Vous n’allez pas me croire : voilà que Georges me fait une petite déprime !
Savez-vous ce qu’il a osé me sortir hier pendant le dîner ??
Il m’a dit comme ça, la mine défaite :
— Darling, va falloir faire des économies ! Finis le caviar, le foie gras et tutti quanti ; va falloir bouffer des spaghettis now !
— Mais, mon amour à moi, c’est délicieux les spaghettis…je ne suis pas contre…d’ailleurs ça tombe bien car je suis en over dose de caviar ! Mais pourquoi tu dis ça…des soucis, amour à moi ?
— Yes, Darling…Y a de moins en moins de milliardaires because the crise : ils se cassent tous la margoulette les uns après les autres en ayant perdu la moitié de leur fortune ! C’est ce qu’ils ont dit dans le newspaper de ce matin ! On devient pauvres !
Même ma copine Maria Carey n’a plus les moyens de se fournir
chez les grands couturiers : elle a pris une couturière pour lui
faire ses robes à la maison ! Les copains se séparent de leur
limousine, leur yacht, leur jet privé…les Russes revendent leurs
villas sur la Côte d’Azur…ça me fout les balls, Darling, je t’assure !
J'ai peur…Paraît que bientôt les pauvres deviendront plus riches
que les
riches…
J’ai voulu me montrer rassurante, histoire de lui remonter le moral au-dessus de la braguette.
— Mais non, mon Georges à moi…c’est impossibeuleu…les pauvres rattraperont jamais les riches ! T’as déjà vu un pauvre à pinces aller plus vite qu’un riche en jet privé ? T’inquiète pas comme ça, amour à moi…aie confiance…les montagnes de tunes, ça s’écroule pas comme ça du jour au lendemain, et puis pour les Russes, ce sera l’occasion de se mettre au régime ! Les tartines de caviar au ptit dèj’ et le champagne en guise de café au lait, c’est pas bon pour la santé, tu sais !
Mon raisonnement a eu l’air de calmer son angoisse puisqu’il m’a souri et s’est resservi de foie gras.
C’est fou comme les riches peuvent se créer comme soucis…
Comme si la crise allait bouffer tout le matelas confortable et bien épais sur lequel ils sont couchés ! Tout juste si elle le grignotera…et il leur en restera toujours bien assez !
A mon avis, c’est pas
demain que je vais retrouver Maria Carey, en
train de faire la queue devant moi à la
caisse de chez Pimkie, hein !
Ou tomber sur Bill Gates au Mac Do du
coin !
C’est vrai ça, quelle idée il s’est foutu dans la tête, mon Georges !
Une petite déprime passagère sans doute…il n'y
pensera plus demain!
— Darling, tu te souviens que demain nous partons passer le week end à St Jean Cap Ferrat pour le pince-nénés de Jack Nicholson ?
— Pas le pince-nénés, amour à moi…on dit le pince-fesses !
— On pourrait peut-être ensuite faire un crochet par le Cap d’Antibes ? Ya a nice propriété avec vue sur mer à
vendre !
— No problem my love, avec toi j’irais au bout du monde ! Et on ira manger des spaghettis of course, hein !
Image empruntée au
dessinateur Hervé
Baudry
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"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)
"Ecrire, c’est une façon de parler sans être
interrompu." (Jules Renard)
"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)
"Ce sont
les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)
"Comment se tue en nous
l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale."
(Sainte-Beuve)
"Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)
"On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas
MacArthur)
"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce
n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)
"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne."
(Coluche)
"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)
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