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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 22:28

 

 

 

mains-enfant-adulte

 

 

 

 

 

Son sac git grand ouvert à ses pieds, il a les entrailles à l’air et montre son intimité aux regards curieux. Un amas avachi, sans forme et sans vie. Son sac comme un ballon crevé.

 

Elle est comme cette chose informe qui gît abandonnée sur le sol.

 

Quand on arrache à l’âme une partie de son cœur, il faut apprendre à vivre avec des courants d’air à l’intérieur.

 

Elle se sent pleine de trous et de vides depuis la grande douleur. Vous savez la grande douleur que peut parfois infliger la vie quand elle s’acoquine avec la mort.

Cette douleur qui s’immisce partout, même sous les portes et les fenêtres que l’on a pourtant pris soin de fermer hermétiquement. Même calfeutré à l’intérieur de chez soi, la douleur parvient toujours à entrer et à s’inviter.

Elle la balaye pourtant chaque matin devant sa porte…mais la douleur revient et s’installe.

Elle ramasse ses larmes, ses larmes de petite fille dont l’enfance vole soudain en éclats.

 

La vie donne mais reprend aussi.

La vie se termine toujours mal surtout à 87 ans.

 

La grande main rassurante du père ne prendra plus la sienne pour la consoler.

Le temps, rien que le temps…lui seul pourra peut-être un jour adoucir la peine.

 

Mais le temps n’effacera pas l’histoire…l’histoire qui s’est écrite entre un père et sa fille, tout au long d’une longue vie.

 

Il y a parfois des gens que la mort semble ne jamais pouvoir toucher…des gens que l’on croit éternels. Il y a certaines personnes que l’on aime pardessus tout et que l’on n’est jamais prêts à perdre, quelque soit l’âge…

 

Elle chasse de sa mémoire le corps sans vie allongé sur le lit et tente de se souvenir des bons moments.

Elle entend le rire. Elle se souvient des yeux blagueurs, de la voix rassurante, du petit raclement de gorge familier. Elle voit la silhouette courant sur un cours de tennis ou bavardant un verre de whisky à la main, si vivante !

 

Oui, il est là, pas très loin. Il est juste passé sur l’autre rive. Il est là, tout près qui sourit.

 

Papa. Pa pa. J’entends encore ton pas.

 

 

 

 

 

Merci. Merci à vous qui êtes passés sur mon blog abandonné pour y déposer vos mots d'amitié. Merci de ne pas m'avoir oubliée malgré cette si longue absence.

Vous l'aurez compris : parfois la vie vous pousse vers d'autres priorités, bien malgré vous. Elle vous réserve de gros chagrins, de vrais chamboulements.

Elle s'emplit de silences aussi,  étouffant tous les mots. Peu à peu, elle resurgit, la vie, pour reprendre sa vitesse de croisière, tout doucement. Doucement.

 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 12:28

 

 

 

sapin

 

 

 

 Ce bref passage pour déposer ici, pour vous, tous mes vœux pour un doux Noël.

 

Légers comme les flocons de neige qui se sont déposés généreusement un peu partout, chez vous, chez moi, mes baisers et mes sourires accompagnent mes vœux !

 

Quelques soucis familiaux m’éloignent de vous en ce moment et j’en suis désolée…désolée d’être autant absente de mon blog…mais j’ai choisi d’être le plus possible présente auprès de mon Papa qui est gravement malade.

Je ne vous oublie pas pour autant, je vous l’assure, et je suis certaine que vous me pardonnerez.

Ne soyez pas inquiets, je reviendrai mais la vraie vie a parfois ses exigences auxquelles l’on ne saurait déroger lorsqu’il s’agit d’une histoire de cœur entre un père et une fille.

 

Très bon Noël à vous et tous mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui approche à grands pas !

 

Je me sauve car j’entends le Père Noël qui arrive pour sa livraison de cadeaux. Il frappe à ma porte et semble impatient !

Il faut ensuite que je trie et cache tous ces cadeaux sous le sapin avant qu’Oscar et Capucine n’arrivent Vendredi !

 

Bon Noël et très bonne année à vous !

 

 

jardin sous la neige

 

 

 

Mon jardin sous 20 cm de neige ! C'est beau, non !

 

 

 

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 15:07

 

 

 

 

Pin up 1950

 

 

 

 

 

Cette saison, l’allure sera fifties ! Si, si c’est dit et redit !

Il soufflera bientôt à chaque coin de rue comme un air de dolce vita et l’on croisera ici ou là des héroïnes hitchcockiennes et des stars hollywoodiennes du temps glamour de la « French touch ».

 

Jupes amples et évasées « longueur genou », petits pulls fins boutonnés dans le dos, corsages-corsets opulents à la Sophia Loren, escarpins de femmes fatales…on se prendra pour Audrey Hepburn, Lauren Bacall, Rita Hayworth ou Grace Kelly. Des icônes indémodables finalement, à l’élégance ultra-féminine !

 

Encore faudra-t-il savoir porter cette mode avec un minimum de classe et un rien de formes, de courbes et de rondeurs…

 

Déjà qu’ils nous suppriment le chignon banane et le sac dadame qui vont avec…espérons que nos couturiers feront porter les robes de Sophia Loren par des pin-up dignes de ce nom, au sourire gourmand, et non pas par de tristes porte-manteaux anorexiques.

 

 

 

 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 00:20

 

 

 

mégots

 

 

                                                                                 Beurk beurk beurk

 

 

 

Avant les années 2000, se faire engueuler parce qu’on fumait ne concernait que les enfants de moins de douze ans qui fumaient en cachette.

En ces temps-là, tous les adultes fumaient et on fumait partout : au lit, au bureau, en cours, à l’hôpital, dans les avions, au resto, dans l’ascenseur, au bureau de poste et même aux States !

 

De nos jours, allumer une clope expose aux insultes, voire au lynchage en place publique.

Les clopeurs passent désormais pour des parias.

Les non-fumeurs brandissent la loi à tout bout d’champ.

Les ex-fumeurs sont les plus intolérants, faisant payer cher la frustration d’avoir arrêté.

C’est la dictature sanitaire : on va employer tous les moyens (lois, hausses du tabac…) afin d’éradiquer le sale fumeur.

 

« Fumer, tue ! » ça tue, oui, mais pas que toi ; ça tue ton voisin ! Et toc !

 

Et ça, faut pas se voiler la face : un fumeur, c’est quand même quelqu’un qui tente sciemment de tuer son prochain… ça, faut le savoir !

 

Alors à l’inconnu qui vous insulte parce que vous allumez une clope à la terrasse d’un café (à la terrasse, DEHORS et pas dans le café, hein !), clouez-lui le bec illico presto en proférant des horreurs du genre :

 

« Ne m’agressez pas comme ça, c’est pas bon pour mon bébé, déjà que j’ai bu 4 vodkas à l’apéro ! »

 

Ou bien :

 

« Parlez-moi sur un autre ton car c’est pas bon pour mon cœur. Après un triple pontage et un cancer du poumon, je dois éviter le stress ! »

 

Ou encore à celui qui est en train de se bâfrer de frites dégoulinantes de mayonnaise :

 

« Hého, vous croyez que c’est drôle pour moi ? Ne pensez-vous pas que je préfèrerais me suicider à la frite-mayo, comme vous, alors que mon toubib m’a formellement interdit le cholestérol qui tue ? »

 

Délectez vous quelques secondes de l’air scandalisé de votre agresseur ; prenez votre air le plus méprisant, en lui tournant le dos, et faites des ronds de fumée dans l’air bleu du ciel !

 

Parfois, je regrette d’avoir arrêté de fumer…juste pour le côté rebelle !

 

 

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:39

 

 

 

Tente en plein bleu

 

 

 

 

 

J’ai beau vouloir étirer l’été jusqu’au bout du bout…il n’y a rien à faire : quand il faut rentrer, il faut rentrer !

Il faut se couler dans le moule, comme tout le monde ! Septembre, c’est la rentrée…il paraît…en principe ! Mais qui a décrété ça ? Oui, c’est comme ça et pas autrement…et ça a toujours été ainsi…il faut bien rentrer un jour…

Mais je ne suis pas tout le monde et n’ayant plus d’obligations à proprement parler, je fais ce que je veux et quand je le veux, suivant mon agenda personnel et... mon humeur !

Je suis devenue en vieillissant une rebelle du temps !

 

Moi, cette année, la rentrée je l’ai mise au 20 Septembre sur mon calendrier à moi et j’ai regardé tranquillement les moutons rentrer à l’étable, dans une bruyante cacophonie mais tous en rangs bien ordonnés, alors que je restais posée sur le sable à rêvasser en regardant la mer, avec mon ami l’été que je priais chaque jour de continuer d’exister.

 

Depuis quelques années, je suis comme l’été : je ne veux pas rentrer et je fais durer les jours en tentant d’arrêter le temps le plus longtemps possible.

L’été offre ses plus beaux jours inondés de soleil et la nature s’éclate en ce moment ! Les géraniums qui ont boudé tout le mois d’Août arborent de bonnes grosses joues écarlates et les capucines s’étalent de toutes leurs couleurs.

L’été aurait-il pris un mois de retard ou joue-t-il les prolongations ? J’ai du louper quelque chose…sans doute ! On dit qu’il joue l’indien…et c’est tant mieux !

 

En fait, je pense que cette année, l’été a décidé que Septembre serait Août !

Avez-vous déjà vu une rentrée début Août, vous ? Moi, non, jamais !

Septembre se prenant pour Août…Octobre se prendra pour Septembre ! Donc puisque Octobre sera Septembre… - vous me suivez toujours, n’est-ce pas ? -...puisque Octobre sera Septembre, à ce moment-là, et seulement là, je déciderai de rentrer comme tout le monde. De rentrer vraiment !

Et encore…je pense que j’avancerai tout doucement…un peu à reculons…vous savez comme ces ânes bâtés qui freinent des quatre fers, parce qu’ils savent qu’il faut avancer quand même, même s’ils n’en ont pas envie !

 

L’été fera de même avec l’Automne : il cèdera sa place à contrecœur, luttant jusqu’au bout des quatre fers pour s’étaler encore en jours chauds et beaux. Quand l’automne finira par le chasser à coup de vents froids, là, l’été se fera  une raison, bien obligé de battre en retraite.

 

Je n’aime pas voir l’été enfermé dans un placard ! Enfermé jusqu’à l’année prochaine…quelle tristesse pour lui et pour nous…

On le ressortira l'an prochain.

"Allez, l'été, tu peux sortir maintenant !"

Non, c'est trop triste et trop long de grelotter pendant un an.

 

Sur un air de « rentrée mais pas encore tout à fait », je suis venue vous dire que je suis contente de vous retrouver et de reprendre petit à petit nos petites histoires ! Je suis venue aussi vous dire merci d’être passés ici en laissant des petits mots gentils, des petits signes de vous.

Certains/certaines étaient inquiets de ne pas me voir « rentrer », pensant que, comme beaucoup, j’avais disparu définitivement de la blogosphère.

Du jour au lendemain, sans n’en avertir personne ? Impossible : je ne pourrais jamais faire une chose pareille ! Ce serait vraiment mal me connaître… Si je décidais un jour de fermer mon blog pour voler vers d’autres horizons, il ne me viendrait pas à l’idée de ne pas vous en tenir informés.

Voilà, c’est dit ; soyez rassurés à l’avenir :

 

si la Nicky n’est pas là, c’est qu’elle n’est pas rentrée !

 

 C’est aussi simple que cela ! C’est que comme l’été, elle joue les prolongations, en n’en faisant qu’à sa tête !

Bon, j’espère que vous allez tous bien et que l’été s’est merveilleusement bien passé pour vous tous.

Je vais aller m’en assurer en allant frapper à vos portes pour une petite visite. Allez, hop, je prends mon sac et j’arrive !

 

 

 

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 21:22

 

 

 

 

ballon-de-foot-

 

 

 

 

Les Bafana Bafana sont inquiets : que mijote l’équipe des bleus, ces joueurs de ce pays de blancs si considéré jusqu’ici, qu’ils doivent rencontrer Mardi ?

 

Curieux, les Bafana Bafana observent, assis sur les bancs de leurs vestiaires dont ils ont laissé la porte ouverte. Ils tentent de comprendre et d’intercepter quelques informations qui éclairciraient l’épais mystère qui enveloppe cette équipe qui fait tant de bruit et qui fait rigoler le monde entier !

L’équipe vénérée a implosé depuis le match avec l’équipe des sombreros. Il faut dire qu’ils se sont pris une dégelée et qu’ils sont rentrés dans les vestiaires la queue entre les jambes, en sombres héros… ! On a dit qu’ils s’étaient pris LA pelle du 17 Juin (rien à voir avec l’appel du 18 Juin, qu’ils disent…)

 

Depuis quelque temps déjà, les Bafana avaient senti une odeur de brûlé qui venait des vestiaires des blancs mais depuis l’implosion, c’est le feu qu’ils ont mis les bleus, mais pas le feu dans le stade, comme le chante leur Johnny, non, un autre feu qui semble plus grave.

Derrière les portes des vestiaires des blancs fusent des insultes. Un va et vient incessant fait claquer les portes. On parle de traître...

Un grand black de l’équipe s’est fait jeter, et les joueurs des bleus-blancs ont refusé de s’entraîner hier !

A la veille d’un grand match, c’est bizarre, non ? Que cache donc cette énormité ?

 

Depuis, des préparateurs ont balancé leur chrono, l’Escalopette, le grand patron d’on ne sait trop quoi va pas tarder à claquer la porte, le petit patron qu’ils appellent tous Raymond dit qu’il n’a plus de mots pour parler de tout cet énorme mic-mac.

 

Alors depuis, ils défilent tous, les uns après les autres, le visage grave, dans les vestiaires pour essayer de leur faire entendre raison aux petits joueurs blancs de l’équipe bleue de France : la petite dame Roseline qui leur parle doucement en leur apportant des bonbons, et leurs aînés de 1998, les champions du monde, qui tentent de leur faire comprendre que ce ne serait pas très respectable pour l’image de la France de salir tout ce que, eux les grands frères, ont mis d’efforts à rendre honorable…Malgré tous ces efforts, rien ne semble s’arranger et les joueurs bleus font toujours grise-mine. Ils ont l’air mauvais.

 

Les Bafana Bafana pensent que toute cette agitation, ça cache quelque chose, et que c’est trop gros, tout ça !

 

La rumeur qui court sur les tam-tam alentour dit que les joueurs de l’équipe bleue pourrait bien faire grève et refuser de jouer contre les Bafana Mardi…ou bien jouer quand même, mais très mal comme ils savent le faire depuis quelque temps…

 

Tout ça, ça serait trop beau pour les Bafana mais ceux-ci n’y croient pas ! Non, ils n’y croient décidément pas du tout !

 

Depuis qu’ils ont collé leur oreille contre la porte des vestiaires des bleus, les Bafana sont sûrs que tout ça n’est que tactique pour mieux les enfler !

Les anciens champions du monde ont plus d’un tour dans leur sac, ça c’est sûr !

 

Cette phrase entendue dans les vestiaires des bleus et répétée par tous les médias, et que l’on entend dans tous les couloirs : « Va te faire en….r, fils de p…e ! »…que veut-elle bien vouloir dire… ?

 

 

C’est sûrement une formule magique pour gagner et le Raymond, le fameux petit patron des bleus, c’est sûrement un grand sorcier blanc…!

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 00:51

 

 

 

chien-transat

 

 

 

 

 

 Il y a le soleil, et des nuages qui lui font de l’ombre.

La moiteur de l’air dessine des auréoles sous les bras des arbres

Et la moustache du chat fait des frisottis

Comme la vieille corde à linge tendue sous le préau.

 

Une blonde cendrée, enfoncée dans un transat à rayures,

Pleure toutes les larmes de son cœur de grue

En pensant au zèbre qui l’a quittée avec tant de muflerie.

 

Elle mouche sa peine dans un carré de soie,

Souffle et souffre fort,

Jurant Hermès et tous les Dieux de l’Olympe

Qu’on ne l’y prendrait plus :

L’amour décidément n’est pas un grand lit tranquille…

 

S’emparant de son téléphone portable,

Elle clique en reniflant sur un nom au hasard

Dans son répertoire.

Le soleil et le sourire illuminent soudain son visage

Car ce soir elle dînera en tête à tête avec Marc, 

Pour finir en tête à queue imprévu.

L’important dans la vie, c’est le carnet d’adresses !

 

 

 

 

* Image drôle empruntée ici !

 

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:21

 

 

 

nuages et coeur

 

 

 

 

 

La météo rit. La présentatrice météo rit aussi, dans son décolleté d’été aux fleurs multicolores.

Il fait beau, il fait chaud sur toute la France. Enfin !

D’un geste ample qui englobe la France toute entière, la présentatrice nous annonce un weekend end du tonnerre !

Un énorme soleil recouvre la carte de France : personne ne sera oublié en cette fin de semaine, promis, juré !

 

Trois brins d’herbe verte, une douzaine de roses qui oscillent la tête, les branches du tilleul qui dansent sous la brise et les oiseaux qui fatiguent le silence…Sans aucun doute le printemps est là sous un tapis de bleu.

Ne pas voir l’avion qui s’envole. Rester dans sa bulle.

L’immensité du bleu, uniforme et criard…et le soleil qui règne en maître.

Le cœur qui suffoque, les yeux qui se brouillent et ce vide soudain…immense et terrible.

 

Juste au-dessus de ma tête, un sale nuage dans mon ciel à moi…

 

Et des envies de partir, là-bas au bout du monde.

Et des envies de coller au sol tous les avions…

Mon nuage à moi serait bien capable d’empêcher tous les avions du monde de décoller. Tous mais surtout un seul !

Mon nuage à moi n’est pas empli de cendres noires ; il est juste gonflé d’eau salée qu’il pourrait bien déverser sur la France entière, avant la fin du weekend, si le soleil venait à être trop insolent…

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:43



hirondelles



 

 

Les hirondelles sont des feignasses ! Si, si, vous m’avez parfaitement entendue.

 

Nous sommes à la mi-mars et le fil électrique qui passe devant ma fenêtre du premier étage reste désespérément vide.
Un fil nu, tout noir, très seul.

 

Mais…les fils électriques ne sont garnis d’hirondelles qu’au moment de la migration, c’est-à-dire à la fin de l’automne, me direz-vous...
Le reste du temps, tout l’été, les hirondelles se baladent et volent où bon leur semble, au-dessus des plaines, au-dessus des vignes, se délectant des insectes à profusion.
 

C’est vrai, les hirondelles ne restent pas statiques, plantées sur un moche fil électrique tout l’été…mais moi, j’aime à imaginer que ces élégants petits oiseaux jouent les notes de musique sur une portée, chaque jour lorsque j’ouvre mes fenêtres, juste pour m’offrir un tableau agréable à regarder, afin de me mettre de bonne humeur pour commencer la journée.

Un cliché ? Non, juste une image dans mon livre d’enfant que j'aimais bien.
Mais le printemps n’est pas encore là, je sais...Pourtant, je sens au fond de l'air qu'il ne va pas tarder...à condition que les hirondelles se ramènent à tire d'ailes !

 

Non de dlà ! Comme disait mon arrière-grand-mère Léa. Mais que font donc les hirondelles ?
 

Pas pressées de quitter les pays chauds…je les comprends…mais plus vite elles rentreront, plus vite le printemps pointera son nez chez nous ! Ne sont-elles pas les messagères du printemps ?

 

Les hirondelles sont de plus en plus feignasses chaque année ! Ou bien suis-je, en vieillissant de plus en plus impatiente de voir revenir les beaux jours ?

 

Feignasses…non, je suis injuste…ces pauvres petites bêtes qui parcourent plus de 10 000 Km, bravant les éléments, traversant le Sahara, puis toute la Méditerranée…tout ça pour nous apporter le printemps…non, non, elles sont courageuses, ne ménageant pas leurs efforts pour nous apporter un peu de chaleur…

 

Imaginez qu’un jour, elles décident de ne jamais revenir et de rester là-bas en Afrique ? Cela voudrait signifier que nous n’aurions jamais plus de printemps !

 

Vous avez déjà pensé à ça ? Moi non plus…ça vient juste de me traverser l’esprit !

 

Plus d’hirondelles…plus de printemps ! Impensable…Invivable ! L’hiver, toujours l’hiver…Brrr, rien que d’y penser, j’en frémis…


« Une hirondelle ne fait pas le printemps ! »


Qui vient de dire ça ? Si, si, j'ai entendu quelqu'un exprimer cette ineptie ! Ou du moins le penser très fort. Oiseau de mauvais augure !


Une hirondelle fera toujours le printemps ! Ou bien c’est que nos GPS auront à jamais détraqué leur boussole interne…ou bien, comme le monde ne tourne plus vraiment rond, qu’elles auront confondu nos vertes prairies avec la banquise et qu’elles disparaîtront à jamais pour ne jamais plus revenir…

 

Non de dlà de non de dlà ! Dépêchez-vous, les hirondelles !


On attend le printemps ! Sinon, je m'en fiche, je ferai le printemps sans vous !


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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 19:13



soleil thumbnail



Les gens de la météo, là-haut, ont du faire la fête ce week end pour intervertir le Nord et le Sud...

Je sais pas vous, mais moi, ça me convient plutôt bien qu'il neige dans le Sud alors qu'il fait un soleil du tonnerre dans le Nord !!
 
Pourvu qu'ils changent pas de bouton, là-haut...
Pourvu que Dieu prolonge ses vacances...




* Image empruntée chezOssiane, merci à elle car il est magnifique, son soleil à elle !



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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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