon texte a été empruntée sur ce site

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:15

 

 

 

 

Cher Gabriel

 

 

 

Une superbe et émouvante lettre d’un père à son fils autiste.

L’auteur y confie ses peurs, ses doutes mais aussi ses espoirs si minces soient-ils en un avenir incertain…

Il crie son amour incommensurable à ce fils qui ne comprendra peut-être jamais ces mots.

Un père qui met sa vie entre parenthèses pour tenter de gérer du mieux possible la maladie de ce fils au comportement si imprévisible.

Minute par minute, il se bat pour sortir son enfant de cette bulle où il est emprisonné. Il va patiemment répéter les mêmes gestes, les mêmes paroles pour que l’enfant finisse par adopter certaines règles qui lui éviteront l’exclusion par une société qui ne comprend pas toujours l’autisme.

Un témoignage bouleversant avec des mots magnifiques, imagés.

Quel courage, quelle détermination…

 

Pas de pathos ici, juste des mots qui disent le doute, les faiblesses, la tristesse d’un père souvent désemparé face à un combat que l’on ne veut pas avouer perdu d’avance.

On rentre dans le quotidien de cette famille ; on écoute les anecdotes qui nous font comprendre les difficultés de cette terrible maladie…mais tout cela se fait avec beaucoup de pudeur.

On retient ses larmes par moment, quand on constate que malgré les efforts de son père pour ne pas le confronter aux difficultés quotidiennes et l’intégrer dans la vie d’un enfant normal, cet enfant accumule toujours plus d’embûches… (Je pense en particulier au passage du départ de la course…et au petit spectacle de l’école auquel l’enfant participe.)

 

Un document certes pas très drôle mais utile pour mieux connaître cette maladie qui ne se voit pas au premier coup d’œil et qui revêt différents comportements selon les patients.

 

 

 

 

« Est-ce que tu apprendras un jour à jouer avec les mots, Gabriel ? Le paysage plaisante sans cesse avec nous. Les nuages sont des visages ou des animaux effrayants, mais ils n’arrêtent pas pour autant d’être des nuages ? Ça ne fait rien si de temps en temps tu as envie de boire un cheval ou un pantalon d’eau — le verre ne reste pas moins un verre. »

 

C'est un livre que j'ai lu dans le cadre du :grand prix des lectrices de ELLE

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 13:55

 

 

 

 

Avenue des géants

 

 

C’est une expérience terrifiante que de se retrouver dans la tête d’un serial killer qui a un QI supérieur à celui d’Einstein et qui mesure 2,20 mètres. Surtout lorsque celui-ci commence sa carrière de tueur à 15 ans en tuant de sang-froid ses grands-parents d’une balle dans le dos pour une histoire de petite contrariété d’ado…

Internement en psychiatrie, prison…Al assume tout.

Un thriller banal, un serial-killer normal, du déjà lu, me direz vous ? Et bien NON !

L’histoire (tirée d’un fait réel) se passe aux Etats-Unis, dans les années 60 avec comme toile de fond, la mort de Kennedy, le mouvement hippie, la guerre du Vietnam, la Route 66…

Un cheminement intérieur de ce géant-tueur que l’on suit pas à pas.

 

Un cheminement que néanmoins, moi, lectrice, j’ai suivi au début en freinant des quatre fers, tant, inconsciemment sans doute, je refusais d’éprouver de l’empathie pour ce monstre complètement cinglé !

Je refusais en fait d’être le « je » du narrateur et d’être complice des actes de ce tueur.

C’est donc en traînant la patte que j’ai suivi Al au fil du livre, en m’ennuyant presque parfois…prête à l’abandonner sans regrets à ces pulsions odieuses…mais je l’ai finalement suivi car je déteste lâcher une histoire… et j’ai plutôt bien fait, car les dernières pages m’ont surprise.

J’ai fini par trouver des circonstances atténuantes à tous ces crimes perpétrés avec tant de froideur et de cruauté…N’est-ce pas effrayant d’en arriver à presque pardonner à un monstre ses actes abominables ?! Presque…car on ne peut pardonner tout à fait de telles horreurs, mais trouver de l’empathie oui !

Ce tueur hors du commun est tellement victime de ses pulsions que ça l’en rend presque touchant ! Oui, touchant…

Incroyable, ce tour de force de l’auteur qui réussit à mettre le lecteur dans sa poche, même le plus réfractaire !

Un roman qui ne laisse pas tout à fait indifférent, certes…mais un héros que l’on est soulagé de quitter définitivement en rangeant le roman sur l’étagère de la bibliothèque !

 

 Un roman lu dans le cadre du :grand prix des lectrices de ELLE

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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
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  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

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