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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 18:17





Une légère brise court sur les prés

Et murmure à l’herbe trop verte

La dernière chanson de l’été

Le vent méchant attend son heure

Pour décoiffer les feuilles qui rient

Sur l’arbre fier de nos forêts

La mer enlace les galets

Avale le sable encore trop chaud

Effaçant le pas des baigneurs

Qui tardent trop sur la grande plage

Le ciel drapé de sa robe bleue

Prépare son manteau des jours gris

Alors que la terre assoiffée

N’attend que la pluie salvatrice

Les roses tendent leurs têtes gracieuses

Aux derniers rayons du soleil

Avant de perdre leur beauté

Aux premiers frimas de l’hiver

Les enfants,  le cartable au dos

Ont repris le chemin de l’école

Adieu sandales et robes légères

L’été nous tire sa révérence

Dansant la ronde des saisons

Jouant à chat avec l’automne.

 





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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 01:42



Un reflet dans le miroir

                Un souffle dans le couloir

                                      Un parfum très odorant

                                                          Silhouette s’enfuyant...


                                                          Ombre floue, ombre blanche

                                      Sous la lune qui se penche

                          Image évanescente

           D’un rêve éveillé

Petite flamme vacillante


Le vent t’a soufflée

                                        La nuit descend l’escalier




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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 02:12


*

 

 

L’absence nourrit les jours, les mois et les années
Elle vacille telle la flamme d’une bougie allumée
L’absence se fait toujours présence
Au bord de nos mémoires étanches
Elle tisse des regrets au lit de nos blessures
Et vrille nos cœurs au bord de la fêlure
Elle se veut murmure chuintant et lancinant
Qui accompagne nos pas dans la ronde du temps
Telle une petite voix qui résonne dans la tête
Elle se fait présence et joue les troubles fêtes
C’est un léger parfum qui s’impose et entête
Aux détours des pensées pour que l’oubli s‘arrête
L’absence est toujours là en présence évanouie
Veillant farouchement aux souvenirs qui fuient
Même si le temps a englouti
Les flots de larmes de l’âme meurtrie
Même s’il a su cicatriser
Les plaies d’un cœur trop malmené
Le temps n’a pu combler le vide
Laissé par une absence perfide
L’absence est toujours là campée à nos côtés
Même si elle se fait douce au fil des années
Tressant des habitudes sans plus nous tourmenter
Elle accroche des sourires à nos pensées fanées
Mais l’absence toujours persiste
Comme l’air de cette chanson triste
Qui telle une rengaine résiste
Et ressurgit à l’improviste
L’absence que l’on garde intacte
Parmi les souvenirs en vrac
Flotte légère comme un esprit
Bien à l’abri loin de l’oubli
L’absence que l’on n’efface pas
L’absence qui tente de combler
Le vide d’une présence là-bas
Qui rit sous le ciel étoilé.


* Toile de Van Gogh

 

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 02:17
 




Un “A” bien mis et bien chapeauté,

déambule parmi ses semblables

qui ne le voient pas,

le “A” n’étant que le reflet des autres qui l’entourent,

le “A” n’étant que le miroir

du monde alentour

 

Le “B”, dodu, bedonnant,

trimballe son bide en se bidonnant.

Il plonge son œil rond dans le “A”

qui reflète un “B” bien balourd,
qui en reste bouche bée.
Le B s'en va bégayant.
 

Le “O”, fermé et très réservé,

roule sa vie, toujours étonné.

Quand il vit “B” dans “A” reflété,

il ne put s’empêcher

de proférer des “Oh”

qui s’en vinrent en échos.

Ils s'en vont, rigolos,
Le A dans le B dans l'O
pour former mille mots
BOA, BAOBAB, BOBO



Petite comptine pour enfants pas sages...

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 15:19



Un beau jour de vendanges

Je fis un rêve étrange.

Au fin fond de la grange

M’apparut un Archange.

 

Entouré de trois anges,

Aux ailes blanches en franges,

Il m’offrit des oranges,

Mes raisins en échange.

 

Il dit que ces mélanges

Sont d’une grande imprudence,

Que trop de vin dérange

Mieux vaut le jus d’orange !

 

Le champagne qu’on engrange

Que l’on boit à outrance

N’est pas digne de louanges,

Embrume tous nos sens

 

Pour notre pénitence

Désormais les vendanges

Se feront par des anges

Et pour la providence

 

Au paradis des anges,

C’est plus du jus d’oranges

Qu’ils boivent à outrance

Mais du champagne…Etrange !


Pfiou...Heureusement ce n'était qu'un rêve!  Vous nous voyez, ici, en Champagne, ne boire que du jus d'orange!!!
Et puis je peux vous assurer que les vendangeurs présents actuellement dans les vignes ne sont pas des anges! Oh non, vraiment pas des anges, héhé!

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 01:22



La tristesse s’en est allée dans l’eau salée

La mer l’a emportée au fond de ses secrets

Enfin pouvoir entendre les mots des vagues

Qui claquent dans le ressac

Qui chantent dans les flaques

Attraper au vol les mots du vent

Qui virevoltent bienfaisants

Et comprendre que tout repart

Comme des chants d’espoir

Dans un ciel où se mêlent

Des voyelles arc-en-ciel

Etincelles si frêles

Portées par les ailes

D’un vol d’hirondelles

Pardessus le ciel

La tristesse s’est noyée au fil du courant

D’une onde lasse qui passe doucement

La tristesse trépasse et tisse

Aux nuages les fils de jadis

Qui glissent lisses

Au bord des précipices.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 23:24



Les lourdes portes closes

Abrite les secrets

Des amants qui posent

Des baisers discrets,

Légers comme les roses

De ce charmant bouquet

Qui, sur les pierres, repose…

Roses effeuillées,

Pétales froissés,

Comme le jupon de soie rose,

Sous la main qui ose…

A l’abri des volets,

Les deux amants reposent…

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 03:51


Douceur de l'air.

Le vent d'hier s'en est allé asticoter d'autres rivages.

La plage au sable beige s'étend à perte de vue sous le ciel irisé,

 

Où tentent de percer un soleil blafard.

Lumière pâle, laiteuse sur la mer qui lèche le sable.

Reflets opalins qui laissent rêveur le promeneur qui s'attarde.

Nuages de crème qui se noient dans l'horizon.

La toile d'un peintre sous le pinceau enchanteur.

Le sable à marée basse crisse sous les pas :

 

Des coquillages de nacre scintillent

 

Comme des bijoux laissés en offrandes par les flots qui s'effacent.

Les mouettes crient et s'affairent

 

Sur les langues de sable offertes

 

Entre deux petites mers,

 

Entre des dizaines de flaques enfantées dans le sable

 

Par une mer fugace et pressée.

Au loin, les dunes, sculptées par la brise

 

Se détachent sur le ciel aux couleurs d’opale.

La mer roule ses vagues qui s’écrasent et meurt

 

Laissant sur le sable des nappes d’écume blanche

Sur l'estuaire, là-bas, l'eau a la chair de poule:

 

Elle frissonne sous la bise qui se lève.

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 03:23
Photo de Thierry Weber

 

L’océan en colère

Mugit, tempête et vomit

Ses flots bouillonnants, furieux, insoumis.

Il écume de rage et dépose sa bile

Sur des plages de varech,

Là, où le sable sec

Éparpille ses grains

Au vent malin.

La crête en colère,

La vague accélère

Sa course vers l’enfer.

Elle roule, se creuse, se gonfle

Et éclabousse le ciel

Zébré d’éclairs.

Les éclairs qui lacèrent

L’horizon qui fait front.

Le vent violent se lève

En tourbillons-trublions.

Il va et vient et joue devant,

Dessous, dessus la vague ventrue.

Le voilier vogue sur l’océan déchaîné

Aux vagues qui s’enchaînent.

Coque de noix à la voile légère,

Ballottée par les flots

Aux rouleaux qui galopent.

Frêle esquisse qui file, glisse et coule.

Une corne de brume mugit

Dans le soir rugissant.

Le brouillard avale

Le halo pâle

Du phare là-bas.

Le marin gémit et avale son cri,

Son cri qui chavire et vire voilé,

Sans plus d’espoirs au rivage qui rit.

L’océan a avalé la vie.

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 03:45



Les nuages s’amoncellent

À l’horizon pastel,

Comme les mots que tu mêles

Qui resteront pêle-mêle,

Sans aucune étincelle

Pour allumer le ciel.

 

Des mots si essentiels

Qui n’auront pas d’appels

Et qui resteront tels

Des mots confidentiels,

Ignorés des modèles

D’un monde artificiel.

 

Tes mots comme des mirages !

 

Tes mots sont des images

À l’ombre des ormeaux,

Qui rêvent à des ailleurs

Où chanterait l’écho.

Ils se meurent sur la page

Sans atteindre de lecteurs.

 

Tes mots comme des mirages !

 

Tu jettes l’encre sur la page

Pour dessiner les mots

Qui mourront sur la plage

Le temps d’un long sanglot,

Sans faire aucun tapage,

Et dans l’incognito.

 

Tes mots comme des mirages !

 

Tu jettes l’ancre en mon cœur

Par tes mots plein d’ardeur.

Tes mots sont des images

Qui enluminent les pages.

Tu te livres, je te lis

Je m’embarque et te suis.

 

Au pays des voyages,

Toi et moi sur la page,

Tes mots comme des images !

Peu importent les mirages…

 

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Présentation

  • : La caverne des mots
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  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
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  • Je suis…
 
 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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Au Grenier Encore Des Livres

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" Petites histoires et autres fariboles en terres de Champagne "

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Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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