Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?

L’absence nourrit les jours, les mois et les années
Elle vacille telle la flamme d’une bougie allumée
L’absence se fait toujours présence
Au bord de nos mémoires étanches
Elle tisse des regrets au lit de nos blessures
Et vrille nos cœurs au bord de la fêlure
Elle se veut murmure chuintant et lancinant
Qui accompagne nos pas dans la ronde du temps
Telle une petite voix qui résonne dans la tête
Elle se fait présence et joue les troubles fêtes
C’est un léger parfum qui s’impose et entête
Aux détours des pensées pour que l’oubli s‘arrête
L’absence est toujours là en présence évanouie
Veillant farouchement aux souvenirs qui fuient
Même si le temps a englouti
Les flots de larmes de l’âme meurtrie
Même s’il a su cicatriser
Les plaies d’un cœur trop malmené
Le temps n’a pu combler le vide
Laissé par une absence perfide
L’absence est toujours là campée à nos côtés
Même si elle se fait douce au fil des années
Tressant des habitudes sans plus nous tourmenter
Elle accroche des sourires à nos pensées fanées
Mais l’absence toujours persiste
Comme l’air de cette chanson triste
Qui telle une rengaine résiste
Et ressurgit à l’improviste
L’absence que l’on garde intacte
Parmi les souvenirs en vrac
Flotte légère comme un esprit
Bien à l’abri loin de l’oubli
L’absence que l’on n’efface pas
L’absence qui tente de combler
Le vide d’une présence là-bas
Qui rit sous le ciel étoilé.
* Toile de Van Gogh