Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:55

 

 

grand prix des lectrices de ELLE

 

 

Mission sérieuse…mais si enrichissante ! Vous ne choisissez pas vous-même vos lectures puisqu’elles vous sont imposées par une sélection faite au départ et c’est très bien comme ça pour faire des découvertes…ainsi, vous empruntez des chemins inconnus que vous n’auriez sûrement pas choisis pour certains, afin d’être, au final, ravis du voyage !

 

Fin Mai, je recevais la première sélection.

Un colis de 7 livres envoyé par le magazine ELLE :

 

Dans la catégorie « Romans » :

 

-         “Belle famille” d’Arthur Dreyfus (Editions Gallimard)

-         “Les règles du jeu » de Amor Towles (Editions Albin Michel)

-         « Les séparées » de Kethévane Davrichewy (Sabine Wespieser éditeur)

 

Dans la catégorie « Policiers » :

 

-         « Au lieu-dit Noir Etang » de Thomas H.Cook (Editions du Seuil)

-         « Arab jazz » de Karim Miské (Editions Viviane Hamy)

 

Dans la catégorie « Documents » :

 

-         « L’élimination » de Rithy Pahn (Editions Grasset)

-         « Ava, la femme qui aimait les hommes » d’Elisabeth Gouslan (Editions Robert Laffont)

 

J’ai lu, j’ai pris des notes, relu avec attention certains passages, établi des fiches de lecture.

 

Le 19 Juillet dernier, -date butoir donnée par le magazine ELLE-, j’ai retourné, pour chaque ouvrage, mes critiques accompagnées de mes notes.

 

Très difficile de donner des notes (sur 20)…comme à l’école…tout comme de « critiquer » en « sanctionnant » ou « félicitant » le travail de tel ou tel auteur…mais cela fait partie du jeu !

Je vais vous livrer, au fil de mes articles sur ce blog, mes critiques pour chaque livre…gardant secrètes, pour le moment et par discrétion, les notes que j’ai attribuées à chaque auteur.

Je vous avais promis de partager tout de cette expérience…alors je le fais, en espérant vous donner envie de lire certains de ces livres !

 

Ce matin, le facteur m’a apporté un nouveau colis envoyé par le magazine ELLE.

La sélection pour le mois de Septembre !

 Les 3 ouvrages arrivés en tête et choisis par les « collègues » d’un des 7 autres jurys participants à ce même prix littéraire.

 

Dans la catégorie « Romans » :

 

-         « Une seconde vie » de Dermot Bolger (Editions Losfeld)

 

Dans la catégorie « Policiers » :

 

-         « Des ombres dans la rue » de Susan Hill (Editions Laffont)

 

Dans la catégorie « Documents » :

 

-         « Fukushima, récit d’un désastre » de Mickaël Ferrier (Editions Gallimard)

 

Je vais donc m’atteler à la tache Ô combien alléchante de dévorer ces livres !

Ce sera ensuite à mon tour de donner mon avis sur ces 3 ouvrages.

 

Je fonce tête baissée dans…l’inconnu ! Les mots m’appellent !

Do not disturb, please ! J

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 14:22

 

 

 

valise (2)

 

 

Que du bon, du « casse-pas-la-tête », du  « J’peux-pas-l’lâcher-foutez-moi-la-paix ».

 

Dussé-je m’asseoir sur la pile tout le long du trajet, jamais je ne partirai sans mes livres !

 Donc à vous qui ne concevez pas de passer un seul jour sans ouvrir un livre, je vous propose cette petite liste de bons bouquins. De la littérature sans prétention et à la portée de tous.

(Pour les autres qui n’emportent jamais de livres dans leurs bagages parce qu’ils peuvent très bien s’en passer et qu’ils se contentent du temps passé entre les apéros, la bouffe, Gala et Voici -les apéros, la bouffe, Gala et Voici -, un plongeon et Gala, l’apéro…ceux-là se laisseront peut-être tenter, histoire de s’aérer les méninges avec de la littérature pas trop difficile, - si, si vous verrez -, et toutefois plaisante, très plaisante même !)

Les livres qui suivent sont proposés dans le désordre ; ils font partie de la pile instable qui se dresse devant moi, et qui monte déjà à l’assaut de la bibliothèque.

 

 

Piochez dans la pile, feuilletez et emportez ! Enfin…seulement si ça vous dit !

 

 -         L’enfant aux cailloux de Sophie Loubière (Livre de poche)

Excellent thriller psychologique ! Cap-ti-vant ! On suivra Elsa, la vieille dame à la personnalité complexe, jusqu’au bout, jusqu’au dénouement imprévisible ! Le petit garçon d’en face, est-il réel ou fictif ? Vraiment un coup de cœur pour ce polar très, très bien ficelé ! S'il y en a un à ne pas louper, c'est bien ce roman-là !

 

-         La liste de mes envies de Grégoire Delacourt (Lattès)

Vous gagnez à l’Euromillion et en possession de cette grosse somme inattendue, vous établissez la liste de… vos envies (comme vous l’avez si souvent faite dans vos rêves délirants). Cette richesse soudaine est-elle une bénédiction ? Pas si sûr…Demandez à Jocelyne, la petite mercière d’Arras, ce qu’elle en pense !! Il y a dans la vie des épreuves dont on se passerait bien finalement !

 

-         Le chapeau de Mitterrand de Antoine Laurain (Flammarion)

Zut, François Mitterrand a oublié hier soir son chapeau dans la brasserie parisienne où il dînait avec Rolland Dumas. Son célèbre feutre noir avec les initiales F.M gravées en lettres dorées sur la doublure intérieure. Un voisin de table, comptable de son état, s’en empare et le chapeau lui porte chance ! A son tour, il égare le couvre-chef qui sera récupéré par trois autres personnes à qui il portera chance aussi dans des vies totalement différentes. Drôle, original, léger !

 

-         Un bon coup de jeune de Alix Girod de l’Ain (A.Carrère)

Cocasse !! Un roman de « bonnes femmes », un roman à offrir aux copines qui traquent la ride et le bourrelet sans merci ! Roman sur le temps qui passe et auquel il faut s’attaquer pour ne pas vieillir…cette peur génératrice d’angoisses et d’insomnies. Coachings, régime adaptés, sport, botox…(et j’en passe ! )…les sujets de conversation préférés des femmes obnubilées par «  l’âge ». A lire si vous faites une « vieillesse nerveuse » !!

« J’ai dépensé 700 € en injections de botox et personne n’a rien vu !! » Rires !

 

-         Belle Famille de Arthur Dreyfus (Gallimard)

 Fait partie de la 1ère sélection des 7 livres envoyés par la magazine ELLE pour son prix littéraire et je ne vous cache pas que je l’ai mis dans mes coups de cœur ! En 2 mots : L’auteur adapte un fait divers bien connu « à sa sauce à lui ». La disparition d’un enfant jamais retrouvé. Ici, Madec se tue accidentellement. Sa mère fait disparaître le corps et entre dans une spirale de mensonges alors que l’enquête commence pour retrouver l’enfant officiellement enlevé ou disparu. Drôle de réaction de la part d’une mère… ! Version tout aussi vraisemblable qu’ahurissante. Très bien écrit. Haletant !

 

Voilà, il ne vous reste plus qu’à faire tenir ces livres dans la valise et ensuite à …vous régaler ! Vous allez aimer !

Surtout, n’hésitez pas à me faire part de vos critiques à vous…car les goûts et les couleurs…vous savez…

 

BONNES VACANCES ! GOOD HOLLYDAYS ! BUEANAS VACACIONES ! GUTE FERIEN ! BUONE VACANZE !

 Bref : profitez pleinement de ces moments de loisirs tant attendus et à bientôt, très bientôt !

 

 

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 16:19

grand prix des lectrices de ELLE

 

Ça y est, mission accomplie !

Je fais partie du jury de Septembre et j’ai donc reçu, fin Mai, un colis de 7 livres (3 romans, 2 policiers, 2 documents) que j’ai lus et commentés afin de constituer mon top 3. Il s’agit de la première sélection du magazine ELLE.

Il fallait que je rende critiques et notes pour le 19 Juillet.

Ça y est, j’ai rendu mes devoirs ! Je peux partir en vacances l’esprit tranquille et…dévorer d’autres livres…de mon choix cette fois-ci !

Je suis l'une des 120 lectrices qui auront le privilège de recevoir 28 livres tout au long de l'année et la tâche de choisir les 3 meilleurs d’entre eux chaque mois.

Mes coups de cœur à moi.

De Septembre à Avril 2013, je recevrai chaque mois 3 livres qui ont été élus livres du mois par les 7 autres jurys. Je ferai à mon tour la critique de chacun de ces livres et leur attribuerai une note.

Réunions-débats avec les membres des 7 autres jurys, Salon du Livre pour rencontrer nos auteurs, remise du PRIX des LECTRICES DE ELLE au mois de Mai…autant d’expériences que j’ai très hâte de vivre !!

Quelle chance !

J’ai déjà hâte de recevoir fin Août un nouveau colis de livres !

A la rentrée, je tâcherai de trouver le temps de publier ici mes « critiques littéraires » de la fameuse sélection afin de partager avec vous mes coups de cœur. S'en suivront d'autres critiques tout au long de l'année, au fil de mes lectures pour le magazine ELLE.

 Bonnes vacances et...bonnes lectures !! Profitez dans tous les cas :-)

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 23:16

 

 

Joli roman que celui de Carole Martinez avec « Du domaine des Murmures » publié chez Gallimard, même si l’on se sent oppressé tout au long du livre.

 

 A la frontière du conte poétique, l’auteur nous entraîne au XIIème siècle à la suite d’Esclarmonde. Avec elle, on se laisse « emmurés » vivants dans une cellule minuscule attenante à la chapelle du château.

Vie de recluse entièrement vouée à Dieu, la jeune femme aspire à une extrême solitude pour fuir l’autorité d’un père puis celle d’un mari imposé.

Une petite fenêtre pourvue de barreaux, ménagée dans la muraille de son tombeau, est le seul lien qui la relie encore un peu au monde extérieur.

C’est fou se que l’on peut apercevoir depuis un tombeau ; c’est fou ce qui peut se passer à l’intérieur…

Seule au fond d’un tombeau sordide ? Non, pas aussi seule qu’elle l’eût cru…

Un noir secret se cache au plus profond des sépulcres…

 De son réduit, jamais elle n’aura autant fait entendre sa volonté : son souffle l’emportera jusqu’en Terre Sainte.

 

 «  Je suis l’ombre qui cause…je suis la vierge des Murmures. A toi qui peux entendre, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l’espoir des emmurées. »

 

 La condition de la femme au Moyen-âge, brutale et humiliante, est décrite avec finesse par Martinez. Une société rigide et cruelle qui emmurait les femmes dans leur propre corps, les conduisant parfois, pour se défendre, à un enfermement absolu et définitif.

 Une lecture qui ne laisse pas indifférent…et qui a su séduire les lycéens qui ont décerné leur Goncourt 2011 à ce roman bouleversant.

 

Je vous conseille ardemment ce beau roman ! :-)

 

 

Du-domaine-des-murmures

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:04

 

 

 

 

Fille qui vole

 

                                               *

 

 

Ariane est un peu folle. Elle a ce grain de folie qui lui fait la vie belle.

Les gens qui la côtoient et chez qui elle fait des ménages la paient plus pour sa joie de vivre que pour faire les poussières.

 

  Elle vole en dormant,  au-dessus des sapins, au-dessus des haricots, lorsqu’elle est amoureuse. Parfois on la retrouve collée au plafond.

Elle est souvent amoureuse mais ce n’est qu’une fulgurance. Juste le temps de faire un enfant et elle balaie le père.

Chaque fois, par les yeux, par les lèvres, elle fait des enfants comme des miracles : Manège, Tambour qui sont des génies. Tambour est inventeur et Manège est diseuse d’avenir et elle dessine, dessine, dessine le monde qui l’entoure. Puis arrive Crevette, toute petite et rose et avec un bec de lièvre. Et Ariane, cette fois-ci, garde le père, Armand l’instituteur. Ils volent main dans la main quand ils dorment des jours et des nuits.

 

Que dire de ce livre ? Juste trois mots :

Un conte poétique…

  

Un conte qui vous fait rêveur éveillé glanant encore des mots qui brillent comme des images…qui vous fait enfant aux yeux effarés et oreilles grandes ouvertes pour que jamais ne s’arrête le conteur.

  

Bobin est un conteur mais il est beaucoup plus que ça…

 

Je suis persuadée que Christian Bobin est un enfant, en vérité, car il n’y a que les enfants pour dire le monde avec des mots si jolis et si simples.

 

Il a le mérite de vous faire voler, comme Ariane, le temps d’une page, et puis une autre, et puis une autre, que vous tournez sans voir le temps s’écouler…avec juste une petite musique d’ambiance, la musique de ses mots.

  Mieux que de longs discours, j’aime à piocher des phrases, des passages qui vous feront entrer dans le livre et qui vous donneront sans doute envie d’y rester.

De rester où ? Mais dans le livre bien sûr !

  

Je vous les laisse ici, ces phrases magiques qui m’ont touchée, moi, et qui vous diront, mieux que tout, le monde de Bobin :

 

…Lire n’est pas son affaire. Dans la maison de Monsieur Lucien, le jaloux, il y a beaucoup de livres. Un vrai nid à poussière. Il faudra qu’elle les nettoie un jour, un par un. Elle a dit à Monsieur Lucien : « Monsieur Lucien, je vais laver vos livres page par page, avec un chiffon spécial. Je vais les débarrasser de tous ces mots qui encombrent. »

 

…Un tel chiffon n’existe pas. Les livres, pour les effacer, il suffit de ne jamais les ouvrir.

 

                                                            ***

 

Je m’appelle Manège, j’ai neuf mois et je pense quelque chose que je ne sais pas encore dire. Entrez dans ma tête. Mon cerveau est plié en huit comme une nappe de coton. En huit ou en seize. Dépliez la nappe, voilà ma pensée de neuf mois : d’une part les coccinelles n’ont pas bon goût. D’autre part, les ronces brûlent. Enfin les mères volent. Bref, rien que d’ordinaire. Il n’y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, et c’est pareil : il n’y a que des miracles dans ce monde.

 

                                                    ***

 

L’automne est la saison des tombes et des cartables. Les tombes sont les cartables des morts. On va au cimetière à pied, en sifflant et en bavardant. Aucune raison d’être triste. On va à la rencontre de quelqu’un qu’on a aimé et le soleil est de la partie.

 

                                                      ***

 

Monsieur Gomez parle de son travail à l’épicerie. Les enfants du quartier, à la sortie de l’école, viennent par dizaines lui voler des bonbons. Il en est ravi. Ma mère n’est pas d’accord, mais je lui ai expliqué que le vol était un bon signe comptable, un indice de prospérité : les moineaux ne s’abattent que sur des cerisiers en bonne santé.

 

                                                  ***

 

Rembrandt a mangé Van Gogh…se saisir de l’oiseau était un jeu d’enfant…les chats adorent les jeux d’enfant.

…dans cette tribu, depuis quelque temps, rien ne va. Van Gogh est mort et tout le monde s’en fout. Voilà ce qui arrive quand tout le monde est occupé : un meurtre.

 

 

Convaincus ? Alors qu'attendez-vous pour plonger dans le livre ?!

  

  

 

* Image empruntée à Drawin ici

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 01:48

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xdv1b5_anne-berest-la-fille-de-son-pere-se_creation

Anne Berest, La Fille de son père_Seuil
envoyé par EditionsduSeuil. - Regardez plus de courts métrages.

 

 

Un premier roman...réussi !

Une histoire qui se passe entre Epernay, Reims et Paris.

Un secret de famille "échappé" lors d'un dîner d'anniversaire...

 

Trois soeurs...les trois filles de leur père !

 

Quelques extraits qui vous donneront sûrement envie d'en découvrir plus encore :

 

"Charlie a tout oublié de notre mère. Sa voix et son regard. Et avec elle toute sa petite enfance. Charlie n'a rien retenu. Sauf les boîtes Happy Meal de chez Ronald McDonald..."

 

" Le soleil rase les champs de vignes sur la route d'Epernay, la nuit tombe depuis Reims, aujourd'hui c'est l'anniversaire d'Irène."

 

"Nous sommes réunies, les trois soeurs, à l'arrière de la voiture, comme lorsque nous étions enfants : Irène et Charlie aux portières et moi au milieu. Elles convoitent, la petite et la grande, les places des fenêtres. Moi je veux seulement être tranquille, ne pas faire d'histoire."

 

"Irène est furieuse que personne n'ait touché au tartare de bulots, à part le cousin Emmanuel. Elle dit qu'elle voudrait passer tout le monde par la fenêtre. Etre demain matin, avec les restes de gâteau, de papier cadeau, de cendriers et de bouteilles. Tout jeter, ranger, laver et que le prochain Noël soit une perspective très lointaine."

 

Ambiance, ambiance...! Petite rancoeurs, langues qui fourchent...

 

Un roman court (160 pages) mais dense, où l'enfance remonte à grands coups de souvenirs et de regrets aussi.

Des questions, beaucoup de questions...pour découvrir puis comprendre le secret de famille si longtemps gardé...et la vie qui bascule soudain sur l'incompréhension.

 

Oui, oui, un bon moment de lecture !

 

 

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 00:51




  Jean-Marie Gustave Le Clézio, l'écrivain voyageur, le magicien des mots à la sensibilité à fleur de coeur est couronné par le Prix Nobel de Littérature!!
L'académie suédoise a décerné le prix à un  "
écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante".

Auteur prolifique, voilà quelqu'un qui peut se vanter d'avoir vendu beaucoup de livres en maintenant un haut niveau de littérature! Le Clézio, best-seller de la qualité !

L'écriture a depuis l'âge de sept ans toujours fait partie de sa vie, l'écriture comme un long voyage, une fuite derrière laquelle se cache sa liberté. Ecrivain de la solitude, du silence...

"Désert", "Le livre des fuites", "Le chercheur d'or", "La quarantaine", "Celui qui n'avait jamais vu la mer"...les livres qui m'ont le plus "touchée"...mais surtout "Onitcha", village en pleine brousse africaine que personne ne connaîssait sauf MOI pour en avoir foulé le sol rouge de latérite...comme lui! Mes pas dans les siens...

J'ai relevé dans divers entretiens ce que JMG Le Clézio pensait de l'écriture:

« C’est un peu contradictoire, mais c’est ça : écrire sans savoir où l’on va, en laissant les choses se faire d’elles-mêmes, sans aucun plan - même pour un essai ; écrire en jetant des phrases, en les regardant s’ajouter les unes aux autres et, ensuite, regarder la page, avec tous les blancs que l’écriture a laissé un peu partout - parce qu’une page écrite, c’est plein de blancs, c’est très curieux. Ça, c’est bien ; c’est laisser dériver le fil. »

"En fait, quand j’écris, je n’entends pas les bruits. Je peux écrire au milieu du vacarme, ça ne me gêne pas »

«L'écriture est la seule forme parfaite du temps.
»

«Ce qui me tue, dans l'écriture, c'est qu'elle est trop courte. Quand la phrase s'achève, que de choses sont restées au-dehors !
»

«Je n'ai jamais cherché que cela en écrivant : communiquer avec les autres.»

Et cette phrase-là que je trouve très, très encourageante!! :

«C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.»

Ouf, on peut continuer à faire semblant alors...le Prix Nobel est à notre portée !!!!



Joli week end à vous!


Et...n'oubliez pas mon petit jeu de l'article du dessous: essayez de "pasticher" Musset et Sand en créant votre acrostiche, à votre sauce à vous! ...enfin si vous avez un peu de temps pour jouer... :-)















Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 17:00



 

 

Il est des livres que l’on ne peut garder rien que pour soi quand ils sont beaux. Les mots parfois en sont si jolis et libèrent de si belles images que l’on ne peut se contenter de les lire à voix basse. On les murmure tout d’abord, en lecture silencieuse, puis la musique qui s’en dégage est si belle qu’elle nous pousse à les clamer à haute voix. Au fil de ma lecture, il m’arrive souvent de relire à haute voix une phrase que j’ai trouvée jolie pour en déguster la délicatesse des mots et faire exploser les images en myriades d’étoiles.

 

Des mots si jolis, on a envie de les faire partager autour de soi et c’est le cas du livre de Mathias Malzieu (chanteur-compositeur de Dionysos, groupe de rock bien connu) qui s’intitule : « La mécanique du cœur » (chez Flammarion).

 Un pur délice…Joli conte poétique qui nous plonge dans un univers proche de celui de Tim Burton ou de celui de Süskind (le parfum) dont le héros, Grenouille, ressemble par certains traits au Little Jack de Mathias Malzieu : des êtres que la nature n’a pas gâtés mais qui leur a laissé néanmoins un don. Pour Grenouille, le don olfactif, pour Little Jack le don d’explorer les méandres de l’amour.

 

Little Jack, Pinocchio des temps modernes, est né, le jour le plus froid du monde, avec un cœur défectueux. La sage-femme, -mi-sorcière, mi-fée-, qui l’aide à venir au monde, lui greffe une horloge à la place du cœur défaillant : elle lui redonne la vie. Little Jack vivra, à condition d’éviter trop d’émotions, car l’horloge alors se détraquera… Little Jack vit avec cette petite phrase dans la tête : « Love is dangerous for your tiny heart ! » que la sage-femme lui serine comme une formule sorti d’un vieux grimoire… Ce qui devait arriver, arrive : Little Jack tombe un jour amoureux d’une petite chanteuse des rues ! Quête amoureuse pour retrouver Miss Acacia, transports merveilleux de la passion comme de sa cruauté…le cœur de Jack sera mis à dure épreuve…

 

Entre noirceur et humour, l’écriture est poétique et emplie de sensibilité. Un petit bijou de poésie où les métaphores vous transportent dans un paysage imaginaire dont on garde l’empreinte longtemps après avoir refermé le livre.

 

Je ne peux pas terminer cet article sans vous livrer quelques images, quelques jolis mots…comme un cadeau pour embellir vos jours.

 

« Un froid de canard paranormal cadenasse la ville…les fontaines se changent une à une en bouquets de glace…le givre fait des merveilles en pailletant le corps des chats…les arbres ressemblent à de grosses fées en chemise de nuit blanche qui étirent leurs branches, baillent à la lune… »

 

« Dehors, il neige de plus en fort. Dans la rivière les poissons grimacent, arrêtés net. Toute la ville est sous la main d’un souffleur de verre… »

 

« Cette nuit, je vais grimper à la lune, m’installer dans le croissant comme dans un hamac et je n’aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver. »

 

« La cheminée, en forme de couteau de boucher, pointe vers les étoiles. La lune y aiguise ses croissants. »

 

« Les étincelles que produit Miss Acacia en chantant sont les éclats de ses propres fêlures. »

 

« Il doit rester quelques rêves d’enfant cachés sous l’oreiller, je tenterai de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d’adulte… »

 

« Les volutes de son parfum me sont familières comme une vieille couverture pleine de rêves… »

 

…et je pourrais recopier le livre de Mathias Malzieu en entier…Difficile de faire un choix parmi tous ces jolis mots…

Je suis sûre que je vous ai donné l’envie de dénicher d’autres petites phrases délicieuses, non ? J



Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article

Présentation

  • : La caverne des mots
  • La caverne des mots
  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
  • Contact

A Livre Ouvert Ou... Fermé

  • Nickyza
  • Je suis…
 
 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


Retour à la page d'accueil


Pour ne rien rater des parutions de mes articles, inscrivez-vous à ma newsletter (dans la colonne de droite ! ) ainsi vous serez tenus informés dès publication !





Au Grenier Encore Des Livres

Mes textes sont protégés

 

 

    5JWU185-1-Logo-Copyright-France.gif

 

 

 

 

Mon recueil de nouvelles :

" Petites histoires et autres fariboles en terres de Champagne "

 à commander ici 

 

 

        Pub Fariboles1

Pages

Et les minutes défilent

Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








Paperblog

Texte Libre