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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 15:24




Alors on est allés se promener du côté de la case de la vieille Sokari. Celle-là, on raconte qu’elle a la langue du serpent qui siffle. Elle sait toujours tout sur tout et tout le monde.


A l’entrée de sa case, elles étaient une douzaine en train de se coiffer mutuellement, de se démêler les boules laineuses des cheveux, de se faire des petites tresses qu’elles plaquaient joliment sur leur crâne.

Elles parlaient toutes en même temps -patapata patapata – elles riaient aussi. Elles faisaient toujours beaucoup de bruit.


«  Tssss, le jour de la coiffure, c’est la basse-cour chez Sokari : les pintades caquètent » disait les hommes de la concession familiale en secouant la tête et en fuyant dare-dare ailleurs.
 

On s’est donc approchés sans bruit et on s’est cachés derrière le buisson où les mouches vrombissent comme des motos. On a écouté.


   
Du jamais vu, je vous dis ! Mamadou, il m’a dit que ça allait être comme à Paris, là ! Là-bas, à la capitale, c’est chose courante, mes chères !

    Et ça bouge comme en vrai ?

    Oui, oui ! Ce sont des images qui bougent ! ça raconte une histoire, il y a même du son. C’est comme je te vois, là ! C’est comme si tu marches là, et que tu te vois marcher sur la toile, c’est pareillement !

    Ha, tu parles d’un événement ! Et comment ça marche, ça ?

    Ils mettent l’histoire dans une boîte, ça s’appelle un projecteur qu’il m’a dit Mamadou, et après ça passe sur la toile blanche et on peut voir le film. On appelle ça le cinéma.

    Et ben dis don’, faut pas rater ça ! Babatoundé, notre chef, il va pas en revenir ! Faudrait pas qu’il en tombe à la renverse et qu’il casse sa pipe, le pov’ vieux !

Les rires ont fusé pendant un bon quart d’heure à cause de la bonne plaisanterie.

    Bon, il faut pas oublier d’apporter son banc ou sa chaise. ça se passe sous l’arbre à palabres.  Pour pas que notre chef soit au courant de la surprise et voit les préparatifs, ils vont l’envoyer pour une mission importante à Ikot-Ekpene. Il sera de retour juste pour le début du film.

    On va sortir les boubous de cérémonie, là ! Hééé, c’est qu’on est de sortie ce soir, faut se faire belles, mes chères, en l’honneur du chef et du cinéma !


Là, elles se sont mises à parler pagnes et chiffons. Ça devenait plus intéressant du tout, mais alors plus du tout, alors on s’est éloignés. On ne savait pas quoi dire tellement ce qu’on avait entendu nous a paru incroyable. Des images qui bougent…On avait bien vu des images, déjà, mais les images qu’on voit sur les livres… et ces images-là, elles ne bougent pas. On n’avait jamais entendu parler d’une chose pareille !


   
Comment ça s’appelle déjà, Amidou, les images qui vont bouger sur la toile blanche ?

    Le ci-né-ma ! a répondu Amidou d'un ton savant et en détachant bien les syllabes.



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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 15:04





On est repartis vers le centre du village, en traînant les pieds, perdus dans nos pensées et pas sûrs d’avoir tout bien compris.

Sur le chemin, on a croisé d’autres femmes, bébés au dos et calebasses sur la tête, qui n’en terminaient pas de se saluer.


   
Comment va ta famille, aujourd’hui, là ?

    Ma famille va bien ; je te remercie. Ta famille à toi se porte bien aussi, là ? Tes enfants ont la santé bonne, aujourd'hui?

Elles ont énuméré chacun des membres de leur famille, décrivant l’état de santé de chacun – ça n’en finissait pas- et puis, on a entendu :


   
Quand le couchant sera venu, il faudra se rendre sous le grand baobab. Il faudra que l’on s’assoie, en silence, et qu’on attende les images qui bougent sur la toile blanche. Mamadou fera des essais pour voir si ça marche bien, avant que le chef arrive.

    Oui, oui, faudra que tout soit prêt pour le cinéma en plein air ! On a égorgé la chèvre ce matin ; on va la mettre à griller pour la manger après la représentation. Babatoundé va être content !

    Allons, ma chère ! Il faut aller aider aux préparatifs !


Elles se quittèrent, faisant claquer nonchalamment leurs claquettes en caoutchouc qui faisaient clap-clap sous leurs pas.


On n’en a pas appris beaucoup plus, alors on a décidé d’aller parler avec Amoulaye, le maître de l’école. Amoulaye, il sait lire et écrire parfaitement ; il sait tout, même mieux qu’un ministre…normal puisque c’est lui qui nous apprend.
Tous les matins, on s’installe sur nos nattes, dehors devant sa case, sous l’arbre à pluie, et là, sur le grand tableau noir, il nous fait répéter les lettres de l’alphabet. Il nous a même fait répéter la chanson qu’on va chanter pour l’anniversaire du chef. Il sait répondre à toutes les questions avec toujours le sourire.
Le sourire, il ne l’a pas quand il voit que l’encre du stylo bic a bavé sur les cahiers. Là, il est très en colère et déchire les pages qui sont sales et il faut tout recommencer.


Quand on arrive, le maître est en train de palabrer avec Mamadou et Lassissi et d’autres hommes du village.
Ils sont sous le grand baobab et ils installent une grande toile blanche qu’ils essaient de tendre aux branches.

Mais ils ne sont pas d’accord. Le maître dit qu’il faut la fixer sur des grands piquets pour qu’elle soit bien tendue. Il a l’air énervé.

Quand on a voulu lui poser des questions, il nous a envoyés balader, en disant qu’il était trop occupé et il nous a chassés d’un air sévère :

— Faut pas traîner dans nos jambes ! Allez faire vos pages d’écriture : demain je vous interrogerai !


Alors on a filé sans demander notre reste, juste quand la toile est tombée parterre.

C’est qu’ils avaient l’air d’avoir bien du mal à la faire tenir en l’air.

On a traîné, traîné…tout le monde était trop occupé et on s’est fait chasser de partout.

Comme on n’en apprendrait pas plus sur la soirée, on a décidé d’attendre le soir et de faire comme tout le monde, d’arriver à la nuit tombée avec notre petit banc en bois.


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 14:52





 

Le temps passait pas vite, même au lancer de pneu.
La chaleur était si accablante sur la piste que la poussière rouge nous collait à la peau. C’était oppressant et on avait la gorge sèche, les yeux rougis et le front brûlant.
Même les margouillats, avec leur corps noir et leur tête orange qui oscille, ne bougeaient plus et recherchaient l’ombre. Pourtant les gros lézards aiment la chaleur, mais là, c’était trop.


Alors on a abandonné nos pneus et on a décidé d’aller plonger dans la lagune, histoire d’aller se rafraîchir.
On a décidé qu’on reprendrait notre entraînement ce soir, juste entre les essais du film et l’arrivée de Babatoundé, le chef.
On aurait bien le temps avant le début de la projection, le temps que tout le monde s’installe… après tous les discours de bienvenue au chef et tout ça…


On a pris la pirogue de mon père. Elle dormait sur la berge. C’était la plus belle de toutes les pirogues du village. Elle ressemblait à une longue flèche de bois avec des dessins de toutes les couleurs qui décoraient ses flancs.


   
C’est mon outil de travail, il faut y faire attention ! Disait mon père qui était le meilleur pêcheur du coin. Il prenait son embarcation tous les matins, à l’aube, lui faisait descendre la lagune jusqu’à l’embouchure, et là il passait la barre, là où l’océan bât la côte de coups violents et incessants. Les vagues sont énormes, plus hautes que la crête du grand fromager de notre village. J’étais encore trop petit pour l’accompagner, alors il me racontait :


   
Au moment où le soleil noie ses rayons rouges dans la grande profondeur de la mer, nous guettons la lame redoutable. Dans un même hurlement, tous les piroguiers que nous sommes, nous couchons sur la pirogue pour la lancer d’un même élan, à la force des bras, afin de se tenir sur la crête de la vague. Nous accélérons la vitesse pour rester sur le dos de la vague et il ne nous reste plus qu’ensuite à se laisser porter et déposer doucement sur la grève…
 

Il avait des lumières qui s’allumaient dans ses yeux quand il racontait.

Quand je serai grand, je serai le plus grand pêcheur du coin, comme mon père !


En attendant, on s’est contentés de conduire la pirogue au milieu de la lagune, et là, on s’est bien amusés. On a plongé et re-plongé. D’autres enfants de notre âge nous ont rejoints, et là, on n’a pas vu passer le temps.


C’est quand le doré du couchant s’est mis à colorer les eaux de la lagune en orangé et que l’obscurité a commencé à envahir la cime des filaos et de tous les autres arbres alentour, qu’on s’est dit qu’il était grand temps de rentrer au village si on ne voulait pas manquer le début des festivités..

On s’est mis à courir, effrayant les poules et les cochons sur notre passage.


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 14:46





Des odeurs de feu de bois, d’huile de palme et d’oignons frits nous ont conduits jusque sur la place.
Un énorme feu était allumé et léchait la chèvre qui rôtissait. Des lampe-tempête, posées un peu partout, éclairait tout l’espace autour du grand baobab en dessous duquel la foule se pressait.

La majorité des gens était déjà installée. Chacun avait apporté son banc, ou sa chaise, ou sa natte.
Ma mère me fit signe et me montra le petit banc de bois qu’elle m’avait apporté. Avec Amidou, on s’est assis et on a regardé vers la grande toile blanche qui était parfaitement tendue entre deux gros piquets.
 

    Ça s’appelle un écran de cinéma ! m’a renseigné ma mère, d’un air savant.


Derrière l’écran, -puisqu’il fallait appeler la grande toile comme ça- il semblait régner une grande effervescence. Un groupe d’homme s’activait..

Derrière nous, Mamadou et Lassissi s’affairaient pour les derniers réglages. Une espèce de grosse machine était posée sur un escabeau surélevé. Mamadou essayait d’ajuster à la machine de grosses bobines de rubans noirs.


Amoulaye, le maître d’école était assis juste derrière nous et nous expliqua, en pointant son doigt :

    Ceci est le projecteur. Les bobines avec le ruban noir, ce sont les bobines de film. Celles-ci vont être entraînées et se dérouler au fur et à mesure. Le projecteur renverra l’image sur l’écran et on pourra voir le film ! 

Nous regardions et écoutions, bouche bée.

Lassissi faisait les premiers essais.
L’écran était tout à coup éclairé d’une lumière forte, puis la minute d’après, tout s’éteignait. Ils s’y sont repris à plusieurs fois ; ça n’avait pas l’air d’être encore tout à fait au point. Quand ça s’éclairait sur l’écran, les gens poussaient des « HA ! » et quand ça s’éteignait, on entendait des « HOoooo ! »


On commençait à s’impatienter.


   
Ça va bientôt marcher, mais il faut encore un peu de temps ! De toute façon, il faut attendre que la nuit soit complètement tombée…mais quand le chef sera arrivé, tout sera au point !
 

Mamadou et Lassissi rassuraient la population.

L’écran s’est encore allumé d’une grande lumière, et puis s’est éteint une nouvelle fois…allumé, éteint…allumé et puis soudain on a vu des images en noir et blanc qui ont défilé à grande vitesse…tellement vite que l’on n’a rien eu le temps de voir…puis la fois d’après, les images sont apparues au ralenti.


Une chose était certaine, c’est qu’on avait bien vu des images qui bougeaient, mais on ne pouvait pas encore suivre d’histoire et le son était très mauvais.


Ça durait une éternité, ces essais. Avec Amidou, on s’impatientait de plus en plus. On commençait à ne plus pouvoir tenir tranquillement sur nos petits bancs de bois. On bondissait, on se retournait, on tombait du banc, on chahutait, bref, on ne tenait plus en place !


   
Allez jouer plus loin, les gosses ! Allez jouer, on vous appellera quand ça commencera ! Vous avez encore le temps ! nous dirent les adultes énervés.


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 14:38



 

Alors avec Amidou, on s’est éloignés.
On a repris nos pneus pour aller s’entraîner sur la piste, puisque les adultes avaient dit qu’on avait encore le temps avant le début du film.
 

On a lancé nos pneus sur la pente douce. Ils prenaient de plus en plus de vitesse, tenaient bien la route avant de terminer leur course, soit dans les buissons, soit à plat sur le flanc. C’est le pneu qui arrivait le plus loin sans encombre qui faisait gagner son lanceur. Avec les nids de poules qui ornaient la piste, les pneus n’allaient jamais bien loin.
En bout de course, on faisait pied la route pour aller rechercher le pneu abandonné.


   
Un jour, nos pneus iront si loin, quand on aura vraiment la maîtrise du lancer de pneu, qu’il faudra marcher jusqu’à Ikot-Ekpene pour aller les récupérer ! Assura Amidou qui ne se décourageait jamais. Il faut dire que c’est toujours son pneu qui gagnait.


On a encore lancé nos pneus, de toutes nos forces, sur la piste de latérite, quand on a entendu une grande clameur venue du village.


   
Ça y est, le film doit fonctionner ! Vite, allons-y, nous allons manquer le début ! S’écria Amidou.

    Mais nos pneus…faut suivre leur course et aller les récupérer… !

    Pas le temps, faut se dépêcher ! On s'en occupera après le film !


J’ai eu un moment d’hésitation, pris entre l’envie de voir jusqu’où nos pneus étaient arrivés et l’envie de suivre Amidou qui était déjà parti en courant.

J’avais lancé mon pneu avec une telle force et une telle précision, que j’étais persuadé que cette fois-ci, il devait terminer sa course très loin devant celui d’Amidou.
Je jetai un coup d’œil qui me persuada de la justesse de mon jugement, car je ne voyais plus aucun des deux pneus dans mon champ de vision. Ils avaient dû terminer leur course très loin, là où ils n’avaient encore jamais été.


Tant pis, pas le temps d’aller vérifier…Amidou avait raison : on aurait bien le temps plus tard ! Et je me mis à courir comme un fou derrière lui, jusqu’à en perdre haleine.


Quand nous sommes arrivés, rouges et essoufflés, le film défilait sur l’écran. Des personnages s’agitaient et parlaient fort.
Ils ont dit quelque chose de drôle car toute l’assistance s’est mise à rire. On s’est assis et on a regardé, éberlués, les images bouger.

C’était à peine croyable : les images bougeaient ! De vrais personnages marchaient et parlaient, comme nous tous les jours ! Ça n’avait rien à voir avec les images d’un livre. C’était bien mieux ; on n’avait pas besoin de savoir lire pour suivre l’histoire. Il suffisait d’ouvrir grands nos yeux et nos oreilles. C’était comme de la magie !
Même le marabout du village n’en revenait pas et se grattait la barbe.
 

Au bout de quelques minutes à peine, tout s’est arrêté.

Tout le monde a fait : « Hooooooo ! »


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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 14:18



*

Mamadou a dit :

«  Bon, ça marche ! On va arrêter là  la projection car nous devons attendre notre chef bien-aimé. Dès qu’il sera arrivé, je remettrai le film au début et on pourra regarder tranquillement jusqu’à la fin ! Un peu de patience, il ne devrait plus tarder ! »

Les spectateurs hochèrent la tête en signe d’assentiment et un brouhaha de conversations emplit l’espace sous l’arbre à palabre. Chacun tentait de calmer l’impatience qui l’envahissait petit à petit.


Une demi-heure, puis une heure passèrent, la chaise du chef, installée comme un trône au milieu des autres, restait vide.

La nuit était maintenant tout à fait tombée.

Tout le monde commençait à se demander pourquoi le chef tardait tant à arriver.


Au bout d’une heure et demie d’inquiétude, un groupe d’hommes se décida à aller voir ce qui se passait.
Mon père, accompagné de quelques autres, se mit en route pour aller à la rencontre du vieil homme. Ils prirent les lampe-tempête.


Pendant ce temps-là, la mine inquiète, les gens du village échafaudaient les pires scénarii.

Mais qu’avait-t-il bien pu se passer pour que notre chef n’arrive pas ? Serait-il arrivé quelque chose de grave à notre grand chef, d’habitude si ponctuel ?
Qu’est ce qui avait bien pu l’empêcher d’être à l’heure, lui qui attendait de connaître avec tant d’impatience la surprise qu’on lui réservait ?
 

Au fil du temps qui passait, l’angoisse grandissait et même le silence se taisait. Même les criquets avaient fini de chanter dans le bush tout proche.
 

Soudain, des cris et des gémissements précédèrent quelques femmes qui arrivèrent en courant. Elles se tordaient les mains de désespoir.


   
Il est arrivé un drame, une catastrophe ! Notre chef bien-aimé a eu un accident grave ! Il a pris de plein fouet un pneu fou qui déboulait à grande vitesse sur la piste qu’il empruntait. Il doit avoir les deux jambes cassées et peut-être même la tête ! Quel malheur !


Dans l’obscure profondeur du soir, on vit notre chef arriver, gémissant, sur un brancard improvisé, fait de grossiers branchages.


Dans la nuit totale sans lune, le projecteur s’est éteint et l’écran faisait comme une tâche blanche sous le grand baobab…




* ça c'est Babatoundé, le chef du village, juste avant son accident...Voyez ces petites jambes fluettes...maintenant elles sont cassées en mille morceaux, quel grand malheur!...





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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 02:17


Texte écrit pour la Petite Fabrique d'écriture 
(Thème: la météo)


 

 

La pluie qui tombe sur le jardin

Dilue un peu de mon chagrin.

La pluie qui tombe ce matin

Dépose sur tout un doux parfum.

 

Des anges dessinent des arcs-en-ciel

Comme des tableaux à l’aquarelle.

Un oiseau qui déploie ses ailes

Traverse la toile et troue le ciel.

 

La pluie qui tombe sur le jardin

Pleure des larmes de satin.

Là-bas, résonnent dans le matin

De douces notes de clavecin.

 

Tu poses un baiser sur mon sein,

Une œillade de libertin,

Ecoute la pluie sur le jardin

Et restons là, on est si bien !


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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 22:31





 

Parachutée d’on ne sait où ni comment, la nouvelle égérie de l’Amérique, inconnue encore il y a quelques semaines, est projetée à la une des médias du monde entier !

Ses dents longues font grincer celles des esprits raisonnables du reste de la planète : même les ours d’Alaska ont intérêt à se tenir à carreau !

 

En faveur de la peine de mort, de la présence d’armes chez chaque habitant des US, de la guerre qui est une mission de Dieu et de la suppression de l’avortement, la belle, relookée à 160 000 dollars, rajoute à ses nombreuses qualités celles d’être homophobe et antisémite...


Info ou intox?
 

Se décrivant volontiers comme un pitbull avec du rouge à lèvres, on aimerait en connaître un peu plus sur le pedigree de la dame qui semble traîner derrière elle quelques casseroles pas très propres !

 

Aussi redoutable que son colistier John Macfrites…prions pour qu’elle se casse une dent sur l’un de ses hamburgers de viande d’élan…


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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 21:29





 

 

Le mot “ âme ” au 21ème siècle est un mot comme tous les autres, alors qu’en d’autres siècles il prenait des tons d’enluminures.

 

L’âme au fond, qu’est-ce donc ?

 

Rien ou presque rien…pas plus qu’un simple souffle de l’air qui flotte autour de soi…pas plus que le léger bruissement d’ailes d’un papillon…juste une présence en soi, impalpable et secrète.

Une plume de 21 grammes, légère, légère...
 

Dans les moments de profonde solitude, une petite voix intérieure souffle que l’âme est là, en soi, tapie. Et c’est dans le silence, que l’on peut rencontrer son âme…un face à face solitaire.

 

Parfois, l’on dit que l’âme peut s’envoler, pour voyager très loin, et c’est là le danger : on risque de perdre son âme si on la laisse trop vagabonder.

 

C’est pourquoi, durant toute ma vie, j’ai érigé des murailles tout autour de mon âme, des murailles de livres…pour le cas où mon âme aurait des désirs d’évasion !

Elle s’envolerait dans les pages des livres et n’irait pas se perdre bien loin, car l’on retrouve toujours son âme dans les livres de sa vie…



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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 18:04





 

Yalla, petite sœur des pauvres, yalla ! Pars rejoindre le repos éternel que tu as si bien mérité, toi qui t’es tant donné pour les autres, sans relâche !

70 000 enfants de par le monde vont rester orphelins mais ces enfants entendront toujours la voix de Sœur Emmanuelle qui leur a légué l’amour en héritage.

Toujours nous entendrons la voix haut perchée de ce petit brin de femme qui soulevait des montagnes pour sauver les enfants qu’elle ne supportait pas de voir mourir…

 

Energie, opiniâtreté, humour, amour, franc-parler, Sœur Emmanuelle vivait avec son temps et se battait pour la cause des femmes et la vie des enfants ! Elle était sur le terrain, vivant dans les ordures avec les plus démunis…

Evoluant avec son temps et les réalités du monde, elle avait écrit au Pape en son palais pour permettre la pilule…

 

Le timbre de sa voix énergique résonnera encore longtemps à nos oreilles car Sœur Emmanuelle a tout fait pour que la relève soit assurée et que plus jamais on ne supporte de voir des enfants mourir et que l’on œuvre, à notre échelle, selon les principes simples qu’elle nous confiait :

 

« Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles »

 

« On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira. »

 

« Si tu veux vivre, tu dois aimer ! »

 

« Nous avons le devoir de chercher à travers les événements les plus terribles, à travers le ciel le plus noir, le coin du ciel un peu bleu. Il y a toujours dans le ciel d'orage une toute petite éclaircie. Donne-toi comme règle de regarder le côté lumineux de tout. »

 

Oui, à notre échelle, dans notre vie de tous les jours, si nous essayons d’adopter ces quelques principes, peut-être le monde en sera-t-il meilleur…

 

« Yalla Emmanuelle, en avant, lève-toi, va vers les autres comme ton Pape : le repos c'est pour l'éternité. »

 

et Sœur Emmanuelle, jusqu’à la fin de sa vie, jusqu’à la veille de ses cent ans, ne s’est jamais octroyé de repos, gardant au fond du cœur et de l’esprit le devenir de ses enfants et œuvrant jusqu’à la dernière minute pour leur bonheur, comme une mère, triste et inquiète de devoir les quitter…





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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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Au Grenier Encore Des Livres

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"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








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