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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 17:37





Celui à qui je pense

Est une longue journée d’été

Quand le ciel est lourd

Et que l’orage menace

 

Celui à qui je pense

S’en revient chaque jour d’Automne

Mourir sur ma joue

Dans un souffle froid et doux

 

Celui à qui je pense

S’en est allé, porté par le vent,

Un  grand vent du large

Quand le destin fait rage

 

Celui à qui je pense

Est un long et triste mois d’hiver

Quand le givre des heures

Glacent des nuits d’ailleurs

 

Celui à qui je pense

Est un interminable soupir

Au ras des larmes du vent

Une vague qui respire


 



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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 17:33




 

 

Je frissonne

Comme l’eau profonde du lac

Qui frétille et s’affole

Sous la bise qui s’y frotte

 

Je frissonne

Au frottement des cils

De tes yeux sur ma joue

Au petit matin frileux

 

Je frissonne

Aux froissements des mots

Qui frisent dans le soir

Des filaments qui filent

 

Je frissonne

Aux froids exquis frissons

Du saxo qui gémit

Au profond de la nuit

 

Je frissonne

Regain du vent qui glace

Et souffle des menaces

Au bord des précipices

 

Je frissonne

Au roulement des flots

Qui fracassent et éclatent

Ma mémoire de glace

 

Je frissonne

Aux frimas des grands froids

Vêtus de leur cristal

Qui crissent sous les pas

 

Je frissonne

Au frôlement des âmes

Qui hantent ma mémoire

Les nuits de grand émoi

 

Je frissonne

Au bord de ton regard

Qui se perd et s’égare

Dans des lacs sans fond

 

Je frissonne

Sous tes doigts qui festonnent

Des guirlandes de plaisirs

Quand soufflent les zéphyrs





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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:46




Une joyeuse tablée de copains. Un homme hilare, au premier plan, aux yeux malicieux, lève son verre.

Une photo en noir et blanc, une photo noire sur blanc.

 

C’est toi.

 

Toi, qui semble ravi de ta dernière farce, toi qui a encore mis de l’ambiance au cours de la soirée en racontant tes histoires drôles, tes dernières frasques…et tout le monde rit à gorge déployée, et tout le monde attend de rire et rire encore en t’écoutant.

Toi, si vivant à l’instant T, toi, le joyeux drille que l’on invitait pour animer les soirées les plus mornes, car avec toi, il se passait toujours quelque chose d’imprévisible et drôle !

 

Au fond du regard malicieux, une ombre…que je suis seule à voir, moi qui te connais si bien.

La peur, l’angoisse…venues d’on ne sait où, ni pour quelle raison, et qui taraudent le cœur et l’esprit jusqu’à en rendre fou l’homme le plus fort.

Cette ombre qui se cache derrière le paraître, derrière les rires de cet homme extraverti, cette ombre qui est là et bien là, malgré tous les remèdes, et qui gâche la vie.

Cette ombre dans le regard…annonciatrice de tous les malheurs.

Cette ombre cachée derrière le rire et que l’on voudrait oublier…

 

C’est toi sur la photo, là, si vivant.

 

C’est toi qui cachais bien ton jeu, en noyant tes angoisses dans le rire, refusant de reconnaître ce mal-être qui te bouffait et que tu voulais absolument combattre par la dérision.

J’entends encore ta voix, ton rire trop explosif.

 

C’est toi, si vivant sur cette photo-là, juste avant que… tu ne claques la porte de ta vie…

C’est toi, oui…si vivant et maintenant absent…

 

La photo a des ombres noires, cette photo en noir et blanc.




 

Ce texte a été écrit pour "la petite fabrique d'écriture" dont le thème en était "la photo".





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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 01:40



                     *

C’est à peine si j’ose

Te dire tous ces mots

Faire ces quelques gestes

Pour qu’il nous en reste

Juste quelque chose,

Quelque chose de beau…

 

Quelque chose de beau

Là, que l’on dépose

Comme ces quelques mots

Empreints de tendresse

Emplis de promesses

Comme la rose éclose.

 

Quelque chose de beau

Pour qu’on se souvienne

Quand le cœur est gros,

Quand l’âme est morose,

Que quoiqu’il advienne

Il reste quelque chose.

 

Quelque chose de beau,

Quelque chose de nous,

Oh très peu de choses

Juste un geste, un mot,

Un ruban qu’on noue

Aux cheveux d’Eros.

 

C’est à peine si j’ose

Penser à demain

On est si peu de choses

Face à ce destin

Où tout soudain explose

Pour des tout petits riens.

 

C’est à peine si j’ose

Te dire tous ces mots

Faire ces quelques gestes

Pour qu’il nous en reste

Quelque chose de beau

Si demain s’arrête…

 

Quelque chose de beau

Un simple cadeau

La trace d’une empreinte

Le ô d’un écho

Un mot doux qui tinte

Au fond du cerveau.  





* Photo de MillyNeT Flickr 



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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 16:28

 

 

 

 

 

 

 Si j’étais l’eau, je t’entraînerais en des contrées profondes peuplées de jardins de coraux et de poissons multicolores.

Si j’étais l’eau, je noierais tes pensées les plus noires et je te montrerais les couleurs flamboyantes des terres lointaines.

 

Car si j’étais l’eau, j’enlacerais ton corps tout entier, je le caresserais pour en laver les douleurs et te montrer le monde plus beau.

 

Si j’étais l’eau, je t’emmènerais sur mes flots pour un tour du monde qui n’en finirait jamais.

 

Nous irions saluer les skippers du Vendée-Globe, nous irions danser avec les baleines et jouer à saute-mouton dans les vagues avec mes amis les dauphins dans le grand lagon de Nouvelle-Calédonie.

Puis d’îles en îlots, nous nous frotterions le dos aux côtes africaines pour remonter ensuite le grand fleuve Niger.

 

Si j’étais l’eau, je t’en montrerais de toutes les couleurs, je te bercerais et tu n’aurais plus qu’à te laisser flotter et balloter doucement, englouti dans de grands flots d’amour.

Comme dans un rêve, avec moi, tu te ressourcerais…

 

 

 

 

 

 

  Ce texte a été écrit pour « Les parchemins de Bigornette ».

 

A la manière du portrait chinois, il fallait choisir entre les quatre éléments : la terre, le feu, l’air, l’eau.

« Si j’étais la terre… Si j’étais le feu… »

 

Pour ceux qui me connaissent un peu…l’évidence voulait que je choisisse…l’eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 02:32

 

 

 

 

La différence,

Elle existe partout

De Paris jusqu’ à Ouagadougou.

La différence,

Elle existe partout

De L.A jusqu’au pays mandchou.

Tout est différence que l’on se balance

Avec plus ou moins de tolérance.

Tout est différence et c’est une chance

D’avoir cette palette de tant de nuances.

 

Le noir et le blanc,

Le chaud et le froid,

Le p’tit et le grand,

Les larmes et la joie.

Le bien et le mal,

Le pauvre et le riche,

Le carré, l’ovale,

Le loup, le caniche.

Différence de tons,

Différence de langues,

Mi-laine, mi-coton,

Le Ying et le Yang.

 

Qu’est-ce que j’m’en balance

De cette différence,

Puisque je vis avec

Et que je la respecte.

Qu’est-ce que j’m’en balance

De cette différence

Qui m’est attirance

En dépit du bon sens.

Qu’est-ce que j’m’en balance

De cette différence

Pourvu que la terre

Enfin y adhère.

 

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 04:32





L’arbre se lamente

Giflé par les vents.

La maison sur la dune

Gémit et puis chavire

Au fond des heures creuses.

 

Au loin la mer rugit.

Sous la lune qui luit

Ce ne sont qu’étincelles

Sur le dos des vagues.

 

L’œil hagard,

L’homme contemple l’âtre

Où les braises se meurent

Au fin fond de la nuit.

 

Au petit matin fumant,

Quand les brouillards accrocheront

Aux tiges des oyats

Des nappes d’écume grise,

Ce sont des cendres

Que l’homme balayera.

 

Le monde est en poussière

Que le vent tente de chasser après la tempête…







 

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 02:51



    *

Jour en suspension, en hésitation presqu’immobile.

Jour flemmard entre gris et beige

Entre rien et rien.

 

Un vieux vinyle grésille sur la platine.

Un vieil air de jazz…

La voix de Louis Amstrong emplit l’espace

Et attise les flammes de l’âtre.

 

Je m’enroule dans un châle

Porte mes sentiments en écharpe.

 

Ce jour me va très bien,

Ce jour entre rien et rien !


Bon week end à vous, entre beige et gris ou bleu et or?
Qu'importe, sentez-vous bien :-))




* Illustration de Toninonino.


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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 17:56





Sourire

Rire

Rire quoiqu’il advienne

Rire à en perdre haleine 

Sourire

Rire

Cacher ses sentiments

Faire taire les grincements

D’une vie rarement clémente

Trop souvent accablante

Sourire

Rire

Lorsque la vie meurtrit

Dévore le cœur, l’esprit

Lorsque des bleus au cœur

Assombrissent les heures

Sourire

Rire

Pour faire un pied de nez

Aux oiseaux de malheur

Et franchir le gué

Par le pont du bonheur

Sourire

Rire

Pour fuir tous les désastres

Noyer l’onde néfaste

Qui coule et se prélasse

Sur des rivages de glace

Sourire

Rire

Pour qu’au ciel tous les astres

Puissent toujours éblouir

Pour accrocher quelques strass

Petites perles de désir

Des gouttes claires de plaisir

Aux demains qui grimacent

Sourire

Rire

En grands éclats de rire

Qui éclatent en plein ciel

Des cascades de sourires

Qui glissent sur les ailes

De la vie

Qui frémit


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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 02:17


Texte écrit pour la Petite Fabrique d'écriture 
(Thème: la météo)


 

 

La pluie qui tombe sur le jardin

Dilue un peu de mon chagrin.

La pluie qui tombe ce matin

Dépose sur tout un doux parfum.

 

Des anges dessinent des arcs-en-ciel

Comme des tableaux à l’aquarelle.

Un oiseau qui déploie ses ailes

Traverse la toile et troue le ciel.

 

La pluie qui tombe sur le jardin

Pleure des larmes de satin.

Là-bas, résonnent dans le matin

De douces notes de clavecin.

 

Tu poses un baiser sur mon sein,

Une œillade de libertin,

Ecoute la pluie sur le jardin

Et restons là, on est si bien !


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Présentation

  • : La caverne des mots
  • La caverne des mots
  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
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  • Je suis…
 
 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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Au Grenier Encore Des Livres

Mes textes sont protégés

 

 

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Mon recueil de nouvelles :

" Petites histoires et autres fariboles en terres de Champagne "

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Et les minutes défilent

Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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