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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 03:11




Mon pays s’appelle «Vertiges».

C’est le pays des mots, des lettres et des alphabets.

Dès que l’on foule le sol de mon pays, on est ensorcelé par les sons, sonorités, sonnets, consonances qui s’envolent en consonnes et voyelles sur les ailes des oiseaux.

On s’enivre de mots jusqu’à en avoir le vertige !

Le fleuve de mon pays roule des flots de mots.

Les poissons sont des virgules qui s’apostrophent avec l’accent d’ici.

Les routes de mon pays sont des parchemins qui serpentent à l’infini.

Les feuilles des arbres sont autant de poèmes griffonnés au nez du vent.

Les bonjours sont des vers emplis d’un divin nectar, butiné au cœur de fleurs, aux tiges de plumes, par des abeilles mutines.

A l’entrée de mon pays, on dépose ses contrariétés au «  gardien des soucis » qui vous les rend à la sortie.

On accroche ses larmes à l’encre du ciel, pour qu’elles brillent de joie parmi les étoiles.

Des petits bonheurs fleurissent au détour des chemins et l’on prend le temps de les cueillir avant qu’ils ne fanent.

Les clochers des églises suspendent les heures du temps,

le temps qui passe et se prélasse.

Des pluies de notes de musique descendent des nuages.

On danse des farandoles, on rit de fariboles : les enfants ont les joues rouges !

Les mots sont de la fête et explosent en feu d’artifice.

Il y a les mots-sucre d’orge qui coulent dans nos gorges.

Il y a les mots-bulles qui éclatent en plein ciel.

Il y a les mots-confettis qui s’envolent en couleurs.

Et les mots-perles qui s’enfilent en colliers pour s’offrir en parures.

Dans mon pays, la vie est un livre de contes dont les pages sont tournées par la fée des songes qui en détient les clés…


  C’est l’anglais Thomas More qui, en 1516, pour la première fois employa le mot « utopie » pour qualifier son île imaginaire. Sous sa plume, ce terme désignait un monde idéal, imaginaire qui devait tendre vers une vie meilleure.
Platon aussi construisit un modèle de cité idéale dans la République, mais il ne fut pas le seul ! Rabelais avec Gargantua et Pantagruel, Montesquieu dans ses Lettres Persanes, Marivaux, Voltaire et son Candide, Diderot, Rousseau, Swift, et plus près de nous, Bradbury, Huxley, Orwell…TOUS ont évoqué les grandes questions sociales, politiques, religieuses, morale pour bâtir une contrée idéale.
Paix, bonheur, respect, égalité, idéal, rêve, bonheurs simples au creux de la nature, gouvernement démocratique parfait…tels sont les caractéristiques de l’utopie.
Tout le monde rêve d’un pays utopique et notre imaginaire échafaude une contrée où chacun de nous aimerait vivre.
Oscar Wilde n’a-t-il pas dit : « Une carte du monde qui ne comporte pas l’Utopie ne vaut même pas qu’on y jette un coup d’œil, car elle néglige le seul pays où aborde toujours l’humanité.  Et, quand elle y aborde, elle regarde autour d’elle, aperçoit une meilleure contrée et fait alors voile.  Le progrès est la réalisation des utopies. » 

Alors moi aussi je me suis amusée à imaginer une contrée de rêve, MON pays utopique !
Et vous ? Avez-vous aussi, quelque part dans un coin de votre tête, une île imaginaire où vous aimez parfois vous réfugier ?
         
                              
       
         

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commentaires

Bigornette 02/02/2009 17:14

pour moi l'utopie c'est une compréhension inter culture...un amour universel des hommes les uns pour les autres, et le respect du monde dans lequel on vit... et comme tu peux le voir c'est vraiment une UTOPIE... bisous...

Nickyza 02/02/2009 18:56


Une bien belle utopie en tous cas!! :-)) ça me fait plaisir que tu sois allée lire un vieil article...ce qui me donne à penser que tu t'es baladée dans mes
bibliothèques et fourragé longtemps dans tous mes livres...toi qui n'a pas beaucoup de temps, ça me fait plaisir! :-))))
Gros bisous, la Bigornette


tanirt 17/10/2008 23:19

ton "monde" est plaisant, belle écriture qui nous rappelle combien les mots nous ôtent nos maux ...
ma planète à moi , je l'ai placée sous le signe du sourire, autre moyen d'être dans ma propre utopie...merci cher inconscient !
j'ai parcouru ton site, le mettre en lien sur ma boutique d'apothicaire me ferait plaisir ...
à bientôt
Tanirt

Nickyza 20/10/2008 17:41


Merci Tanirt d'être entrée chez moi avec ton sourire! Ravie d'être en lien sur ta boutique d'apothicaire ou je ne vais pas manquer de me rendre illico presto!
A très bientôt :-)


Azalaïs 08/10/2008 23:16

J'ai écrit récemment un texte sur une île que j'aimerais être et je termine en disant que je ne suis que presqu'île!
J'aime beaucoup ton pays , j'aimerais bien m'y promener, je m'y sens bien!

Nickyza 09/10/2008 03:00


Oui, Azalaïs, c'est MON pays de rêve mais je t'y invite quand tu veux pour décrocher les mots suspendus aux étoiles! :-))


Quichottine :0010: 02/10/2008 13:35

Merci... alors, je dirais que je m'y sens bien !

Passe une bonne journée !

Bigornette 01/10/2008 17:43

mon utopie est impossible...comme toutes les utopies sinon ça n'en serait pas une...J'aime beaucoup la tienne...les mots sont si beaux amusants à manier mais aussi si dangereux et peuvent faire tant de mal....En tout cas tu nous comble avec ce joli texte qui lui n'est pas une utopie mais bien concret....Gros bisous...

Nickyza 02/10/2008 00:42


Merci Bigornette :-) Les mots peuvent faire mal surtout lorsqu'ils sont écrits...Quant à l'utopie, par définition, elle reste...irréalisable et c'est bien comme ça! -)


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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

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