Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 02:51

 

 

 

 

plume

 

 

 

 

 Un écriveur, c’est celui qui écrit beaucoup… des lettres et bien d’autres choses et qui aime les écrire.

Ce n’est pas moi qui le dis, mais le dico. C’est un terme « familier » comme dit le même dico. J’aime bien ce qui est familier.

J’aurais pu dire « écrivain »…mais j’aime bien « écriveur »…C’est joli, non ?

 

Chez les écriveurs (ou bien les écrivains, si vous préférez), il y a ceux qui écrivent dans la lumière et il y a ceux qui écrivent dans l’ombre.

(Je vous vois venir…non…personne n’écrit dans le noir !)

Je m’explique : lorsque vous vous apprêtez à ouvrir un roman pour vous y plonger corps et âme…que regardez-vous en premier ? La première de couverture, bien sûr !

ET que lisez-vous sur cette couverture ? Le titre du roman, le nom de…l’écrivain et… ?

Lorsqu’il s’agit de littérature étrangère…vous y trouvez EGALEMENT le nom du traducteur (trice) !

 

Le ou la traductrice d’un roman joue un rôle important, évidemment puisque ce sont ces mots à elle (ou lui) qui sont employés tout au long du roman.

Le traducteur reprend l’idée du romancier pour essayer de s’approcher le mieux possible de l’idée originale en la transposant dans notre langue. Le traducteur tente d’exprimer le plus justement possible, à la nuance près, le sentiment, l’ambiance… que veut faire passer l’écrivain.

Il TRADUIT en essayant de coller exactement à ce que veut dire l’écrivain.

Je suis sûre que vous m’avez comprise…même si mes mots sont un peu confus.

 

Ainsi, lorsque l’on parle du style d’un écrivain anglais, que l’on encense sa façon d’écrire en s’extasiant sur la beauté de ces mots, on manifeste en fait son admiration pour le style du…traducteur !

 

Lorsque, par exemple, j’ai parlé dernièrement du roman de Ron Rash, « Le monde à l’envers », en m’émerveillant de son style :

 

« Des portraits d’hommes et de femmes d’une noirceur terrible, ciselés avec des mots magnifiques. Des descriptions poétiques… »…je n’ai parlé QUE de Ron Rash…grossière erreur !

Quelle maladresse impardonnable…J’aurais du avant tout citer la merveilleuse traductrice : Isabelle Reinharez !

Car ce sont ces mots à elle, bien sûr, dont il était question dans mes éloges !

 

 

Isabelle m’a écrit un petit mot très gentil…juste pour me dire qu’elle était la traductrice du livre…sans animosité aucune…juste pour se faire connaître…pour dire qu’elle existait aussi…

Comme elle a eu raison et comme j’ai eu honte de l’avoir passée sous silence alors que tout le travail, -l’art devrais-je dire-, lui appartenait.

Quelle injustice, quelle frustration… vécues par ces écrivains qui travaillent dans l’ombre… Leur nom est rarement cité…ils ne sont que très rarement mis en valeur alors que tout le succès d’un livre leur appartient pour une bonne partie !

 

Puisse Isabelle Reinharez me pardonner…

 

Je suis désormais sûre d’une chose : sur les premières de couvertures toujours je chercherai, non plus le seul nom de l’écrivain, s’il est étranger, mais aussi celui du traducteur ET je promets dorénavant de toujours le citer !

Il en sera de même pour vous aussi, n’est-ce pas ?

 

Merci Isabelle Reinharez, si vous lisez ces mots, pour le merveilleux métier que vous faites  et pour les mots magnifiques que vous nous donnez à lire !

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

annielamarmotte 25/06/2013 12:14


je viens de m'inscrire à ta news!!!!!!!!!!!!!!

Nickyza 27/06/2013 23:48



chouette ! merci !!! Vais en faire de même chez toi !



annielamarmotte 24/06/2013 15:30


bonne semaine!!!!!!!!!

Nickyza 25/06/2013 02:03



Merci la marmotte !!! N'oublie pas d'enfiler ton imperméable, hein !!!



annielamarmotte 24/06/2013 00:09


j'y penserai.... merci de ta visite!!!!!!!!!

Nickyza 24/06/2013 00:13



...aux écriveurs de l'ombre ?? T'as intérêt !! On va TOUS y penser dorénavant !


Bonne nuit Dame Marmotte !!!



Oxygène 23/06/2013 17:03


Bravo Nicky ! C'est une très bonne idée de mettre en avant le travail des traducteurs. Je pense à eux assez souvent lorsque je lis des romans étrangers car je me demande souvent comment ils font
pour traduire un jeu de mots qui, s'il existe ou sonne bien dans une langue, est peut-être tout à fait différent ou inexistant dans la nôtre.


Cette méconnaissance que l'on a et cet "oubli" que l'on fait des traducteurs est le même me semble-t-il en ce qui concerne les comédiens du doublage.


On parle toujours des comédiens anglais ou américains (et autres). On les loue, on les encense mais qui connaît le nom de celui ou celle qui derrière un écran donne vie à un personnage. Il
me semble qu'il s'agit là d'un art particulièrement difficile d'autant plus que ces comédiens de l'ombre travaillent sans décor, sans contexte. Je me demande toujours comment ils font pour
rentrer dans la peau des personnages et les "épouser " avec - souvent- tant de talent.


Je pense que Isabelle Reinharez ne t'en voudra pas car tu as grandement rattrapé cet oubli. De plus, grâce à elle et à toi nous serons sûrement nombreux maintenant à penser à citer le nom d'un
traducteur lorsque nous parlerons d'un ouvrage que nous avons aimé.


Merci à toi Nicky !


Gros bisous :-)

Nickyza 23/06/2013 23:48



C'est vrai Oxy, pour le doublage au cinéma c'est exactement pareil !


Ces personnes qui acceptent ainsi de rester dans l'ombre, alors que la réussite leur appartient tout autant, ont beaucoup de mérite...il doit falloir une bonne dose
d'humilité ! Mais ça doit devenir frustrant à la longue...


Non, Isabelle Reinharez m'a assuré qu'elle ne m'en voulait pas de cet oubli...elle a bien compris que c'était bien involontaire de ma part et que, au contraire,
j'admirais son travail.


Je trouve que la faute appartient aussi un peu aux éditeurs et aux écrivains concernés : c'est eux qui devraient mettre un peu plus en valeur leurs traducteurs,
en accolant leur nom aux leurs ou du moins en affichant le nom du traducteur en "gros" sur la 1ère de couverture ! Le lecteur ne pourrait plus ignorer l'existence d'un traducteur de cette façon
!


Merci à toi Oxy d'être passée donner ton avis !  Douce soirée à toi



Lorraine 05/06/2013 19:51


Tu as rmarquablement rendu justice à la traductrice, qui mérite absolument d'être citée sur les couvertures des livres étrangers. Car il est vrai que l'écriture de l'auteur non seulement est mise
en valeur par elle, mais dans certains cas la version traduite est infiniment plus élégante . Il est donc bien de sortir les traducteurs des coulisses où leur belle profession les maintiennent.


Merci pour cette mise au point, Nickyza,


Lorraine

Nickyza 23/06/2013 01:10



Oui, tu as absolument raison Lorraine...la version traduite est souvent plus belle que l'originale. On est bien d'accord ! (enfin je n'ai comme référence que la
littérature anglaise... mais j'imagine que c'est vrai aussi pour les autres langues...)


Bonne nuit Lorraine 



Présentation

  • : La caverne des mots
  • La caverne des mots
  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
  • Contact

A Livre Ouvert Ou... Fermé

  • Nickyza
  • Je suis…
 
 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


Retour à la page d'accueil


Pour ne rien rater des parutions de mes articles, inscrivez-vous à ma newsletter (dans la colonne de droite ! ) ainsi vous serez tenus informés dès publication !





Au Grenier Encore Des Livres

Mes textes sont protégés

 

 

    5JWU185-1-Logo-Copyright-France.gif

 

 

 

 

Mon recueil de nouvelles :

" Petites histoires et autres fariboles en terres de Champagne "

 à commander ici 

 

 

        Pub Fariboles1

Pages

Et les minutes défilent

Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








Paperblog

Texte Libre