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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 02:32







Roses des sables ou roses des vents

Roses qui fanent au jour levant

Roses bonbon ou roses pompon

Roses en sucre, roses en crépon

Roses fragiles, roses en boutons

Roses de fronton, roses en feston

Roses d’Inde

Si belles à peindre

Roses musc

Au parfum brusque

Roses églantines

Aux fières épines

Roses trémières, roses altières

Qui osent enlacer la lumière

Des roses anglaises pleines de mystère

Rose épanouie à ton veston

Qui pique un fard du meilleur ton

Eau de rose pour teint de rose

Roses écloses que je dépose

Comme tous ces mots de petite prose

Roses qui osent et qui composent

Ce bouquet de bien peu de choses

Petites choses, petites doses

D’images douces aux jours moroses

Rose pâle

Rose vif

Rose tendre

Rose-baiser, léger posé

Au doux parfum d ‘amour osé.









 

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 01:19






Un reflet dans une larme

Le lagon par le hublot

Le caillou aux tons de parme

Des adieux dans des sanglots

 

L’avion survole ton île

Et m’éloigne bien trop de toi

La distance entre nous file

Tu me files entre les doigts

 

Les jours ont passé trop vite

Emplis de petits délices

Je te laisse, toi mon fils

Dans cette île qui t’abrite

 

Le lagon empli de larmes

Un reflet sur le hublot

Sanglot.



Ce texte a été écrit pour le jeu en écriture de Marc de Metz qui nous propose l'image ci-dessus pour inspiration.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout de suite vu une larme dans cette bulle irisée...et plus loin, comme par le hublot d'un avion, le lagon de Nouvelle Calédonie...
Je me suis souvenu de mes larmes dans l'avion du retour, chaque fois que je vais rendre visite à mon Sébastien dans son île paradisiaque et que je le laisse pour rejoindre la métropole.... 
Je hais les adieux!







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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 21:42




                                                          Spaghettis !



 

Un plat de spaghettis

Un peu de parmesan

Dehors le vent rugit

Et le temps se suspend

 

Un plat de spaghettis

Un filet d’huile d’olive

Le temps est ralenti

Et les craintes fictives

 

Le monde du dehors

Glisse comme une métaphore

Comme les spaghettis

Prêts à être engloutis

 

Une douce symphonie

Un verre de Chianti

Antipasti, spaghettis

Et tutti quanti…



Photo de Roseline Monferran







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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:45







                                        Recette :

      Commencer par les hors-d’œuvre pour stimuler l’appétit.
      Continuer par le plat de résistance à servir bien chaud.
      Terminer par le dessert pour le sucré et le moelleux.

      Préparer un bain-marie, y plonger délicatement l’homme.
      Le laisser blanchir pour l’attendrir.
      Attention de ne pas le laisser macérer trop longtemps :
      La viande doit rester de consistance ferme.
      Pas question d’en faire une escalope ou pire une paupiette !
      Le faire simplement mariner pour lui donner une saveur spéciale,
      Ou le faire doucement infuser pour en extraire les principes actifs.

      Lorsque commence l’ébullition et qu’il frémit, sortir votre bouquet
      garni
      (Vous pouvez l’échauder pour l’éplucher plus facilement)
      L’éponger délicatement, puis le trousser.
      Le faire sauter (sans attacher) …tout dépend si vous désirez un
      poulet sauté ou un pigeon à la crème …

      Assaisonner :
           - Un tour de moulin de Cayenne (pour pimenter l’étreinte)
           - Une pointe de safran (pour colorer le tout)

      Flamber. (Attention au retour de flamme)
      Déglacer avec un peu de vin, pour dissoudre les sucs récalcitrants.
      Laisser mijoter le tout quelques minutes.

      Pour la sauce :
      Faire une liaison pour lui donner du corps.
      Une fois l’appareil monté, ne surtout pas laisser réduire :
      Pincer, piquer, tourner, sangler, enfin… raidir !
      Ne pas laisser suer.
      Quand le sucre perle, mouiller de baisers.
      Coucher sur canapé.
      Napper de caresses avec un coulis d’amour.
      Rajouter un zeste de passion.

      Pour éviter les tuiles et les bûches, suivre cette recette
      rigoureusement, point par point, si vous voulez faire d’un cœur
      d’artichaut une pâte à choux, et si voulez qu’il reste baba de vous
      qu’il n’aille pas chercher ailleurs une autre charlotte…ce qui, vous en
      conviendrez, vous laisserait comme une crème renversée, un flan, 
      voire comme  une île flottante …



Ce texte a été écrit pour "La Petite Fabrique d'Ecriture" qui a décidé cette fois-ci de nous "consigner" dans nos cuisines afin que nous mitonnions une recette de notre crû!!

Exécution, Mesdames, et bon appétit!!!!




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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:07





*


Quelle heure est-il aux frontières de ton cœur ?

Quelle heure est-il au bord de tes paupières ?

Huit heures, minuit

Demain ou aujourd’hui

Quelle heure est-il

Quand chez moi c’est midi ?

Aube du matin

Crépuscule du soir

Nos étoiles se croisent

Au firmament du temps

La terre est trop ronde

Trop grosse pour l’enlacer

Mes bras dessinent un rond

Un vide empli de ton éclipse

Tu t’éveilles quand je m’endors

Ton soleil éclaire mes nuits

La lune de mon ciel blêmit

Sur tous ces mois d’absence

Bien au-delà des mers

Le temps impalpable

Impose sa distance

Nous séparant les heures

Quelle heure est-il aux frontières de ton cœur ?

Quelle heure est-il au bord de tes paupières ?

Huit heures, minuit

Il fait nuit sur les vignes

Il fait jour sur le lagon

Et les étoiles clignent

Au rythme de mon cœur


 



* Peinture de Odile Maffone

Jolie image, non?






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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 14:41


                                                                     *


Elle savait écouter, amère,
La chanson des grands arbres
Quand le vent coule dans les bois.
De ses yeux tristes et las                               
            
Elle regardait là-bas
Au plus profond de l'air
Là, où la plaine se marbre
Des ombres crépusculaires.
Elle attendait la lune
Dans ce ciel d'infortune
La lune toute entière
Qui joue sous ses paupières
La lune toute à elle
Pour simple chandelle
Dans le ciel de minuit
De ses rêves évanouis.




* Tableau de Sophie Wilkins 



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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 04:01



   *



Lorsque la lune d’or soupire là-haut,

Il joue ses accords sur la clé de mon dos

Il joue contre ma joue des mots forts et doux

Dont même les oiseaux dans les nids sont jaloux

Sur son violon il joue des notes d’amour

Ses doigts légers volent jusqu’au point du jour

Il joue sur la corde de mes émotions

Des rimes jusqu’aux rives de la passion

Ses mains qui effleurent le clavier de mon corps

Font frémir de plaisir mes sens en accord

Les touches du piano chantent des soupirs

Qui frisent l’alto aux franges du désir

Les sons mélodieux de sa mandoline

Soufflent des pépites sur mes nuits câlines

Puis mon Valentin se met à jouer du cor

Je danse avec lui et le rejoins au port

Je suis Valentine sur Valentin qui dort

La lune, le soleil, mêlés à l’aurore.



* acrylique sur toile de Pierre Marcel


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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 15:11






J’ai les mots du Dimanche

Qui jaillissent et s’épanchent

J’ai les mots-rires

Qui étouffent puis fusent en gerbes d’artifice

J’ai les mots-soupirs

Qui soufflent au vent mauvais

J’ai les mots-canon

Qui se cognent à d’autres comme des nions

J’ai les mots-bidons

Qui se coulent sans façons

J’ai les mots-gamelles

Qui se ramassent à la pelle

Bouts de ficelle qui s’emmêlent

Pêle-mêle

J’ai les mots-confettis

Des mots graffiti

Sertis de couleurs qui volent vêtir

Les mots-ballons

Qui s’éclatent à l’horizon

J’ai les mots-douceur

Qui voltigent en plein cœur

J’ai les mots-cascades

Qui cavalent sur des vagues

J’ai les mots qui se font

Colliers de perles précieuses

Farandoles frivoles

Qui dansent en transes

Des mots, des mots, des mots

Qui franchissent les lignes

Pour fleurir des cases

En dehors des marges

Pour rejoindre le large

Des mots qui parfument la page

Des lendemains sans âge

Des mots calqués d’images

Pour d’interminables voyages.







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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 14:50





 

Regard perdu dans l’infinie profondeur du ciel

Tenter de sonder l’incompréhensible mystère.

Comprendre.

Une vie qui nous est prêtée

Et toujours trop tôt reprise

Trop courte et longue à la fois.

Un fil si ténu qui un jour casse

Sans prévenir ni de l’heure, ni de la date.

Angoisse diffuse.

Amère rancune d’une injustice inexplicable.

Vain espoir où le mot éternité ne s’inscrira jamais.

Fragile pion branlant sur l’échiquier céleste.

Passage bref.

Chemin semé d’embûches.

Malheurs, bonheurs.

Parcours, voyage.

Puis l’autre rive…au bout, au bout…

L’inconnu.

Vie
Prêtée, donnée

Reprise, volée.

 

« Ce qui est donné, est donné !

Ce qui est repris, est volé ! »

Chante une petite fille

Qui danse sur les nuages.

 

Courir vers qui, vers quoi ?

Pour qui, pourquoi ? Pour quel ultime voyage ?

 

Pourquoi le mot Eternité n’existe-il que dans les dictionnaires ?

Pourquoi l’a-t-on inventé ?

Pourquoi, pour quoi ?

 

Et ce grand éclat de rire qui transperce le ciel

En roulements de tonnerre qui sonnent le glas

Et ce grand éclat de rire empli de mystère

Venu de très loin, de très haut, de là-bas

Quelque part…






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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 01:29



*

 Je te hais !

Tu empoisonnes ma vie, mais je ne peux me passer de toi ...
Pour toi, je ferais des kilomètres pour aller te rechercher au bout du monde s'il le fallait...

Mon amour pour toi n’a pas de prix !
Je te touche, je te rejette...mais tu m'attires irrésistiblement.
Je te prends, je te caresse, je te respire, je t'aspire, je t'engloutis, je te bouffe...jusqu'au dernier centimètre de toi...

Je veux toujours plus de toi…je te veux en entier, tout à moi.
Je t'allume de mon désir toujours inassouvi...
Tu fais partie de moi, tu m'enveloppes de ta douceur exquise, tu m'emplis de bonheur, inexorablement...

Je me brûle les ailes pour 5 minutes d’amour.
Je sais pourtant au plus profond de moi, que je dois te quitter, mais
je ne peux vivre sans toi.
Rien qu'à l'idée de t'éloigner de moi, je suis déjà en manque de toi…
Tu es ma drogue douce et pour ça je te hais !

Tu me tiens prisonnière de toi, et pour ça, je te déteste plus encore.

Dans tes volutes bleues et légères, tu m’ensorcèles.
Libère-moi de toi, enfin et pour la vie que j'ai si précieuse.

Derrière mon écran de fumée, je ne suis pourtant pas dupe : je sais qui tu es vraiment : tu ne veux faire que mon malheur !


Ô cigarette, si tu savais comme je te hais, alors que tu m'es indispensable…

Si tu savais comme je te hais et t’aime tout à la fois !



*Cette superbe image est du "smoke art" ou "Art de la fumée" et vous pouvez retrouver d'autres très belles images de volutes sur cette galerie: "Darkroastedblend"






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Présentation

  • : La caverne des mots
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  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
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  • Nickyza
  • Je suis…
 
 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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Au Grenier Encore Des Livres

Mes textes sont protégés

 

 

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Mon recueil de nouvelles :

" Petites histoires et autres fariboles en terres de Champagne "

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Et les minutes défilent

Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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