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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 15:34





 

 

 

La petite fille avait perdu sa mère et sa sœur aînée, un an plus tôt dans un dramatique accident et elle restait seule avec un père qui se remettait difficilement de cette tragédie. Bien qu’entourant sa fille de beaucoup d’amour, il avait du mal à l’élever seul : il se sentait perdu et se laissait sombrer dans un état dépressif qui s’accentuait de jour en jour. Sa fille  adorée ne suffisait pas à le sortir de son chagrin…A chaque instant, les terribles images de la tragédie hantaient son esprit jour et nuit.

Il s’était un peu confié à Marc, un jour où ils observaient les deux petites filles qui jouaient dans le jardin.

 

— C’est une chance pour Marine d’avoir une amie comme Emilie qui lui fait oublier sa tristesse…et puis vous êtes si gentils vous et votre femme de vous occuper si souvent d’elle…ça la sort un peu de l’atmosphère lourde de cette maison vide. Je ne suis pas d’une agréable compagnie pour cette enfant, vous savez…mais je n’y peux rien…je n’arrive pas à me sortir de la tête ces images insoutenables de ma fille et ma femme se noyant pratiquement sous mes yeux…Margot a glissé sur la berge et est tombée à l’eau ; voyant qu’elle ne pouvait pas regagner le bord, Louise a plongé au secours de notre enfant. Je n’ai rien pu faire…j’étais trop loin…le courant les a emportées sans que j’aie eu le temps de les sauver…ça, je ne pourrai jamais me le pardonner ! Jamais non plus je ne pourrai oublier ces images terribles…Parfois, je ne me sens plus le courage de vivre. Si je suis encore là, c’est pour Marine… 

 

Marc lui avait prodigué quelques mots de réconfort, lui avait dit qu’il devait vivre pour Marine, se battre pour elle, qu’elle avait besoin de lui… que le temps finissait toujours par cicatriser les plaies…mais les mots, dans ces cas-là, ont tellement peu d’importance.

Aussi Marc et sa femme Juliette prenaient-ils souvent la gamine chez eux à la sortie de l’école. Marine restait parfois coucher chez eux. Emilie, fille unique,  était ravie d’avoir une compagne de jeux et Marine semblait un temps oublier son chagrin.

 

— Ça y est, les filles, on est arrivés ! Tout le monde descend ! 

 

Marc, après avoir sonné, fait entrer les enfants dans le grand hall d’entrée.

Les petites se poursuivent en riant.

Marine retire son manteau d’un geste vif et renverse, par inadvertance, un cadre qui se trouvait sur la console de l’entrée.

Marc se précipite pour ramasser les morceaux qui ont volé en éclats.

 

Son regard se pose sur la photo qu’il a entre les mains et il sent un frisson lui parcourir le dos. La photo représente une femme menue, à la chevelure blonde et vaporeuse ; elle est vêtue d’une longue cape noire !

Son sang ne fait qu’un tour en reconnaissant la silhouette qu’il avait aperçue le long du canal quelques heures plus tôt !

 

     Marine…qu’as-tu fais ?! La photo de Maman …  S’exclame le père en entrant au même moment dans la pièce.

 

L’enfant se met soudain à pleurer. Son père la prend dans ses bras.

 

     Allez, c’est rien, ma toute petite ! Tu ne l’as pas fait exprès…Demain nous irons acheter un cadre bien plus joli et nous replacerons la photo de Maman ! 





( A suivre...demain!) 

Bonne lecture :-)))




 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 00:59







Cette silhouette qui court sur le chemin de halage, pas de doute, il l’a déjà vue quelque part…Il ne sait plus qui elle est, ni où il l’a déjà rencontrée, mais une chose est sûre, cette silhouette lui est familière !

C’est celle d’une femme qui vole plus qu’elle ne court. Ses pieds semblent ne pas toucher le sol humide et boueux.

Une toison de boucles blondes tombe en cascades sur des épaules frêles que recouvre entièrement une longue cape noire.

Marc la suit du regard dans sa course légère. Le brouillard est tombé, épais, sur le canal aux eaux sombres qui les sépare.

La silhouette s’arrête soudain, se retourne et le fixe longuement, avant de reprendre sa course et de s’enfoncer dans la forêt.

Marc était trop loin pour avoir pu discerner les traits du visage, mais la silhouette floue qui se profilait était la même qui s’était déjà promenée la veille le long du canal.


Il est troublé par cette apparition qui tient plus du surnaturel que d’une rencontre réelle et comme il ne croit pas aux fantômes, il secoue la tête, remonte le col de son anorak et siffle son chien.

 

Il est tard déjà ; la nuit commence à tomber. Au détour du chemin, il aperçoit la maison qui se détache sur le ciel sombre. Les lampes sont allumées dans le salon : on l’attend.

Sa fille Emilie, petit bout de femme de 10 ans, chahute avec Marine, sa copine de toujours. Les deux gamines se lancent à la tête les coussins du canapé sur lequel elles se sont vautrées devant la télé.

 

— Hé, les filles, c’est fini ce chahut ?! Vous avez fini vos devoirs ? Il est 18 heures ! Il est temps que je te raccompagne chez toi, Marine ! Réunis tes affaires pendant que je sors la voiture du garage. 


— Papa, je peux venir aussi ? Maman veut bien que je raccompagne Marine avec toi. Je sais ma récitation par cœur ! 


Marc interroge sa femme du regard et opine du chef.


— Ok, mais dépêchez-vous, toutes les deux, sinon ton père va s’inquiéter, Marine !

 

Les filles sont encore excitées et chantent à tue-tête à l’arrière de la voiture, surtout Emilie.

Marine, par moments se tait.
Marc aperçoit dans le rétroviseur comme une ombre qui passe dans son regard ; elle porte ses yeux loin sur le paysage qui défile par la fenêtre. Elle semble à mille lieux de là, dans son monde à elle et à ce moment-là, plus rien ni personne ne semble exister autour d’elle.
Puis soudain, elle semble se réveiller d’un lourd cauchemar. Elle se frotte les yeux comme pour en décoller les images noires qui se sont fixées sur sa rétine. Puis, elle reprend ses jeux comme si de rien n’était, là où elle les avait laissés. Comme une enfant insouciante, elle se remet à rire.


Pourtant la vie lui avait volé son innocence, et à l’âge où toutes les petites filles débordent d’insouciance et de joies futiles, Marine, elle, jetait souvent  sur les choses un regard sérieux et empreint de tristesse souvent mal contenue.

 

     Pauvre petite…Elle aborde la vie avec un terrible handicap… pense Marc en l’observant discrètement.

(A suivre...demain!)



Coucou, les ami(es)! 
Toujours pas beaucoup plus présente sur mon blog, ni sur les vôtres...mais cela ne m'empêche pas de penser à vous!
En plus du quotidien "sur les chapeaux de roues", j'avoue que j'utilise mes rares moments de loisirs à écrire la suite de mon roman... J'ai décidé d'avancer...une bonne fois pour toutes! Je n'aime pas les choses qui traînent...et j'aimerais bien finir par y mettre un point final! Alors, je suis dans un autre monde, plongée dans le Moyen âge...

Cette semaine, j'ai choisi de vous offrir à lire l'une de mes nouvelles! Pour qu'elle ne vous semble pas trop longue, je l'ai "découpée" en quatre épisodes. Je publierai un épisode par jour. Il faudra donc attendre le lendemain pour lire la suite, héhé!
J'espère que l'histoire va vous plaire :-)
Je vous embrasse! 



 

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 17:30







Je ne suis pas un emmerdeur. J’ai juste un caractère ! De la personnalité, quoi !

On me nomme « Chamallow », mais il ne faut pas trop vous y fier, je ne suis pas de la guimauve, même si je suis plutôt doux, je ne me laisse pas toujours faire et j’ai souvent le dernier mot !

Néanmoins, je passe plutôt pour un animal de compagnie sans histoires.

J’ai l’habitude que l’on me procure des caresses, quand je l’ai décidé et que j’en ai envie, et que l’on s’extasie sur mes beaux yeux verts.

Lorsque je vais vers les gens, on m’accueille toujours avec plaisir. Mes maîtres ne peuvent se passer de moi et j’ai une place de choix à la maison. Il faut bien dire que j’ai une conduite irréprochable, mise à part un peu d’irritabilité parfois.

Je passe mes journées à me promener dans les jardins environnants et j’apprécie tous les voisins qui me le rendent bien.

 

Sauf un seul, qui me reçoit à coups de balai et qui me voue une haine indescriptible.
Le voisin du jardin de droite.

 

Ma première intrusion timide, alors que j’étais très jeune encore, me valut des réflexions désobligeantes, voire insultantes.

« Ne touchez pas à « ça » les enfants, c’est sale et méchant et ça chaparde ! Si vous le caressez juste une fois, on ne pourra plus s’en débarrasser et il envahira la maison et nous apportera ses puces et ses microbes ! »

« ça », c’était moi…le sale méchant plein de puces ! Vexant comme accueil, non ? Surtout que les paroles furent accompagnées de courses- poursuites et de hurlements de guerre propres à effrayer même un lion.

Or je n’étais pas un lion agressif, juste un joli chaton noir qui rentra à la maison en tremblant de tous ses membres.

Même ma maîtresse qui avait tout entendu de l’algarade fut surprise, voire outrée par un tel comportement.

 

Je suis buté et lorsque j’ai un truc ancré dans la tête, rien ne me fera changer d’avis. Je suis donc retourné dans le jardin du mauvais coucheur.

On l’appelle comme ça à la maison ; c’est son nom.

Je voulais juste leur montrer que je n’étais pas la bête sauvage qu’ils croyaient, je voulais juste que l’on m’accepte comme un charmant compagnon de jeux.

Bravant l’interdiction formelle de son père, la petite fille m’a cajolé. Ce fut plus fort qu’elle devant mes travaux d’approche : je l’ai séduite !

Quand le mauvais coucheur a vu ça, il s’est mis à hurler, il s’est emparé de moi avec brutalité et il m’a jeté de toutes ses forces pardessus le mur mitoyen comme un vulgaire projectile. J’ai atterri dans mon jardin à moitié assommé.

 

Mes autres incartades se sont soldées par des coups de balai à en faire craquer mon pauvre dos. Le mauvais coucheur m’a même cassé une côte qui depuis pointe et effraye mes maîtres à chaque caresse. Ils se demandent comment cela a pu m’arriver…mais n’ayant pas la parole, je n’ai jamais pu leur expliquer…Cela dit, je sais que ma maîtresse n’est pas dupe…

 

J’ai attendu tout l’hiver pour me venger.


Aux premiers jours chauds du printemps, j’ai guetté les fenêtres ouvertes sur l’air doux.

Je me suis assuré que le mauvais coucheur et sa famille étaient sortis pour quelques courses et j’ai sauté sur le toit de leur véranda.

Puis je me suis introduit dans la maison par la fenêtre de l’une des chambres.

 

Sur le joli dessus de lit aux couleurs claires, j’ai déposé un loir à moitié dépecé que j’avais pris soin d’emporter juste pour eux après une chasse mémorable.

J’ai déterré la jolie plante verte du salon en prenant soin d’éparpiller la terre sur toute la moquette blanche.

J’ai emporté le poulet prêt à cuire, qui reposait dégoulinant de graisse dans un plat près du four, dans la baignoire où je l’ai dégusté en en suçant chaque os, laissant la charpie en décoration.

J’ai déroulé un rouleau de papier WC dans tous les escaliers : quelle franche rigolade !

Jai donné des coups de pattes bien griffues sur le canapé en cuir noir et sur les rideaux de soie blanche sur lesquels je me suis accroché pour faire un peu d’escalade.

J’ai joué avec la collection de petits verres en cristal que j’ai fait rebondir sur le carrelage de la cuisine.

J’ai éparpillé toutes les feuilles des dossiers bien rangés sur le bureau de Monsieur et renversé l’encrier d’un coup de queue.

Avant de partir,  j’ai fait caca sur le paillasson de l’entrée et secoué toutes mes puces.

 

Le mauvais coucheur pourra clamer dorénavant que je ne suis pas fréquentable !



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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 03:33



                                                    *


Le soleil est chaud en cette fin d’après-midi de printemps. Le petit parc ombragé renaît et bruit au sortir de l’hiver.
Les allées retentissent de cris d’enfants qui courent et jouent.
Les canards s’ébattent dans leur mare et attirent les bambins qui tentent d’échapper à la surveillance de leurs mères.
Celles-ci, tout en gardant un œil vigilant sur leur progéniture, bavardent entre elles, discutant de la  varicelle du petit dernier, du prix du beurre qui a encore augmenté.
Elles sortent les goûters soigneusement emballés dans le papier d’alu, elles grondent, elles appellent, elles soufflent sur les bobos, elles essuient les becs dégoulinants de chocolat, elles s’esclaffent…

Le petit parc frémit d’animation joyeuse !

Au milieu des arbres, près de la fontaine, une vieille dame est assise sur le vieux banc de bois tout moussu.
Elle a pris soin de déplier un grand mouchoir blanc qu’elle a consciencieusement étalé sur le banc pour ne point salir sa jupe claire, puis elle s’est assise.
Les vieilles dames sont toujours méticuleuses et toujours prévoyantes. Elles ont horreur des tâches, et inspectent toujours l’endroit où elles vont s’asseoir, surtout lorsqu’il s’agit de bancs publics.
Les gens ne respectent rien. Ils posent leurs chaussures crottées sur les sièges et en salissent le bois. Ils se fichent du promeneur qui viendra s’asseoir là.
 
La vieille dame est donc installée depuis un petit moment déjà.
Elle regarde à droite, à gauche…Elle scrute les enfants qui sont en train de jouer, elle écoute les observations de leurs mères.
Sur ses lèvres, flotte un sourire vague.
De temps en temps, elle marmonne entre ses dents, secoue la tête d’un air distrait.

Machinalement, toutes les secondes, elle arrange une mèche de ses cheveux qu’elle coince dans son petit chignon strict. Elle caresse le camée qu’elle porte en broche sur le col de sa veste et dénoue un peu son foulard.
Elle lève la tête et regarde le soleil qui joue dans les branches. Elle est bien, là… Elle respire à pleins poumons l’air si doux, elle profite de l’animation…ça la change des mornes journées d’hiver qui la forcent à rester enfermée chez elle …
Dans quelques minutes, elle se poussera sur le banc, là un peu vers la gauche, car elle jugera qu’elle est trop au soleil…c’est pas bon le soleil pour la peau…

Elle observe deux enfants en train de se chamailler. Elle regarde sa montre, jette un regard alentour, et lève la tête vers le ciel.
Elle semble attendre quelqu’un ou quelque chose…Elle s’impatiente.

A ses pieds, un sac Monoprix est avachi. Par moment, elle s’assure de sa présence en le touchant du bout des doigts…puis elle reprend son observation, à droite, à gauche.

Elle regarde à nouveau sa montre, puis se penche sur le sac en plastique qu’elle a gardé à ses pieds. Elle le saisit et le pose sur ses genoux .Elle l’ouvre et en sort quelques quignons de pains qu’elle effrite doucement entre ses doigts et qu’elle disperse autour d’elle.

Aussitôt et en un temps plus court qu’il ne faut pour le dire, une nuée de pigeons s’est abattue sur la vieille dame.
Les volatiles se goinfrent du pain offert.
La vieille dame veille à ce que chacun ait sa part, repoussant les trop gourmands, donnant la béquée aux plus timorés, appelant l’un ou l’autre par son petit nom…c’est qu’elle les connaît bien ses petits protégés !
Tous les jours, à la même heure, elle a rendez-vous avec eux.
La distribution faite, elle les regarde avec un sourire de satisfaction sur les lèvres.
Tous les enfants du parc se sont précipités près de la fontaine pour assister au spectacle.
Leurs cris n’effraient nullement les oiseaux qui continuent leur festin.
Autour d’elle, la vieille dame a une nuée d’enfants et une nuée de pigeons. Elle est au centre de l’événement…Tournez, manèges ! Elle en a le tournis, mais elle est heureuse de tant d’agitation.
Elle répond aux questions, hoche la tête, et sourit aux rires des enfants.

Dans quelques instants, tout ce beau petit monde se sera envolé, enfants et pigeons car le temps va commencer à fraîchir, il faudra songer à rentrer…aussi profite-t-elle du moment… C’est le meilleur instant de sa journée, celui qu’elle attend chaque jour.
Demain, et tous les jours jusqu’aux premiers frimas de l’hiver, elle sera là, au même endroit et à la même heure.

Ce matin, en prenant son chicorée-café, elle lit les gros titres du journal local. L’un d’eux attire son attention.

« La prolifération des pigeons dans la ville de X a entraîné une série d'actions menées par les services municipaux et des intervenants extérieurs afin de limiter les nuisances causées par ce volatile. Parmi ces actions visant à éliminer les oiseaux, la capture par pièges a été retenue et débutera dès aujourd’hui. »

La vieille dame tourne son regard vers la fenêtre et soupire. Dehors, il pleut.

Elle brandit son parapluie, la meilleure des armes de défense aujourd’hui, et se dirige à grands pas décidés vers le petit jardin public!



* Toile de Jean-Louis Frivel



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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 15:30








Le premier jour, elle a emballé ses effets personnels dans des boîtes, des malles et des valises... Le deuxième jour, les déménageurs sont venus pour les emporter...
 
     Le troisième jour, elle s'est assise pour la dernière fois dans leur salle à manger, et à la lueur des chandeliers, bercée par une douce musique de fond, elle s'est fait un festin de crevettes, de caviar et de champagne.
 
     Lorsqu'elle a terminé son repas, elle est allée dans chacune des pièces de la maison et a déposé, dans le creux des tringles à rideaux, quelques crevettes qu'elle n'avait pas mangées. Elle a ensuite bien nettoyé la cuisine, et quitté la maison.
 
     Lorsque son mari et sa nouvelle petite amie sont revenus s'installer à la maison, ils ont filé le parfait amour durant les premiers jours.
Puis, lentement, la maison a commencé à sentir mauvais. Ils ont tout essayé : nettoyer, récurer, frotter, cirer, aérer... En vain.
 
     Ils ont alors fait vérifier les conduits d'aération, afin de s'assurer qu'il ne s'y trouvait pas de cadavres de rongeurs en putréfaction. Tous les tapis, moquettes et tissus muraux ont été nettoyés à la vapeur, et des purificateurs d'air installés aux quatre coins de la maison.
 
     Comme l'odeur persistait, le mari et sa petite amie sont partis quelques jours à l'hôtel, le temps qu'une entreprise d'extermination vaporise des produits anti-bestioles dans toute la maison.
Lorsqu'ils sont revenus l'odeur était toujours là.  Ils ont alors décidé de faire remplacer les tapis et moquettes, pour une somme faramineuse.
Et l'odeur a persisté.
 Leurs amis ont cessé de venir leur rendre visite, le facteur faisait un détour et oubliait de leur distribuer le courrier, la femme de ménage a donné sa démission... Finalement, incapables d'endurer la pestilence, ils ont décidé de déménager dès que la maison serait vendue.
 
     Un mois plus tard, et bien qu'ils aient réduit leur prix de vente de moitié, ils ne trouvaient toujours pas d'acheteur pour leur maison puante. Le mot était passé, et même les agents immobiliers ne répondaient plus à leurs appels.
En dernier recours, ils ont emprunté une importante somme d'argent pour pouvoir acheter une autre maison.
 
     L'ex-épouse de l'homme lui a téléphoné, histoire de prendre de ses nouvelles.
Il lui a raconté la saga de la maison puante. Elle l'a écouté poliment, puis lui a dit qu'elle s'ennuyait terriblement de cette maison, et qu'elle serait prête à accepter de réduire ses demandes dans leurs négociations de divorce si elle pouvait récupérer la maison...
 
     Sachant que son ex-épouse ne pouvait s'imaginer à quel point les odeurs de la maison étaient pestilentielles et insupportables, le mari voulut bien lui céder la maison pour le dixième de sa valeur réelle, à la condition qu'elle signe les papiers le jour même.
Elle accepta et, dans l'heure, les avocats de l'ex-mari lui envoyèrent les papiers.
 
     Une semaine plus tard, l'homme et sa nouvelle petite amie affichaient un sourire narquois en regardant les déménageurs emballer toutes leurs affaires et les déménager dans leur nouvelle maison. Tout, absolument tout.
 
Y compris les tringles à rideaux...!!!!



Amusante cette histoire-là, non ?! Vous l’avez peut-être déjà lue car elle tourne sur le net…
C’est une amie qui me l’a envoyée, et j’ai voulu la partager avec vous, au cas où vous ne la connaîtriez pas…

J’ai adoré la…chute !!

Vengeance typiquement féminine… !
Il fallait y penser :-)
Astucieux et…terriblement drôle ! Enfin…ça dépend pour qui !




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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 02:39




                      *


 Il restait là, prostré, dans la pénombre de la pièce, seul, abandonné de tous, avec pour seule compagnie les couleurs de ses toiles et son chat efflanqué qui miaulait.

Un rictus amer s’affichait sur son visage émacié.

 

Il regardait ses toiles étalées à même le sol, ses toiles qui recouvraient les quatre murs de sa chambre de bonne, vestiges d’une vie…enchevêtrement au creux de ses vides…seules véritables preuves de son passage ici-bas.

Des tubes de peinture, percés, jonchaient le sol au milieu d’un fatras de paperasse abandonnée.

Des vêtements sales et déchirés s’amoncelaient sur une vieille paillasse maculée de tâches. Des sacs poubelles, éventrés aux quatre coins de la pièce, vomissaient leurs ordures aux relents pestilentiels.

 

Il détourna son regard du capharnaüm, et s’approcha de la fenêtre entrouverte. Les volets, à moitié fermés pour garder un peu de fraîcheur, laissaient entrevoir la rue en contrebas.

Dehors, l’air irrespirable semblait avoir plaqué au sol toute vie existante ; les passants avaient déserté le macadam surchauffé et la rue, à cette heure habituellement si bruyante, renvoyait un silence étouffant.

La canicule exceptionnelle qui régnait ce jour-là, le faisait suffoquer. Il s’affala dans un fauteuil au cuir éclaté, son chat sur les genoux.

 

Il était si las… trop las pour lutter encore ; il n’était plus qu’un vieil homme fatigué de la vie qui l’avait tant malmené.

Il avait tout sacrifié pour son art, pour arriver à se faire un nom, persuadé que son don allait révolutionner le marché.

Il avait abandonné femme et enfants qui l’empêchaient de gravir les marches de la gloire. Pas de boulet au pied qui aurait risqué de ralentir son ascension vers la réussite imminente !

Il n’avait qu’un seul but : tout piétiner sur son passage, sans égard pour autrui ; il ne voulait aucune entrave sur le chemin qu’il s’était tracé. Pas de sentiment, aller de l’avant, coûte que coûte, pour un jour être connu et reconnu ; telle était ce qu’il croyait être la recette de la réussite !


Mais c’est une lente descente aux enfers qui, en fait, l’attendait au virage…

Il s’est mis à jouer les rôles de salopards, de putes et de magouilleurs, influencé par des relations peu recommandables. Il trempait dans des situations peu reluisantes, espérant toujours arriver à ses fins.


Il prenait la nuit pour le jour, rentrant au petit matin, éreinté de ces heures de beuverie, de luxure.

Il cuvait la journée le vin amer de ses nuits, incapable, la plupart du temps, de peindre la moindre toile.


Dans le giron de la nuit, il sut se faire quelques relations intéressantes parmi des artistes et des galeristes qui lui donnèrent sa chance en lui permettant d’exposer les quelques œuvres qu’il avait réussi à créer, certains jours de lucidité ; opportunités qu’il n’avait jamais su saisir au bon moment.

Jamais son talent, si talent il y avait, ne déclencha, parmi l’intelligentsia,  l’once d’admiration tant espérée …pas même le plus petit intérêt ! Les rares toiles qu’ils vendaient, après d’âpres négociations, lui rapportaient peu, juste de quoi manger son pain quotidien, juste de quoi vivre au jour le jour, avec quatre murs autour de sa misère.


Mais l’homme restait fier malgré sa profonde solitude. Il n’aimait personne et ne voulait n’avoir aucun compte à rendre à quiconque. Pas d’amis véritables à qui confier ses peines, une vie de mascarade, de grand carnaval où quand les flonflons du bal se taisent au petit matin, il ne reste que les larmes pour pleurer des regrets…il ne reste que l’amertume qui laisse aigri.

A l’aube du grand âge, il n’était plus qu’une pauvre marionnette blessée, abandonnée et oubliée de tous.
Pire, il était frustré par ce don que personne n’avait jamais su reconnaître en lui. Peut-être qu’après sa mort, on reconnaîtrait son génie…

Il ferma les yeux, pour oublier tout le mal que lui faisaient ces souvenirs qui remontaient soudain à la surface.

 

                                                  ********

 

C’est par une journée étouffante, un été de canicule, que l’on trouva un

vieillard, mort dans un taudis. Son chat miaulait à rendre l’âme, ameutant les voisins de palier.


On enroula le corps dans une vieille couverture et on le déposa à la morgue. On attendit en vain que la famille se manifeste. Seule la canicule restait au rendez-vous.

Personne ne réclama jamais le corps abandonné : l’homme semblait seul au monde…

Alors, on l’enterra avec d’autres inconnus, ignorés, anonymes.

Le président de la République assista en personne aux funérailles et l’on rendit un hommage national à ces victimes délaissées jusque dans la mort.

 

« Si c’est pas malheureux d’abandonner ses vieux…de les laisser mourir tout seuls, sans assistance ! Quel scandale de nos jours ! » S’écria un témoin.

 

La presse enfonça le clou, titrant en gros et en large, pointant la plume sur ce monde sans pitié, sur l’indifférence du genre humain quant à son prochain.

 

Quelques mois plus tard, devant un bataillon de tombes nues et froides, une femme, la cinquantaine, pleure doucement, agenouillée sur l’une d’entre elles.

 

« Papa, pourquoi ?
Pourquoi n’as-tu jamais voulu prendre la main que nous t’avons toujours tendue ? Nous avions tant besoin de toi… Pourquoi nous as-tu abandonnés ?
Pourquoi nous as-tu toujours rejetés ?… »





* Acrylic "Barbu-chapeau" de Val



 

 

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 01:27








 

Est-ce que vous avez déjà imaginé, un instant, que votre vie pouvait s ‘arrêter, comme ça d’un seul coup ?!

Sans même avoir réalisé quoique ce soit…sans même avoir terminé votre phrase…

Tiens, peut-être que vous n’aurez même pas le temps de lire le dernier mot, là, que je suis en train d’écrire.

Paf ! Crise cardiaque !

Ou alors, vous êtes en train de traverser la rue, en pensant au bon gâteau que vous allez faire aux enfants en rentrant ce soir et blam !

Vous voilà envoyé ad patres par un chauffard ! Même pas eu le temps de continuer votre pensée…et de rajouter que ce serait un gâteau au chocolat…l’idée du gâteau et du chocolat…qui plus est, du gâteau AU chocolat…même pas eu le temps de l’évoquer !

Ça se passe très vite en général ces choses-là.

En trois secondes, vous n’existez plus !

Réfrigérante, cette idée, hein ? Pas drôle…ça, je vous l’accorde.

 

Mais ce qu’il faut que vous sachiez pour ne pas mourir idiot, c’est que tout est décidé depuis des lustres, là-haut ! Il n’y a pas de hasard : tout est déjà écrit.

 

Vous ne l’avez pas entendu le compte à rebours ? Le «  1…2…et…3 ! »…et vous ne le connaissez pas, bien sûr, le mec de là-haut ?

Vous savez, le mec, assis à la droite de Dieu ??? …mais si, celui qui appuie sur le chrono ?

A 3, il appuie sur son chrono et vous trépassez, juste au simple énoncé de votre nom, inscrit sur la longue liste que tient l’autre mec assis à  la droite du mec au chrono.

Ça fait froid dans le dos, hein !

 

Dieu, lui, il se contente de sourire paisiblement derrière sa longue barbe blanche. Il est heureux, lui, ça fait partie du contrat : il ramène ses moutons à la bergerie comme convenu, et ses moutons, il les aime bien, Dieu.

 

Comment ça, ce n’était pas convenu ? Ne faites pas les étonnés : vous étiez d’accord avec ce projet, avant de descendre sur terre, et vous avez signé le contrat de vos propres mains !

Vous ne vous en souvenez pas ? Bon, passons…mais moi je vous affirme que vous étiez tout à fait d’accord pour cette petite étape sur terre avant le grand voyage ! Si, si ! Ce n’était pas un voyage-aller…

Allons, réfléchissez deux secondes : dans tous les voyages  il y a forcément toujours un retour !

 C’est fou comme on aime à oublier les choses qui dérangent…

 

Et puis, franchement, vous croyez que vous vous seriez mis "premier" sur la liste pour le grand voyage vers là-haut, sinon ? Et bien moi je vous dis que non ! Si vous n’aviez pas signé avant de descendre sur Terre, vous n’auriez sûrement pas accepté le « retour » !

 

Imaginez un peu la situation grotesque :

—    Qui veut prendre son tour, pour un p’tit voyage merveilleux et sans retour cette fois ?   C’est gratuit ! Vous, Madame ?

—    Vers le paradis ou l’enfer ?

—    Ah, ça, Madame, on ne peut pas vous le dire encore…ça se décide là-haut ! 

—    Moi ! Moi ! 

Et voilà que ça se bouscule au portillon !

 

Non mais, avouez…vous vous imaginez dans cette situation ? Répondre oui à Madame la Faucheuse ?

«  Oui ! Oui ! Je veux mourir, là, maintenant, tout de suite ! Pourvu que ce soit moi, le premier, oh pourvu que ce soit moi !! »

Non, non, c’est pas sérieux ! Devant un tel truc, vous vous défileriez…c’est humain !

Vous avez encore envie de profiter de la vie, et puis laisser tous ces gens que vous aimez, ça jamais !

 

C’est pourquoi, là-haut, ils décident à votre place.


Le pire c’est qu’ils ne vous préviennent même pas…Remarquez, c’est mieux comme ça car vous n’avez pas le temps d’avoir peur.

Cela dit, ils pourraient quand même vous laisser le temps de vous organiser, c’est vrai…

Mais, c’est qu’ils sont pressés…pas que ça à faire…s’il fallait qu’ils attendent que vous mettiez toutes vos affaires en ordre, il y en aurait pour des lustres !

C’est vrai quoi, faut se mettre à leur place !

 

C’est qu’ils travaillent à la chaîne, là-haut !

Vous n’êtes pas la seule personne au monde qui existez, (enfin…qui existiez !), ils en ont des milliers comme vous à rapatrier !

La chaîne, je vous dis !

Vous déboulez sur le tapis comme ces boîtes de petits pois à l’usine.

 Plic, on vous réceptionne ! Plac, on vous colle une étiquette sur le dos !

Bing, on vous dirige vers le rail de gauche, vers l’enfer. Bang, vers le rail de droite, pour le paradis et celui du milieu, pour le purgatoire !

Vous êtes sur des rails, des boîtes de petits pois, je vous dis !

On vous pèse…enfin, on pèse votre âme, pour connaître le poids de vos actions bonnes ou mauvaises, et en fonction du résultat, on vous dirige vers tel ou tel rail.

 

Ils n’ont vraiment pas le temps de souffler, les mecs là-haut, je vous l’assure !

Et quant à vous, vous n’avez vraiment pas le temps de comprendre ce qui vous arrive.

Vous êtes sur votre petit nuage, là, bringuebalé  de-ci, de-là. Vous croisez des milliers de têtes que vous semblez connaître mais que vous ne remettez pas toujours… (Tiens, celui-là, là-bas, je le connais…il travaillait pas à Monoprix ? Ho, mais là, c’est mon banquier, c’est vrai il était mort dans un accident de la route… Et là-bas…ce ne serait pas la vieille tante Eugénie ? Elle semble avoir rajeuni…)

 

 Vous regardez en bas, vers votre ancienne demeure. Dire que vous avez laissé tout votre linge à étendre ! Han, et les copains qui viennent dîner ce soir ! Que vont-ils manger ? Et vos enfants qui va leur faire réciter leurs leçons, hein?


Vous pensez que vous êtes dans un drôle de rêve, que vous allez vous réveiller, mais pas du tout, vous ne rêvez pas !

Non, non, vous ne rêvez pas ; vous êtes bien dans le monde réel ! Pas drôle cette idée, hein !

Terrifiant de penser que votre vie peut basculer comme ça d’un coup…Qu’en trois secondes, vous pouvez  vous retrouver dans un autre monde, sans même avoir eu le temps de dire ouf !

Trois secondes, juste le temps de compter jusqu’à  3 !

 

Tenez, moi,  par exemple, qui vous parle, là, en ce moment, j’ai des dizaines de rendez-vous demain…des gens qui vont m’attendre, peut-être pour rien !

Peut-être qu’en sortant de la douche, je vais glisser et me fracasser la tête, ou en dévalant les escaliers, me rompre le cou ! Et qui est-ce qui va poireauter sur le quai de la gare en attendant vainement que je vienne la chercher ? Belle-Maman qui fulminera comme à son habitude contre mes retards légendaires  et qui le regrettera par la suite !

C’est bête et ça tient à pas grand chose parfois la vie, vous savez…

1…2…3 !!

Vous entendez ???… ????

1…2…3 !

C’est la voix du monsieur du chrono de là-haut ??? Haaaaaaaaaa !!!!

Et si c’était bientôt mon tour ??…ou le vôtre ??…

Ah non, ouf ! Ce sont les enfants dans la cour qui jouent à « 1, 2,3, soleil ! »

C’est fou ce qu’on peut être innocent à cet âge-là !

Vous voyez, ce n’est pas drôle de raconter des histoires pareilles, après on y croit et on se fait peur !


Maintenant, c’est sûr, quand vous entendrez : 1…2…3 !…vous allez y penser au mec du chrono, et vous en aurez la chair de poule.

Non, ce n’est vraiment pas une histoire drôle que je vous raconte là, je vous l’accorde !

Allez, 1…2…3 et… à bientôt !






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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 14:12



Madame, Monsieur,

 

Nous sommes venus prendre des nouvelles des sacs poubelles…

 

En effet, vous nous aviez notifié par écrit qu’une distribution aurait lieu ce jour, or en nous rendant à l’adresse indiquée, nous avons trouvé porte close…

C’est bien ennuyeux car vous vous en doutez, nous n’avons plus de sacs poubelles jaunes et aussi bleus.

Comment allons-nous donc faire pour le tri de nos déchets papiers et plastiques que nous devons obligatoirement mettre dans ces sacs correspondants, sinon le camion de poubelles ne nous les ramassera pas…

Notre voisine de droite nous a dit que si votre local était fermé aujourd’hui, alors qu’il aurait du être ouvert, c’est parce la distribution a été annulée pour cause de pénurie de sacs…

Notre quartier passant en dernier pour la distribution, il paraîtrait que tout a été déjà distribué dans les autres quartiers et que par conséquent vous n’avez plus de sacs à nous donner ?

Mais comment allons-nous donc faire pour nous débarrasser de nos déchets, sans ces sacs ?

Et vous nous l’avez assez répété : « les déchets papiers et plastiques ne devront pas être mis dans les sacs poubelles noirs trouvés dans le commerce, sous peine de les voir refusés au ramassage hebdomadaire »

Alors nous vous le demandons : « comment allons-nous faire ? »

Nous précisons que, retraités, nous ne conduisons plus.

C’est dramatique pour nous… Nous allons être vite submergés de déchets surtout si, comme nous l’a précisé notre voisine d’en face, nous devons attendre la distribution de sacs jaunes et bleus de l’année prochaine…

Notre voisin de gauche a dit, lui, qu’il mettrait tous ses déchets confondus dans de gros sacs poubelles noirs et que si les camions poubelles refusaient de les prendre et bien qu’il irait les porter chez vous, en les balançant par-dessus le portail de votre local…
Mais c’est défendu cela, nous en sommes conscients…et votre local va vite devenir un local-poubelles à ce rythme-là…Enfin…nous préférons vous prévenir, afin que vous nous trouviez vite des sacs poubelles jaunes et bleus…afin d’éviter bien des désagréments…et du souci…

Bien à vous

                                                    Raymonde et Robert Duchemol.

 

Réponse des services-techniques des déchets de la commune :


Madame et Monsieur Duchemol,

 

Nous sommes désolés de vous apprendre qu’en effet nous nous sommes trouvés, bien involontairement, à cours de sacs poubelles jaunes et bleus et n’avons pas pu satisfaire toute la population. Veuillez nous en excuser.

Nous avons le regret de vous informer que la prochaine distribution de sacs aura lieu l’an prochain à la même date.

Néanmoins, il ne sera en aucun cas toléré que vous déposiez vos sacs poubelles dans notre cour et, cela va sans dire, cet acte sera jugé comme malfaisant et sévèrement réprimandé.

Ces déchets n’étant pas périssables, nous vous proposons de les stocker chez vous en attendant l’année prochaine.

En vous renouvelant nos excuses, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments dévoués.

 

10 mois après, à la une du journal local :


« Raz-de-marée de poubelles devant les locaux des services techniques-déchets de la commune »

 

Le personnel administratif des services-techniques-gestion des déchets n’a pu accéder à son lieu de travail hier matin.

Des centaines de milliers de sacs poubelles ont été déversés dans la cour de l’établissement, empêchant l’ouverture des grilles d’entrée et bloquant l’accès aux bureaux. Le personnel s’est donc retrouvé au chômage technique, le temps que les camions poubelles aient dégagé l’endroit. Cette opération a demandé deux jours complets !

Malfaisance ? Mauvaise plaisanterie ? Vengeance ?

Une enquête a été ouverte pour déterminer les coupables d’une farce jugée fâcheuse par la commune.

Il semble, d’après certaines suspicions, que les sacs poubelles proviendraient d’un quartier en particulier. Trouver les coupables va s’avérer complexe, vu le nombre considérable d’habitants résidant dans ce quartier…


Note de la commune aux habitants du quartier X, 8 jours après l’incident
 :

 

Nous avons l’agréable nouvelle de vous annoncer que nous procéderons au réapprovisionnement de votre quartier en sacs de tri jaunes et bleus dès demain Mardi 14 Novembre.

Merci de vous munir de contenants suffisamment vastes pour le transport, la distribution pouvant être plus encombrante qu’à l’accoutumée...

 

 

 
Ce texte a été écrit pour la "Petite fabrique d'écriture"

La consigne: il fallait écrire un texte commençant par: "Nous sommes venus prendre des nouvelles de..."

J'aurais pu prendre des nouvelles de...quelqu'un en particulier...ou du temps, ou de la bourse...ou d'un projet en cours...allez donc savoir pourquoi ma plume en a décidé autrement en décrétant qu'il nous fallait en prendre de ces vulgaires sacs poubelles...
Quelle idée saugrenue, me direz-vous...
Oui, et bien je vous répondrais que...nous ne sommes pas toujours libres de décider... quand l'inspiration prend le pas, il faut la suivre!
Et puis...c'est pas joli un sac poubelle?
Et puis...c'est intéressant un sac poubelle, ça a souvent son mot à dire...La preuve: les sacs poubelles sont capables de faire la révolution!
Enfin...mes sacs poubelles à moi, ils sont comme ça...


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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 15:35

 

Je suis enfermée là, prisonnière, sans jamais avoir pu trouver la sortie vers l’air libre.

Je suis une mouche, et je tourne et vire, depuis des lustres, dans cette salle obscure. 
J’ai pourtant essayé de me glisser entre les portes d’où filtraient quelques rais de lumière, la lumière de la liberté, mais j’ai failli me faire coincer mille fois dans ces portes battantes.

Donc, j’en ai pris mon parti, et je reste là, enfermée dans ce cinéma de quartier à la salle trop grande et trop sombre.

Oh, je ne m’ennuie pas ! Je vois du monde qui s’installe quelques heures durant auprès de moi, et je ne désespère pas un jour de me coller dans la chevelure de l’une ou dans la poche de l’autre pour pouvoir m’évader et ainsi retrouver l’air du dehors et ma liberté !

Mais je ne suis pas pressée finalement : j’ai bien chaud ici, alors qu’il gèle à l’extérieur, et je m’amuse comme une folle ! Alors j’attends mon heure, patiemment, pour rejoindre l’extérieur…

Je profite des derniers films en vogue et quand j’en ai assez de voir et revoir toujours les mêmes, et comme je m’ennuie, j’asticote les spectateurs ! Faut bien s’occuper…

Je les agace pendant qu’ils ont le regard figé sur le grand écran : je me colle sur un nez, je bourdonne à l’oreille de l’un, je m’emmêle dans la chevelure de l’autre, je lèche un miko glacé…bref, pas un n’a réussi encore à m’attraper ! Pourtant je prends des risques et des claques, j’en ai pris, car toujours, ils sont à bout de nerfs tellement je les ennuie !

Mon grand jeu en ce moment, c’est de me coller sur l’écran…sur le nez de la vedette principale ou d’attendre le baiser de Tom Cruse et Nicole Kidman et de me scotcher là, au milieu de leurs deux bouches !

Malheureusement, ça n’a pas l’air de déranger les spectateurs : j’ai l’impression qu’ils ne me voient pas, je suis trop petite !

Non, non…ce qu’il faudrait, c’est que je me colle directement sur la vitre du projecteur : j’apparaîtrais ainsi en gros plan sur l’écran !

Donc, c’est ce que je suis en train de comploter !

Là, ce soir, ils passent le dernier Walt Disney : le film de fin d ‘année, pour le Noël des enfants…et des grands !

Je vais entrer en action sur la première image du film qui est grandiose !!

C’est une image qui ressemble à un autre monde …ça évoque quelque chose comme la fin du monde…un monde de glace, de rocs, sans vie aucune…avec un ciel de Big Bang qui crache du feu !

Ça fait froid dans le dos…mais c’est grandiose !

Je vais essayer de me coller là, en plein milieu de l’image !

Vous imaginez, un peu, l’effet ??!!!! Moi, en gros plan, grossie par le projecteur, au milieu du Big Bang, entourée de feu et d’étoiles sanglantes, étalant mes ailes lustrées avec élégance ???!!!!

Du plus bel effet, elle va être cette vision !

Bon !…ça y est, c’est la bande annonce ! Dans deux minutes, j’entre en scène !

Je virevolte autour du projecteur et …c’est le moment où j’interviens !!! Je me colle sur le zoom du projo !

Je ne me vois pas, mais je m’imagine…je suis scotchée en plein milieu de l’image ! Sublime !!! Je suis devenue la vedette principale !Je dois être divine ! Les spectateurs sont bouche bée ! Enfin, j’imagine qu’ils doivent être bouche bée car un truc pareil ça se voit pas tous les jours…Effet spécial garanti !

J’ai un peu chaud, mes pattes sont sur un truc bouillant, mes ailes sentent le roussi…Je suis dans une position inconfortable mais ça vaut bien le détour…

Que se passe-t-il soudain ?!

Au secours !!!!! Je suis attirée dans une spirale infernale ! Je vois du feu, des étincelles et les étoiles explosent autour de moi, en un feu d’artifice du diable !!!

L’air est brûlant, irrespirable ! Un bruit d’enfer explose à mes oreilles !!!

Au secours !!!

Je descends le long d’un interminable toboggan, cul par-dessus tête. Ma tête est en sang, mes ailes sont froissées…et j’atterris violemment sur le dos, sur… de la glace ! L’air est gelé…Tout est sombre. Seules quelques déchirures du ciel font apparaître encore des éclairs furieux…

Soudain, le silence règne en maître absolu : j’ai l’impression d’être devenue sourde. Pas âme qui vive…

Mais où suis-je ? Soudain, j’ai très peur…

       Au secours !!!

Quelqu’un m’entend-t-il ? Quel est ce monde étrange ??? Répondez-moi !

Non, ne me dites pas que je suis entrée dans le film ???!!!!

Ne me dites pas que j’ai été aspirée dans ce monde irréel…

AU SECOURS !!!!!
Sauvez-moi: je vous promets que je ne prendrai plus le rôle principal...

Pfff, pauvre petite mouche...Voilà ce qui se passe quand on veut se prendre pour une vedette...Voilà, c'était un délire...je me suis prise un instant pour une mouche...celle qui m'a royalement ennuyée pendant la dernière séance!

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 13:30

Ce texte a été écrit pour le cinquième défi lancé par  les parchemins de Bigorphéa link
dont le sujet est: "Vous êtes un animal...Racontez-nous une journée ou un moment, drôle ou pas, en vers ou en prose..."

J'aime bien les défis, alors pour participer, voilà ce que j'ai imaginé...
Une histoire vraie...en quelque sorte...


Brutus à l'heure de la sieste!


Ils m’ont appelé Brutus…quel nom bizarre pour un chat…Inutile de vous dire que toute la communauté des chats du quartier se fichaient de moi avec un nom pareil, lorsque croyant voir arriver un énorme molosse, ils découvraient une petite boule de poils noirs !

Mes maîtres ne juraient que par moi : j’étais un prince à la maison, beau et intelligent, et on me passait tout grâce à mon charme ! Faut dire que je les faisais rire ; ils disaient de moi que j’étais un clown et que je faisais des trucs que les autres chats ne font pas. Entre autres, je me couchais dans tout ce qui pouvait me contenir : la corbeille à pain, les saladiers, les pots de fleurs, les lavabos, les sacs à main…et lorsque mes maîtres me retrouvaient lové dans ces endroits insolites, ils riaient pendant une demi-heure. Bon, si ça pouvait les amuser…  

Ils m’aimaient tellement qu’ils m’emmenaient même en weekend dans leur maison secondaire au bord de la mer. C’est eux qui m’ont donné le goût des voyages, la première fois qu’ils m’ont emmené en voiture… La voiture j’ai trouvé ça génial ! J’étais encore un chaton et j’ai adoré ça ! Être transporté à des kilomètres de chez soi, en un rien de temps et voir défiler les paysages par la fenêtre, ça m’a donné des envies de découvrir autre chose que le périmètre de leur petit jardin.

La voiture était donc devenue une de mes lubies ! Mais ça, ça faisait moins rire mes maîtres car dès qu’ils prenaient la leur, je me précipitais dans l’espoir qu’ils m’emmènent avec eux et profitant d’une porte ouverte, je sautais dans l’habitacle et m’installais sur la lunette arrière, bien avant qu’ils ne s’en aperçoivent ! Ils ont souvent été obligés de faire demi-tour pour me ramener à la maison, suivant les endroits où ils allaient. Je faisais ça avec toutes les voitures, à tel point que ma maîtresse, paniquée à l’idée de me perdre, recommandait toujours « de bien regarder si on n’embarquait pas le chat » Même qu’un jour, profitant de l’ouverture des portes d’un gros camion qui venait livrer un meuble à ma maîtresse, et pendant qu’on ne faisait pas attention à moi, j’ai sauté dans le camion, ni vu ni connu ! Malheureusement, le chauffeur s’en est aperçu au bas de la rue…le voyage fut court ! Il m’a ramené à la maison en disant à ma maîtresse qu’un peu plus, il m’embarquait jusqu’à Marseille ! Ma maîtresse a secoué tristement la tête en disant qu’un jour elle me perdrait pour de bon car j’étais un fugueur… Je n’étais pas un fugueur, j’étais juste voyageur !

Marseille…ça m’a fait rêver…Le gros matou bien vieux du voisin de gauche m’a raconté Marseille ; il y a vécu quand il était jeune. Paraît que c’est LA ville de tous les départs…avec son port immense dont les bateaux vous conduisent dans tous les pays de la Méditerranée… Je décidais donc de monter à la première occasion dans n’importe quelle voiture qui se présenterait avec une porte ouverte, me faisant tout petit afin de n’être pas repéré et voir mon voyage tourner court, et de croiser les papattes en priant pour que l’on me conduise à Marseille.

C’est ainsi qu’un jour j’ai grimpé dans la voiture du « mauvais coucheur », le voisin de droite que ma maîtresse n’aimait pas. Ma maîtresse répétait toujours « qu’un homme qui n’aimait pas les bêtes, n’était pas un homme bon et qu’il fallait s’en méfier ! »

C’est vrai que ce voisin-là ne m’aimait pas du tout. Alors que je venais gentiment quémander quelques caresses, lui me chassait à coups de balai et allait se plaindre à mes maîtres…Pff, comme si mes maîtres pouvaient me tenir en laisse… Il faisait fuir aussi les oiseaux qu’il jugeait sales et bruyants.

Une fois grimpé dans sa voiture, je me suis tapi sur le sol, derrière le siège du conducteur, caché entre deux sacs de voyage et je me suis endormi en rêvant à ma destination surprise ; si ce n’était pas Marseille, je m’en moquais finalement ; n’importe quelle autre destination ferait l’affaire pourvu que je découvre d’autres horizons. La voiture filait à vive allure, berçant mes rêves, quand je fus réveillé par une envie soudaine de faire pipi. Pas question de faire sur le tapis, j’étais un chat propre et bien élevé. Je me suis donc mis à miauler malgré moi, manifestant mon impatience. Inutile de vous décrire la surprise des occupants de la voiture : en découvrant ma présence, le voisin-mauvais-coucheur s’est mis en colère. Il a crié que ce sale chat lui pourrissait la vie, même sur le chemin des vacances et que par conséquent, il me débarquerait sur la prochaine aire d’autoroute! Sa femme non plus n’était pas contente mais, un peu plus charitable, elle lui a répondu que cela ne se faisait pas d’abandonner un animal quel qu’il soit sur l’autoroute, qu’il n’avait pas de cœur et que ça ne servait à rien qu’il continue à aller à la messe le Dimanche après un acte aussi infâme.

Mais le voisin-mauvais-coucheur ne l’a pas écoutée et il s’est débarrassé de moi à quelques kilomètres d’Avignon. Il m’a pris par la peau du cou en disant qu’au moins là, je ne viendrai plus l’emm……. car je n’étais pas prêt de retrouver mon chemin et qu’au moins c’était une aubaine car il se débarrassait de moi à tout jamais, et que c’était mieux que de me faire avaler des boulettes de cyanure qu’il s’apprêtait à me lancer à la prochaine intrusion dans son jardin.

Je me suis dit que finalement je l’avais échappé belle car j’étais destiné à une mort certaine avec un type pareil et j’ai regardé la voiture s’éloigner. Cet homme-là était vraiment mauvais et si j’avais écouté ma maîtresse, j’aurais été un peu moins naïf, et j’aurais choisi une autre voiture pour m’emmener en voyage…

Que c’est laid une aire d’autoroute et que c’est terrifiant… Je suis resté là plusieurs jours, rasant l’herbe alentour, paniqué par le bruit des bolides qui nuit et jour vrombissaient. J’étais paralysé de peur et ne trouvais rien à manger, ni aucun endroit où m’abriter de la pluie qui tombait nuit et jour. Mon sixième sens me poussait à ne pas bouger et me soufflait que je risquais tous les dangers.

Pourtant un jour, attiré par un camion dont la porte était restée ouverte, je me suis approché timidement, les pattes tremblantes.

C’est un routier sympa qui m’a recueilli mort de terreur et affamé. Il m’a embarqué dans son gros camion et m’a offert en cadeau à sa petite fille qui a hurlé sa joie. Depuis, elle ne me lâche plus et je me soumets à ses jeux ridicules et souvent cruels. Elle me déguise comme une poupée, me tire les moustaches, bref, je vis un calvaire mais j’ai chaud et je suis convenablement nourri.

Je vis des jours tristes, privé de toute liberté, entre les quatre murs d’un minuscule appartement, quelque part près de Nîmes. Et chaque jour, je regrette mon escapade. Je me languis de mes maîtres précédents et maintenant que j’ai pris un peu de plomb dans la tête, je m’aperçois que j’étais le plus heureux des chats auparavant, et que le petit jardin mis à ma disposition jadis me semble un luxe maintenant que je suis relégué entre une commode et la télé. J’ai bien pensé sauter du balcon, mais je ne suis pas certain que du 4ème étage un chat retombe sur ses pattes… Et puis je suis trop vieux pour risquer à nouveau l’aventure…je suis devenu trop peureux aussi, alors je me suis fait une raison : je voyage dans mes rêves maintenant, en dormant toute la journée, quand la petite me laisse un peu de répit pendant ses heures d’école, et dans mon sommeil, je rends visite à mes anciens maîtres. Ils me manquent tant et ils doivent être si tristes de ne pas savoir ce que je suis devenu…Ha, si je pouvais revenir en arrière…

Voilà ce que j’ai expliqué à la petite chatte grise du balcon d’à côté qui rêve d’évasion. Je lui ai tout raconté de ma sale expérience et je l’ai mise en garde… « On sait ce que l'on perd on ne sait pas ce que l'on gagne... » C’est ce que disent les humains… Si j’avais su…

 


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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

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