Ségolène Royal VS Jeanne d’Arc
— Allo, Jeanne, c’est toi ? Ha, enfin, c’est pas trop tôt ! J’ai besoin de tes lumières dans cette dernière ligne droite, car ça va plus du tout ; je ne sais plus quoi inventer comme idée pour gagner tous les suffrages ! François trouve le moyen de me plaquer, les dinosaures veulent m’anéantir et Nicolas remonte dans les sondages…je sens que je vais perdre ces élections, il faut que tu m’aides !
— Allons, allons, Ségolène, ma douce colombe, calmez vous…C’est justement le moment de vous montrer brave et d’enfourcher votre cheval de
bataille !
— Un cheval, un cheval…mais j’en ai pas de cheval, Jeanne, je ne suis jamais montée là-dessus…et pff ma bravitude…elle en a pris un sérieux coup ces
derniers temps…Faudrait déjà que j’élimine les dinosaures de mon champ d’action…Cent ans ou pas, ça sera la guerre, moi je te l’dis !
— Par le manteau de Sainte Martine, mais ma blanche perle, vous déraisonnez ! Les dinosaures sont exterminés depuis la préhistoire…Non, reprenez vos
esprits, douce amie, et faites le siège !
— Mais Jeanne, tu te rends pas compte que ce sacré Nicolas est parti pour gagner les élections ?!! Qu’est-ce que je peux faire pour l’arrêter ?
Lui aussi il a entendu des voix…celle de Sainte Carla lui a mis le feu au cul !
— Ma mie, il vous faut empêcher le sacre de ce Nicolas…il n’est point encore sacré ! La bataille n’est point perdue ! Reprenez vos esprits et
courez prestement à Reims pour votre sacre à vous, ma reine…avant que votre amie Martine, ne vous devance…Prenez les armes et « haro », battez vous, boutez l’ennemi hors de votre camp,
et prenez toutes les voix !
— Oui, mais les armes…on ne se bat plus avec des armes à mon époque…je n’ai que mes mots pour armes ! Alors, sortie de « bravitude » et de
« gagnant-gagnant », je vais pas aller bien loin…Non, non, Jeanne…je sens en moi la flamme qui s’éteint et je suis sur des charbons ardents ! ça va être
chaud !
— Haaaaaa, doux Jésus, ne me parlez pas de flammes et de charbons ardents…vous réveillez en moi de cruels souvenirs…Vous me
blessez !
— Désolée, Jeanne, j’ai parlé sans réfléchir, une fois de plus…Loin de moi l’idée de t’échauffer l’esprit…mais je brûle
d’impatience, tu comprends…Allo ? Allo ? Jeanne ? Zut, elle a raccroché, la pucelle…Allez, hop, encore une amie de moins !
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)
"Ecrire, c’est une façon de parler sans être
interrompu." (Jules Renard)
"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)
"Ce sont
les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)
"Comment se tue en nous
l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale."
(Sainte-Beuve)
"Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)
"On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas
MacArthur)
"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce
n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)
"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne."
(Coluche)
"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)
Vos mots cachés dans mes pages