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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 02:21



 

Petite escapade au bord de la mer.


Météo favorable, et hop, deux trois trucs balancés dans un sac et direction la plage !

Deux heures trois quart de route.

 

Nous sommes arrivés sur la digue juste pour voir le soleil qui tirait sa révérence : il illuminait le ciel de ses derniers rayons.

 

 

 






Le lendemain, grand ciel bleu ! Nous avons couru sur la plage...enfin couru...disons que nous avons fait une grande balade, les pieds dans l'eau et le nez au vent!

Le ciel bleu et la plage à l'infini:



 

 

 

La mer se carapatait de plus en plus loin, laissant le sable mouillé qui faisait de drôles de vagues :


 

 

 

Voici des sables émouvants:


 

 

 

Et une jolie nature morte :


 

 

 

 

 

 

En se retirant, la mer faisait danser ses vaguelettes en tourbillons :


 

 

 


et laissait dans le sable des "bâches", véritables piscines naturelles qui font la joie des enfants qui y nagent sans danger. L'eau y est si chaude!





Quelques reflets de couleurs dans les flaques laissées par la mer :






Des cabines de plage sous la digue qui longe la plage :







Nous terminons la balade en passant devant chez "Vic location" : à la pleine saison, chez Vic, on loue chaises-longues et parasols. On y trouve à se désaltérer et à combler les petits creux à l'heure du goûter: beignets, glaces, bonbons, biscuits...miam !

Tout autour de la cabane de Vic, des tentes-cabines en toile rayée bleu et blanc poussent comme des champignons dès le matin et les clients se ruent pour en réserver une pour passer la journée à l'ombre et à l'abri du vent...surtout lorsqu'il y a du soleil et du vent ! Situation courante sur ces cotes-là: le vent et... le soleil...un peu moins, héhé!

Là, la photo montre "VIC" en basse saison: l'attirail de lcation n'est pas encore sorti...dommage! Je reprendrai la photo au mois de Juillet ou Août, promis!







Après avoir regardé ces "magnifiques" photos... ( Non, pas belles mes photos...trop "palôtes"...mon appareil est nul, faut que j'en change absolument ! A moins que ce ne soit la photographe qui n'est pas très douée...Je le saurai en changeant d'appareil-photos, héhé!)
Je disais donc...après avoir regardé ces quelques photos, peut-être devinerez -vous le NOM de l'endroit où je me rends souvent quand j'ai des envies de plage et de mer, de forêts et de dunes...?

Oui, oui, je sens que vous avez deviné...c'est trop facile!

Allez,  j'attends vos réponses !

Qui donnera la bonne réponse en premier?






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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 01:39




... L'escalier !

Cet escalier-là, c'est l'escalier en spirale de Santa Fé au Nouveau Mexique. L'escalier de la chapelle Loretto.
Il date de la fin du XIXème siècle.

N'est-il pas superbe et étonnant?
Voyez comme l'on se sent aspiré dans sa longue spirale qui fait deux tours complets!

C'est un escalier magique car tout le monde se demande comment il peut bien tenir debout encore, après un siècle d'utilisation quotidienne par des centaines de milliers de visiteurs chaque année, alors que rien ne le soutient! Aucun pilier de soutènement...aucune vis...une énigme pour les architectes d'aujourd'hui!
La construction de cet escalier qui est un défi aux lois de la gravité reste un mystère encore de nos jours...
Une légende dit que le charpentier était inconnu de tous dans le village.
Il est venu un jour avec une simple boîte à outils, en proposant de construire un escalier, bénévolement, à la condition que l'on le laissât seul devant l'ouvrage.
Cela prit plusieurs mois...et l'homme repartit comme il était venu, sans se faire payer...
Le plus étonnant c'est que le bois utilisé, une variété de cèdre, n'existerait qu'en Alaska ou...sur les bords de la Méditerranée...du côté de la Palestine ou d'Israël...
Les soeurs de la chapelle Loretto sont restées persuadées que le charpentier mystère n'était autre que Saint Joseph, le saint patron des charpentiers...
C'est un escalier qui tient par l'opération du Saint Esprit!



L'image, je l'ai empruntée à Guy Marion, sur
son blog mathématique.

La devinette était facile et en une volée de marches, hop, vous avez tous trouvé la solution!
C'est
Plume qui a été la première à répondre parmi des centaines de milliers de visiteurs qui se sont bousculés pour emprunter mon escalier!!! Rires!
Personne n'a loupé la marche...tout le monde s'est bien aggripé à la rampe pour bien le monter, puis le descendre... mon escalier!

Bon allez une dernière pour la route (je sens que vous les aimez mes devinettes!!) :

J'ai un nez,
Je suis collet monté,
J'ai un giron ample,
Je suis au départ et à l'arrivée,
Je suis souvent contre...

Qui suis-je?


Hum...un peu plus difficile, celle-là, hein?
Vous y êtes???
C'est...


C'est...la MARCHE biensûr!!

Le nez de la marche, le collet (le petit côté de la marche où seule la pointe du pied peut se poser), le giron (la profondeur de la marche), la contremarche!

Il fallait bien en parler de celle-là car sans marches, l'escalier ne serait pas!
L'important, c'était de ne pas la rater!








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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 16:32


Un crève-coeur, cette photo: VM Matériaux chaviré...Jean est-il en vie, à l'intérieur?


 

Un bruit assourdissant, un coup de gîte brutal, la coque qui bascule puis se retourne en un éclair et définitivement.

Le plafond devient sol, l’eau envahit l’habitacle, les objets sans dessus dessous roulent et flottent, le noir efface tous les repères, le froid s’empare de l’espace, les vagues bousculent le bateau comme un shaker agité par les mains de Neptune en colère.

Chavirage du bateau, chavirage du destin.

Balise de détresse, SOS… un long cri lancé dans la nuit, par delà les océans, un appel jeté comme on lance une bouteille à la mer…


VM Matériaux
a chaviré avec à son bord Jean Le Cam.

 

Au réveil, la nouvelle tombe comme un couperet et glace le sang. Ce que l’on redoutait devient terrible réalité…


Dans ce Vendée Globe, décidément, la mer se joue des bateaux et a encore sévit, et cette fois-ci sur un proche…

Suivent les longues heures d’angoisse où chaque minute dure des heures pendant lesquelles on imagine le pire.

Incapable de bouger et de penser à autre chose, on reste scotché dans l’attente des nouvelles. Radios, télés, internet, téléphone à portée de main ; l’attente est interminable.

Chaque coup de fil fait bondir le cœur.

Et cette photo terrible de la coque renversée, ballotée par l’océan en rage, découverte sur Internet…


Aucun signe de vie. Juste le silence…insupportable…pendant des heures et des heures.

Les images effroyables qui passent devant les yeux. Et les questions sans réponses. Mort ou vivant ? A l’abri à l’intérieur de la coque ? Blessé ? En hypothermie ? A-t-il trouvé sa combinaison de survie ? La mer envahit-elle le bateau ?

Le silence…toujours cet effrayant silence.

Et le vent, et les creux de six mètres qui empêchent tout sauvetage alors qu’il ya urgence…

Il faut attendre, en se raccrochant à des hypothèses, à des espoirs, à la bonne étoile qui ne peut pas filer ainsi, non pas un jour comme celui-ci !

Attendre…Attendre le secours des adversaires qui sont avant tout des potes lorsqu’il y a danger et qui sans réfléchir se déroutent de la course. Il n’y a qu’eux qui pourront s’approcher du bateau en perdition…Qu’eux qui pourront détecter s’il y a un signe de vie à l’intérieur.

Il faut attendre qu’ils arrivent sur zone et les miles avalés à brides abattues sont des heures où l’on suspend sa respiration, où l’on prie Eole de souffler fort dans les voiles.


Puis la nouvelle tombe enfin : Jean est vivant !! Il a répondu aux cris du copain Vincent !

« Jean est vivant, Jean est vivant !! » crient toutes les radios, télés, téléphones.

La joie, l’immense soulagement…IL EST VIVANT !

 

Mais le plus dur reste à faire : le sauvetage s’avère difficile. La porte de secours est sous l’eau et va résister à la pression de la mer.

Par delà le bruit du vent et des vagues, Vincent réussit à entendre le cri de détresse de son ami : il a très froid et la mer emplit le bateau petit à petit ; il faut intervenir en urgence !

Le soulagement fait vite place à l’angoisse à nouveau…


Jean est vivant mais prisonnier de son bateau…


Jean risque l’hypothermie et le bateau coule peu à peu, l’oxygène se fait rare dans l’habitacle…

Branlebas de combat au sein du PC Course pour trouver les moyens d’intervenir le plus rapidement possible, mais la nouvelle tombe effrayante : les secours -un remorqueur chilien avec à son bord des hommes grenouilles- ne pourront être sur place que le lendemain matin, à cause de la distance à parcourir pour arriver sur zone et la nuit qui va tomber…

La peur, l’angoisse de nouveau… Tout peut se passer pendant la nuit…Le bateau risque de couler…Jean mourir de froid et d’épuisement…


Puis, tout s’est passé très vite.

Impensable d’attendre les secours encore si longtemps… Impensable de rester encore une nuit entière dans ce bateau chéri devenu cercueil…

Jean n’est pas homme à attendre sans agir : il n’attend jamais que l’on décide pour lui, surtout lorsque sa vie est en danger. Il va tenter le tout pour le tout ; il n’a plus rien à perdre !


Puis le sauvetage périlleux et incroyable !


L’instinct de survie fait décupler les forces qui restent encore tapies.

Jean plonge sous l’eau et arrache la trappe de la porte de secours avec rage et sort du bateau. Il sait qu'il joue sa vie si personne ne l'attend au dehors...mais il sait Vincent et Armel pas loin...

Un véritable accouchement, comme il se plaît à décrire sa sortie périlleuse !

Il agrippe l’éolienne, puis un saffran…s’y cramponne, submergé par les vagues de six mètres qui à tout moment risquent de l’emporter définitivement au fond de l’océan.

L’ami Vincent veille. Il est prêt à accueillir le gros bébé dans ses bras et sait qu’il n’a pas droit à l’erreur s’il veut sauver son pote en grand danger de mort.

Sa vie ne tient qu’à un bout arrimé à la coque qui s’enfonce et que chaque vague peut arracher. Vincent voit son ami disparaître sous l'eau et réapparaître. Chaque fois il pense que c'est la dernière fois....

Armel aussi est là, surveillant les opérations à bord de son monocoque.

Quatre passages du bateau salutaire PRB seront nécessaires pour qu’enfin le naufragé attrape la corde relié au winch que Vincent va actionner pour hisser enfin son ami à son bord.

Des minutes interminables et oppressantes que les trois navigateurs n’ont pas fini de voir défiler sur l’écran de leurs mémoires…


Jean est enfin sain et sauf ! Sauvé des eaux par cette solidarité qui n’a jamais fait défaut aux gens de mer ! Sain et sauf…en bonne santé : on entend enfin sa voix et on voit son visage, ses yeux ivres de fatigue !


Soulagement: Jean à gauche et Vincent son sauveur!, juste après le sauvetage périlleux!


Tout est bien qui finit bien. La vie est redevenue belle, si belle. Les deux compères, liés désormais par une amitié indéfectible, font route vers Ushuaia, sur un même bateau.


Vincent a pris de gros risques en mettant tous les moyens pour sauver son ami Jean, jusqu’à endommager son propre bateau…PRB a mal à son mât…et la course est compromise pour Vincent. Il faut essayer de réparer.


On apprend ce matin que le feuilleton continue : Jean et Vincent ont fini par démâter au large des îles du Cap Horn. Ils dérivaient, moteur HS…et ont été finalement remorqués jusqu’à la terre ferme.

Coup dur…Vincent doit définitivement abandonner la course… Son courage et sa générosité n’auront pas été récompensés…

 

C’est ainsi, c'est la dure loi de cette course passionnante mais si dangereuse, où la mer malmène les hommes et leurs montures en les poussant au bout de leurs limites…

C’est la solidarité qui ici n’est pas un vain mot !

C’est la passion qui anime des gens admirables de courage et de ténacité…La passion tout simplement… qui mène ces hommes jusqu’au bout de leur rêve et à n’importe quel prix ! Mais c’est aussi leur métier.

On soigne les bobos, mais déjà, dans la tête, on est déjà repartis pour d’autres aventures !

OUF !

 

 

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 15:53





 

La ville d’Epernay, capitale du champagne, s’est habillée de lumières, pour la neuvième année consécutive, histoire de fêter Noël en Champagne de la plus féérique manière.

Trois jours de fête, d’animations prestigieuses qui ont mis des étoiles dans les yeux des petits et des grands.


Le vendredi soir, c’est l’Avenue de Champagne et ses prestigieuses maisons qui ont revêtu leurs plus beaux atours de lumières.

Le Samedi, place au goût : une grande marque de champagne s’était associée à la recette d’un grand chef étoilé de Champagne. Tours de main, dégustation, près de la grande Halle, ont attiré les gourmands et les curieux.

Dimanche, la parade automobile avec plusieurs centaines de « vieilles dames » qui ont brillé de tous leurs chromes et pétaradé de joie.


Plus de 30 000 personnes ont bravé la nuit froide pour participer aux festivités et se sont retrouvées à déambuler sur l’Avenue de Champagne, au gré des animations ça et là.
Des personnes qui viennent de plus en plus loin, chaque année, pour assister à cette grande manifestation qui met en avant le patrimoine et le savoir-vivre joyeux des champenois !
C’est qu’on sait vivre ici en Champagne et notre nectar nous met toujours du soleil dans le cœur !


Défilés de mode, expositions des créations des plus grands couturiers, artistes de rue (comédiens et musiciens), carrousel enchanté, illuminations des façades des grandes maisons de champagne, feu d’artifice.

Féérie sonore et visuelle, ambiance festive, les yeux de la foule ont brillé de mille feux et le divin nectar a coulé à flots, mais « avec modération » comme on dit, héhé !


Brrrrr, il faisait très froid, mais heureusement on pouvait se réchauffer dans les bars à champagne qui avaient prévu des chaufferettes, ou dans les salons douillets des maisons de champagne, pour ceux qui avaient des invitations ! Déambuler en bandes, avec les amis, s’arrêter pour discuter avec les connaissances croisées sur le chemin, trinquer, chanter, rire, ça aussi ça réchauffe, moi je vous le dis !!


Quelques photos pour partager avec vous  la féérie de ce weekend bien rempli et bien joyeux !! 




La féérie du côté du champagne Perrier Jouët



La maison Moët et Chandon:



Le champagne Pol Roger:



Les maisons Boizel-de Venoge avec leurs bars à champagne:



Le champagne Esterlin:



C'est beau, non? Et ces silhouettes géantes qui déambulaient parmi la foule:



Le feu d'artifice a éclairé le ciel et a jeté des ombres sur les façades des maisons de l'Avenue de Champagne:



Le surlendemain, Dimanche, nous avons participé à la parade des vieilles cylindrées, avec l'exposition de centaines de "vieilles dames chromées" , sur le jars:



Puis ce fut le défilé dans les rues d'Epernay, dans une grande pétarade!!



Pour clore le défilé, une réception était organisée dans chaque maison de champagne et les voitures furent, par tirage au sort, disséminées un peu partout dans les cours des grandes maisons où elles finirent d'en décorer l'entrée.
Des bijoux dans un joli écrin!
Comme ici:



ou encore ici chez Perrier Jouët:



J'espère, par ce petit reportage, vous avoir fait partagé un peu de mon weekend féérique !! :-)






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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 19:52





*

 

 

Un havre de paix où le calme règne en maître.

Sous un ciel bleu-marine, le Mont Aimé s’élève à 240 mètres, noyé sous la végétation. Une colline perdue au milieu d’une vaste plaine qui s’étend à perte de vue.

Un endroit qui fut stratégique aux temps moyenâgeux.

C’est là, que Blanche de Navarre, mère du comte de Champagne Thibaut IV, fit ériger un puissant château fort en 1210. De ce château ne restent que quelques vestiges, dont ceux du donjon, imposante et unique tour de six étages, qui s’élevait à 52 mètres de hauteur, surplombant les vignes et les plaines alentour en offrant une vision panoramique sur 40 kilomètres à la ronde.

 

Le Mont Aimé est un haut-lieu de l’histoire : en 1239, 183 cathares, pourchassés et jugés par les inquisiteurs, y ont péri sur le bûcher. Leurs cris de douleur résonnent encore sur les coteaux des environs…

Les légendes racontent qu’une cité souterraine cathare existerait, cachée dans les flancs du mont.

Plusieurs entrées de souterrains et de grottes, comblés par des éboulis et par la végétation, laisseraient à penser que les entrailles du mont seraient truffées de passages secrets…

L’on raconte que le Mont Aimé aurait été depuis des siècles un repaire d’hérétiques, un lieu saint d’où les « bougres » diffusaient leur doctrine dans tout le nord du pays, voire le berceau du catharisme d’Occident…

 

D’autres légendes parlent de trésor caché dans une ville souterraine qui se trouverait dans le ventre de la colline. Il est aussi question de sorcières aux forces maléfiques, de disparitions de promeneurs engloutis dans les souterrains qui de toute la région convergeaient vers le château, de diable qui chevauchait une jument, de la régente, Blanche de Castille, qui se rendait en cachette au Mont Aimé pour des rendez-vous galants avec Thibaut IV, le chansonnier…

 

Sans nul doute, le Mont Aimé est un lieu de mystères et de secrets mais personne n’a encore trouvé l’entrée de la cité souterraine…

Mais un lieu qui fait l’objet de tant de légendes, est un lieu où il s’est forcément passé quelque chose…Il n’y a pas de fumée sans feu !

 

 En 1815, le tsar de Russie, Alexandre 1er, a fait des pieds et des mains pour venir au Mont Aimé afin de fêter la déroute de Napoléon. Il arriva avec une armée de 350 000 hommes et 85 000 chevaux qui paradèrent dans la plaine qui s’étend au pied du mont. Ce fut une fête grandiose et…solennelle, à laquelle avaient été conviés empereurs, rois et princes, et qui ne pouvait se passer qu’au Mont Aimé car le tsar de toutes les Russies avait reçu une « inspiration » venue « d’en haut ». Encore une énigme…Comment le tsar de Russie avait-il eu connaissance de cette colline perdue ? Personnage mystique, - il se prenait pour l’élu de Dieu -, Alexandre 1er venait-il en pèlerinage, sachant que le Mont Aimé avait été durant plusieurs siècles un haut-lieu cathare ?

 

Quelques fouilles ont été entreprises sur le Mont Aimé, dans les années 1970, par une équipe de bénévoles, mais jamais par un organisme officiel, donc elles ont été arrêtées, faute de moyens suffisants…

Elles ont permis de découvrir quelques vestiges de l’ancien château des comtes de Champagne, et quelques galeries que l’on n’a pas pu creuser bien loin. Toute la partie méridionale du mont n’a jamais été étudiée ni fouillée…Peut-être se trouve là l’antique ville, la fameuse cité cathare ?...

Le Mont Aimé n’est que classé comme site protégé au titre de l’environnement… Devrons-nous attendre longtemps encore que d’autres fouilles plus importantes soient consenties ? Sûrement…à moins qu’un jour le mont soit enfin classé en site historique ! Malheureusement, le ministère de la culture n’a jamais jugé bon de donner suite à cette demande, prétextant l’inconsistance des témoignages historiques et le peu de vestiges du Mont Aimé…

Le peu de vestiges…bien sûr qu’il y a peu de vestiges, puisque l’on n’a pas de moyens pour continuer les fouilles…La cité souterraine restera donc un mystère !

 

Toujours est-il qu’il règne sur ce mont une atmosphère mystérieuse…Lorsque l’on s’aventure au gré des chemins envahis par la végétation, on s’attend toujours, à chaque pas, à tomber dans quelque chausse-trappe…qui mènerait tout droit à l’entrée de la cité antique !

Et quand la bise légère frémit dans les arbres, on croit entendre les fantômes du Mont Aimé qui ont tant à raconter !

Je m’y suis encore baladé sur le Mont Aimé, pas plus tard que Dimanche dernier, et j’en ai rapporté quelques photos pour vous les faire partager !




Le Mont Aimé vu de la plaine.




Une des entrées de l'ancien château...


 Une partie du fossé qui faisait à l'époque 18 mètres de large et qui entourait le château.


 

 

Un passage...qui ne mène pas bien loin...




Les vestiges du donjon, tour de 52 mètres de hauteur et de six étages.




Le trou de l'ancien donjon et une ouverture...fermée par des éboulis...Où pouvait-elle mener?



Apparemment, la place du château...




La vue sur les plaines alentour depuis la place du château: imaginons cette vue depuis le 6ème étage du donjon!



La ballade se termine : vue prise au milieu des vignes, en redescendant du Mont Aimé!

Une bien jolie balade, sous un temps très ensoleillé!


* Le château fort des comtes de Champagne en 1412, sur le Mont Aimé : dessin de Claude Chastillon exécuté en 1590

 

Pour en savoir plus sur le Mont-Aimé, il vous faut lire (malheureusement, il me semble que ces livres sont épuisés...) "la Champagne mystérieuse" d'Alexandra Schreyer ainsi que l'incontournable ouvrage d'Odile François 'Le Mont-Aimé"

 

 

 

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 03:11




Mon pays s’appelle «Vertiges».

C’est le pays des mots, des lettres et des alphabets.

Dès que l’on foule le sol de mon pays, on est ensorcelé par les sons, sonorités, sonnets, consonances qui s’envolent en consonnes et voyelles sur les ailes des oiseaux.

On s’enivre de mots jusqu’à en avoir le vertige !

Le fleuve de mon pays roule des flots de mots.

Les poissons sont des virgules qui s’apostrophent avec l’accent d’ici.

Les routes de mon pays sont des parchemins qui serpentent à l’infini.

Les feuilles des arbres sont autant de poèmes griffonnés au nez du vent.

Les bonjours sont des vers emplis d’un divin nectar, butiné au cœur de fleurs, aux tiges de plumes, par des abeilles mutines.

A l’entrée de mon pays, on dépose ses contrariétés au «  gardien des soucis » qui vous les rend à la sortie.

On accroche ses larmes à l’encre du ciel, pour qu’elles brillent de joie parmi les étoiles.

Des petits bonheurs fleurissent au détour des chemins et l’on prend le temps de les cueillir avant qu’ils ne fanent.

Les clochers des églises suspendent les heures du temps,

le temps qui passe et se prélasse.

Des pluies de notes de musique descendent des nuages.

On danse des farandoles, on rit de fariboles : les enfants ont les joues rouges !

Les mots sont de la fête et explosent en feu d’artifice.

Il y a les mots-sucre d’orge qui coulent dans nos gorges.

Il y a les mots-bulles qui éclatent en plein ciel.

Il y a les mots-confettis qui s’envolent en couleurs.

Et les mots-perles qui s’enfilent en colliers pour s’offrir en parures.

Dans mon pays, la vie est un livre de contes dont les pages sont tournées par la fée des songes qui en détient les clés…


  C’est l’anglais Thomas More qui, en 1516, pour la première fois employa le mot « utopie » pour qualifier son île imaginaire. Sous sa plume, ce terme désignait un monde idéal, imaginaire qui devait tendre vers une vie meilleure.
Platon aussi construisit un modèle de cité idéale dans la République, mais il ne fut pas le seul ! Rabelais avec Gargantua et Pantagruel, Montesquieu dans ses Lettres Persanes, Marivaux, Voltaire et son Candide, Diderot, Rousseau, Swift, et plus près de nous, Bradbury, Huxley, Orwell…TOUS ont évoqué les grandes questions sociales, politiques, religieuses, morale pour bâtir une contrée idéale.
Paix, bonheur, respect, égalité, idéal, rêve, bonheurs simples au creux de la nature, gouvernement démocratique parfait…tels sont les caractéristiques de l’utopie.
Tout le monde rêve d’un pays utopique et notre imaginaire échafaude une contrée où chacun de nous aimerait vivre.
Oscar Wilde n’a-t-il pas dit : « Une carte du monde qui ne comporte pas l’Utopie ne vaut même pas qu’on y jette un coup d’œil, car elle néglige le seul pays où aborde toujours l’humanité.  Et, quand elle y aborde, elle regarde autour d’elle, aperçoit une meilleure contrée et fait alors voile.  Le progrès est la réalisation des utopies. » 

Alors moi aussi je me suis amusée à imaginer une contrée de rêve, MON pays utopique !
Et vous ? Avez-vous aussi, quelque part dans un coin de votre tête, une île imaginaire où vous aimez parfois vous réfugier ?
         
                              
       
         

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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 01:16


Mes mots aujourd'hui sont colorés de jaune, comme le soleil qui, j'espère, m'attend là-bas!

Les vacances, chouette!

J'ai pris avec moi une collection de pelles et de rateaux de toutes les couleurs pour ramasser les mots que je trouverai sur le sable, à marée basse!
Je me suis armée aussi de seaux de couleurs et de formes différentes pour trier mes mots.
Je mettrai les mots bleus dans le seau bleu, les mots roses dans le seau rose et ainsi de suite...pour que, lorsque je rentrerai, je puisse les assembler pour en faire des phrases de toutes les couleurs, enfin... si le vent ne me les a pas enlevés entre-temps!
Il faut que je rapporte aussi des coquillages, un peu de sable, un peu d'eau de mer, quelques bouquets d'oyats que je ferai sécher au retour...
Pfff, aurai-je assez de seaux?

Je laisse les clefs sous le paillasson: vous pouvez entrer, vous installer sur le canapé, et feuilleter toutes mes pages en mon absence!
N'oubliez pas de nourrir le chat et les poissons de l'aquarium, et d'arroser le jardin!
Pensez à garder du café au chaud pour ceux qui passeront après vous...Le sucre est dans le placard, en haut à gauche, et les thés parfumés dans le petit panier sur le vaisselier.
Gardez bien la maison, hein!

A bientôt et bonnes vacances à ceux qui partent :-) et...bon courage à ceux qui rentrent...
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 04:14


Le soleil, comme une boule de feu incandescente descend doucement sur la mer.

De gros nuages gris et roses s ‘effilochent.

Le rouge, l’orangé, le mauve se fondent dans le bleu.

Le soleil reste en suspension, quelques instants, au-dessus de la ligne d’horizon.

Un silence profond prend possession des lieux, comme si la nature toute entière suspendait son souffle, pour rendre à l’astre qui meurt un dernier hommage…

Au loin, seul le ressac de la marée descendante émet un long chuintement.

Tout à coup, une détonation retentit dans les dunes, de l’autre côté de la petite baie protégée par l’estuaire de la Canche.

Un grand cri s’élève au-dessus des oyats, suivi d’une envolée brutale.

A contre-jour, il semble qu’un épais nuage sombre envahit le ciel, pour se déplacer à vive allure en direction du soleil couchant.

Des centaines de mouettes affolées, en masse compacte, crient et envahissent l’espace.

Elles forment un écran entre la plage et le soleil qui tombe, pour soudain, se disperser sur la toile de couleurs en une étoile géante.

Comme un large filet de pêcheurs déployé sur la mer, les mouettes quadrillent le ciel orangé et strient le soleil qui s’est fait boule de feu posée sur la mer.

Un incendie brutal met le feu au ciel.

Le soleil est maintenant à moitié englouti par les flots et le silence est retombé soudainement.

En spectatrices privilégiées, les mouettes, calmées, se sont posées sur l’eau, se laissant doucement bercer par les vaguelettes.

Résignées,elles semblent guetter les ultimes rayons plongeant à l’horizon.

Une petite fille, les yeux écarquillés devant tant de beauté, rompt le silence et d’une voix chantante, elle compte jusqu’à 60 : l’instant précis, où la mer aura entièrement englouti la boule écarlate.

Les couleurs sont avalées par les flots, et la voûte des cieux se referme peu à peu, enveloppant la plage d’une couverture laiteuse.

                                                                     

 

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 13:15
De la Martinique, chère à Aimé Césaire, je fais un saut de puce sur l'île soeur: la Guadeloupe. Des notes retrouvées au fond d'un tiroir, notes que j'avais écrites lors d'un séjour dans cet "ailleurs" idylique"...


Photo: Les Saintes et la Dominique, vues de Trois Rivières.

Qu'il fait bon s'arrêter à Basse-Terre.
Végétation luxuriante, la forêt tropicale se jette

Dans la mer!
Falaises, chutes d'eau, cascades et volcans.

La Soufrière a revêtu sa collerette de nuages ce matin
La route monte, descend, serpente, s'enfonce dans la forêt,

Débouche sur une plage de sable tantôt blanc, tantôt noir,

Bordée de vastes cocoteraies.
Grande Anse, Anse de Vieux-Fort, Pointe du Lézard...
La route traverse des villages aux noms évocateurs:
Goyave, Bananier, Trois Rivières, Vieux Habitants.
Là, les maisons créoles, de tôles, de pierres, de bois,

Sommeillent derrière des persiennes à demi fermées,

Coiffées de leurs toits bleus, rouges, verts,

Envahies par la végétation qui grimpe à l'assaut des façades.
Quelques chèvres broutent, des poules picorent.
De nouveau, la mer s'impose au détour du chemin,

Immense palette de couleurs: vert, turquoise, bleu marine,

Aigue-marine, émeraude.

Elle entoure de ses flots des îlets, des îlots, des îles...
Au loin, la Désirade, Marie-Galante, les Saintes, veillent,

Alignées comme de bons petits soldats.
On les sent respirer doucement, sous un soleil implacable,

L'air chaud qu'embaument les senteurs corsées

Des épices et des fleurs.
Quelques voiles croisent au large,

Gonflées par le souffle léger des alizées.
Le temps, pour un temps, semble s'être arrêté...
Du haut du belvédère, un point de vue grandiose,

A couper le souffle !

A la pointe de Grande-Rivière,

Le soleil s’apprête à se coucher.

La boule de feu incandescente va se noyer dans la mer

De Grand Cul-de-sac Marin.

Les deux extrémités du jour vont se rejoindre.

Guadeloupe…joyau posé sur une émeraude…

Joyau serti de mille éclats de lumière…
 

 
 
 
 


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  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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