Poèmes au fil des sentiments

Vendredi 2 octobre 2009







Roses des sables ou roses des vents

Roses qui fanent au jour levant

Roses bonbon ou roses pompon

Roses en sucre, roses en crépon

Roses fragiles, roses en boutons

Roses de fronton, roses en feston

Roses d’Inde

Si belles à peindre

Roses musc

Au parfum brusque

Roses églantines

Aux fières épines

Roses trémières, roses altières

Qui osent enlacer la lumière

Des roses anglaises pleines de mystère

Rose épanouie à ton veston

Qui pique un fard du meilleur ton

Eau de rose pour teint de rose

Roses écloses que je dépose

Comme tous ces mots de petite prose

Roses qui osent et qui composent

Ce bouquet de bien peu de choses

Petites choses, petites doses

D’images douces aux jours moroses

Rose pâle

Rose vif

Rose tendre

Rose-baiser, léger posé

Au doux parfum d ‘amour osé.









 

Par Nickyza
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Vendredi 5 juin 2009






Un reflet dans une larme

Le lagon par le hublot

Le caillou aux tons de parme

Des adieux dans des sanglots

 

L’avion survole ton île

Et m’éloigne bien trop de toi

La distance entre nous file

Tu me files entre les doigts

 

Les jours ont passé trop vite

Emplis de petits délices

Je te laisse, toi mon fils

Dans cette île qui t’abrite

 

Le lagon empli de larmes

Un reflet sur le hublot

Sanglot.



Ce texte a été écrit pour le jeu en écriture de Marc de Metz qui nous propose l'image ci-dessus pour inspiration.

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai tout de suite vu une larme dans cette bulle irisée...et plus loin, comme par le hublot d'un avion, le lagon de Nouvelle Calédonie...
Je me suis souvenu de mes larmes dans l'avion du retour, chaque fois que je vais rendre visite à mon Sébastien dans son île paradisiaque et que je le laisse pour rejoindre la métropole.... 
Je hais les adieux!







Par Nickyza
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Mercredi 27 mai 2009




                                                          Spaghettis !



 

Un plat de spaghettis

Un peu de parmesan

Dehors le vent rugit

Et le temps se suspend

 

Un plat de spaghettis

Un filet d’huile d’olive

Le temps est ralenti

Et les craintes fictives

 

Le monde du dehors

Glisse comme une métaphore

Comme les spaghettis

Prêts à être engloutis

 

Une douce symphonie

Un verre de Chianti

Antipasti, spaghettis

Et tutti quanti…



Photo de Roseline Monferran







Par Nickyza
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Vendredi 15 mai 2009







                                        Recette :

      Commencer par les hors-d’œuvre pour stimuler l’appétit.
      Continuer par le plat de résistance à servir bien chaud.
      Terminer par le dessert pour le sucré et le moelleux.

      Préparer un bain-marie, y plonger délicatement l’homme.
      Le laisser blanchir pour l’attendrir.
      Attention de ne pas le laisser macérer trop longtemps :
      La viande doit rester de consistance ferme.
      Pas question d’en faire une escalope ou pire une paupiette !
      Le faire simplement mariner pour lui donner une saveur spéciale,
      Ou le faire doucement infuser pour en extraire les principes actifs.

      Lorsque commence l’ébullition et qu’il frémit, sortir votre bouquet
      garni
      (Vous pouvez l’échauder pour l’éplucher plus facilement)
      L’éponger délicatement, puis le trousser.
      Le faire sauter (sans attacher) …tout dépend si vous désirez un
      poulet sauté ou un pigeon à la crème …

      Assaisonner :
           - Un tour de moulin de Cayenne (pour pimenter l’étreinte)
           - Une pointe de safran (pour colorer le tout)

      Flamber. (Attention au retour de flamme)
      Déglacer avec un peu de vin, pour dissoudre les sucs récalcitrants.
      Laisser mijoter le tout quelques minutes.

      Pour la sauce :
      Faire une liaison pour lui donner du corps.
      Une fois l’appareil monté, ne surtout pas laisser réduire :
      Pincer, piquer, tourner, sangler, enfin… raidir !
      Ne pas laisser suer.
      Quand le sucre perle, mouiller de baisers.
      Coucher sur canapé.
      Napper de caresses avec un coulis d’amour.
      Rajouter un zeste de passion.

      Pour éviter les tuiles et les bûches, suivre cette recette
      rigoureusement, point par point, si vous voulez faire d’un cœur
      d’artichaut une pâte à choux, et si voulez qu’il reste baba de vous
      qu’il n’aille pas chercher ailleurs une autre charlotte…ce qui, vous en
      conviendrez, vous laisserait comme une crème renversée, un flan, 
      voire comme  une île flottante …



Ce texte a été écrit pour "La Petite Fabrique d'Ecriture" qui a décidé cette fois-ci de nous "consigner" dans nos cuisines afin que nous mitonnions une recette de notre crû!!

Exécution, Mesdames, et bon appétit!!!!




Par Nickyza
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Mercredi 15 avril 2009





*


Quelle heure est-il aux frontières de ton cœur ?

Quelle heure est-il au bord de tes paupières ?

Huit heures, minuit

Demain ou aujourd’hui

Quelle heure est-il

Quand chez moi c’est midi ?

Aube du matin

Crépuscule du soir

Nos étoiles se croisent

Au firmament du temps

La terre est trop ronde

Trop grosse pour l’enlacer

Mes bras dessinent un rond

Un vide empli de ton éclipse

Tu t’éveilles quand je m’endors

Ton soleil éclaire mes nuits

La lune de mon ciel blêmit

Sur tous ces mois d’absence

Bien au-delà des mers

Le temps impalpable

Impose sa distance

Nous séparant les heures

Quelle heure est-il aux frontières de ton cœur ?

Quelle heure est-il au bord de tes paupières ?

Huit heures, minuit

Il fait nuit sur les vignes

Il fait jour sur le lagon

Et les étoiles clignent

Au rythme de mon cœur


 



* Peinture de Odile Maffone

Jolie image, non?






Par Nickyza
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Mardi 17 mars 2009


                                                                     *


Elle savait écouter, amère,
La chanson des grands arbres
Quand le vent coule dans les bois.
De ses yeux tristes et las                               
            
Elle regardait là-bas
Au plus profond de l'air
Là, où la plaine se marbre
Des ombres crépusculaires.
Elle attendait la lune
Dans ce ciel d'infortune
La lune toute entière
Qui joue sous ses paupières
La lune toute à elle
Pour simple chandelle
Dans le ciel de minuit
De ses rêves évanouis.




* Tableau de Sophie Wilkins 



Par Nickyza
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Vendredi 13 février 2009



   *



Lorsque la lune d’or soupire là-haut,

Il joue ses accords sur la clé de mon dos

Il joue contre ma joue des mots forts et doux

Dont même les oiseaux dans les nids sont jaloux

Sur son violon il joue des notes d’amour

Ses doigts légers volent jusqu’au point du jour

Il joue sur la corde de mes émotions

Des rimes jusqu’aux rives de la passion

Ses mains qui effleurent le clavier de mon corps

Font frémir de plaisir mes sens en accord

Les touches du piano chantent des soupirs

Qui frisent l’alto aux franges du désir

Les sons mélodieux de sa mandoline

Soufflent des pépites sur mes nuits câlines

Puis mon Valentin se met à jouer du cor

Je danse avec lui et le rejoins au port

Je suis Valentine sur Valentin qui dort

La lune, le soleil, mêlés à l’aurore.



* acrylique sur toile de Pierre Marcel


Par Nickyza
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Jeudi 12 février 2009






J’ai les mots du Dimanche

Qui jaillissent et s’épanchent

J’ai les mots-rires

Qui étouffent puis fusent en gerbes d’artifice

J’ai les mots-soupirs

Qui soufflent au vent mauvais

J’ai les mots-canon

Qui se cognent à d’autres comme des nions

J’ai les mots-bidons

Qui se coulent sans façons

J’ai les mots-gamelles

Qui se ramassent à la pelle

Bouts de ficelle qui s’emmêlent

Pêle-mêle

J’ai les mots-confettis

Des mots graffiti

Sertis de couleurs qui volent vêtir

Les mots-ballons

Qui s’éclatent à l’horizon

J’ai les mots-douceur

Qui voltigent en plein cœur

J’ai les mots-cascades

Qui cavalent sur des vagues

J’ai les mots qui se font

Colliers de perles précieuses

Farandoles frivoles

Qui dansent en transes

Des mots, des mots, des mots

Qui franchissent les lignes

Pour fleurir des cases

En dehors des marges

Pour rejoindre le large

Des mots qui parfument la page

Des lendemains sans âge

Des mots calqués d’images

Pour d’interminables voyages.







Par Nickyza
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Samedi 7 février 2009



                                    
                                         L'îlôt Bayi et le Mont Dore.


 

 


Je ne suis pas vahiné

Juste une femme en métropole

Qui survole le lagon vert

Juste en rêves colorés

Qui survole, qui survole

La Calédonie si fière.

 

Si fière de m’avoir piqué

Mon fils combien adoré

Qui vit là-bas loin de moi

Une vie pas compliquée

Loin des neiges et frimas froids

Sur son lagon tant aimé.

 

Je rêve de ces beaux rivages

Au sable blanc de ces plages

Aux poissons multicolores

Qui me narguent et qui honorent

Le Caillou tant convoité

Par un fils qui l’a gagné.

 

Cette île paradisiaque

A pris le cœur de mon fils

Et provoque des ressacs

Dans le mien comme précipice

Si cette île était plus proche

Si cette île était très moche…

 

Je plonge mes yeux chagrins

Dans ce lagon enchanté

Pour supplier les poissons

De m’emmener là-bas loin

Dans les coraux colorés

Dans les bras de mon fiston.

 

Au cœur des plantes tropicales

Dans les jardins de coraux

Je vais apprendre à l’aimer

Cette île de vie idéale

Je prendrai tout c’qui est beau

Pour la nuit encore rêver…

 

Et me rapprocher de lui

En l’imaginant réjoui !

Oui, sur le dos des poissons

Je nagerai à l’unisson

Avec le grand requin bleu

Dans ses lagons merveilleux.




Ce texte, que vous avez déjà été nombreux à lire, a été écrit tout spécialement pour les "Parchemins de Bigornette".
L'image que Bogornette avait publiée sur son blog et qui en était le thème, m'a inspiré les lagons lointains de Calédonie où...un peu de mon âme est restée là-bas... 

Au-dessus, une photo que j'ai prise moi-même d'une journée passée sur l'îlôt Bayi, en face du Mont Dore, lors de mon séjour en 2006...

La voile rouge que vous voyez partir est celle du kite-surf de mon fils :-)) 
Ce fut une bien jolie journée qui s'est terminée par... un violent orage, peu après un des plus magnifiques couchers de soleil que j'ai jamais vus ailleurs!!





Par Nickyza
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Lundi 26 janvier 2009





 

Regard perdu dans l’infinie profondeur du ciel

Tenter de sonder l’incompréhensible mystère.

Comprendre.

Une vie qui nous est prêtée

Et toujours trop tôt reprise

Trop courte et longue à la fois.

Un fil si ténu qui un jour casse

Sans prévenir ni de l’heure, ni de la date.

Angoisse diffuse.

Amère rancune d’une injustice inexplicable.

Vain espoir où le mot éternité ne s’inscrira jamais.

Fragile pion branlant sur l’échiquier céleste.

Passage bref.

Chemin semé d’embûches.

Malheurs, bonheurs.

Parcours, voyage.

Puis l’autre rive…au bout, au bout…

L’inconnu.

Vie
Prêtée, donnée

Reprise, volée.

 

« Ce qui est donné, est donné !

Ce qui est repris, est volé ! »

Chante une petite fille

Qui danse sur les nuages.

 

Courir vers qui, vers quoi ?

Pour qui, pourquoi ? Pour quel ultime voyage ?

 

Pourquoi le mot Eternité n’existe-il que dans les dictionnaires ?

Pourquoi l’a-t-on inventé ?

Pourquoi, pour quoi ?

 

Et ce grand éclat de rire qui transperce le ciel

En roulements de tonnerre qui sonnent le glas

Et ce grand éclat de rire empli de mystère

Venu de très loin, de très haut, de là-bas

Quelque part…






Par Nickyza
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Samedi 24 janvier 2009



*

 Je te hais !

Tu empoisonnes ma vie, mais je ne peux me passer de toi ...
Pour toi, je ferais des kilomètres pour aller te rechercher au bout du monde s'il le fallait...

Mon amour pour toi n’a pas de prix !
Je te touche, je te rejette...mais tu m'attires irrésistiblement.
Je te prends, je te caresse, je te respire, je t'aspire, je t'engloutis, je te bouffe...jusqu'au dernier centimètre de toi...

Je veux toujours plus de toi…je te veux en entier, tout à moi.
Je t'allume de mon désir toujours inassouvi...
Tu fais partie de moi, tu m'enveloppes de ta douceur exquise, tu m'emplis de bonheur, inexorablement...

Je me brûle les ailes pour 5 minutes d’amour.
Je sais pourtant au plus profond de moi, que je dois te quitter, mais
je ne peux vivre sans toi.
Rien qu'à l'idée de t'éloigner de moi, je suis déjà en manque de toi…
Tu es ma drogue douce et pour ça je te hais !

Tu me tiens prisonnière de toi, et pour ça, je te déteste plus encore.

Dans tes volutes bleues et légères, tu m’ensorcèles.
Libère-moi de toi, enfin et pour la vie que j'ai si précieuse.

Derrière mon écran de fumée, je ne suis pourtant pas dupe : je sais qui tu es vraiment : tu ne veux faire que mon malheur !


Ô cigarette, si tu savais comme je te hais, alors que tu m'es indispensable…

Si tu savais comme je te hais et t’aime tout à la fois !



*Cette superbe image est du "smoke art" ou "Art de la fumée" et vous pouvez retrouver d'autres très belles images de volutes sur cette galerie: "Darkroastedblend"






Par Nickyza
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Lundi 12 janvier 2009





Celui à qui je pense

Est une longue journée d’été

Quand le ciel est lourd

Et que l’orage menace

 

Celui à qui je pense

S’en revient chaque jour d’Automne

Mourir sur ma joue

Dans un souffle froid et doux

 

Celui à qui je pense

S’en est allé, porté par le vent,

Un  grand vent du large

Quand le destin fait rage

 

Celui à qui je pense

Est un long et triste mois d’hiver

Quand le givre des heures

Glacent des nuits d’ailleurs

 

Celui à qui je pense

Est un interminable soupir

Au ras des larmes du vent

Une vague qui respire


 



Par Nickyza
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Vendredi 19 décembre 2008



 

 

Petite Sagesse, tel était son nom, se balançait à califourchon sur la lune.

Elle était à la fois fée du ciel et scribe du Père Noël.

Toute petite elle était, mais grand était son cœur.

Elle avait une mission sur cette terre qu’elle scrutait depuis la lune.

Les maisons, qu’elle voyait minuscules depuis son perchoir d’or, n’avaient aucun secret pour elle.

            Elle perçait l’intimité des gens par son regard qui pouvait traverser les murs les plus épais.

Ainsi voyait-elle toutes les bonnes et mauvaises choses qui se passaient à l’intérieur de ces maisons minuscules.

Les bêtises, les mensonges et les colères des petits enfants lui faisaient plisser son petit nez tant sa déception était grande.

L’obéissance, l’honnêteté, la générosité, au contraire, lui donnaient envie de danser, et plus elle dansait, plus la lune se balançait.

 

Petite Sagesse aimait tous les enfants, même les moins sages…mais elle se désolait de constater que peu de maisons respiraient la sagesse, car sa mission était de signaler au Père Noël, les enfants les plus sages…

Quelle mission difficile pour Petite Sagesse qui espérait que tous les enfants du monde croulent sous les jouets !

Quand une maison respirait la sagesse de ses petits occupants, elle désignait une étoile, parmi toutes les étoiles qui scintillaient et dansaient autour d’elle.

Elle la pointait de son petit doigt autoritaire et priait l’étoile choisie de filer droit sur la maison en question.

Là, l’étoile brillant de ses mille feux filait et se posait sur la cheminée, et de son petit œil malicieux, elle se mettait à cligner !

Ainsi, le Père Noël, d’un seul regard, pouvait repérer de suite, pendant la nuit de Noël, les maisons où vivaient à coup sûr les enfants sages.

 

Ho, bien sur, le Père Noël était un brave homme ! Il ne pouvait jamais se résoudre à punir les enfants les moins sages…ceux-là recevaient quand même les jouets qu’ils avaient commandés, mais ils n’avaient pas, sous le sapin, le cadeau-surprise, le cadeau “en plus” que le Père Noël ne réservait qu’aux enfants les plus sages !

 

En bon petit scribe, Petite Sagesse énumérait sur un parchemin tous les défauts et toutes les qualités qu’elle avait pu observer de son perchoir.

De sa plume d’or, elle inscrivait sur deux colonnes les noms des enfants, les sages et les moins sages, et remettait son parchemin au Père Noël, une fois qu’elle l’eut enluminé de poudre d’étoiles.

Ceci dans le seul but de comparer, d’une année à l’autre, les progrès effectués.

Mais souvent, Petite Sagesse trichait…Oui, elle trichait !

Elle mettait beaucoup plus d’étoiles aux cheminées des maisons qu’il n’en eut fallu. Le Père Noël n’y voyait que du feu, et distribuait des cadeaux, toujours plus de cadeaux !

 

En fait, le brave homme à la barbe fleurie, n’était pas dupe…Il savait bien qu’il ne pouvait y avoir autant d’enfants sages, mais il trouvait tellement plus agréable de faire sa tournée de Noël entouré d’étoiles :

Non seulement les étoiles éclairaient son chemin, mais elles lui réchauffaient le cœur.

 

C’est pourquoi les nuits de Noël, depuis toujours, sont des nuits magiques, brillantes de mille feux, et que des étoiles scintillent dans les yeux écarquillés des enfants !



Le Père Noël est un peu débordé en ce moment, aussi lui ai-je proposé mon aide. Le vieil homme si charmant n'a pas refusé ma proposition, vous vous en doutez bien, aussi je m'en vais le rejoindre pendant quelque temps...puis j'irai rendre visite à Petite Sagesse aussi... Alors je serai absente de mon blog jusqu'au 5 janvier, mais là-haut le Père Noël doit avoir un ordi donc j'irai vous rendre visite à vous aussi!
N'hésitez pas à vous installer dans ma caverne, ya plein de choses à lire et toujours un café au chaud!!

Je vous souhaite de tout mon coeur de merveilleuses fêtes de fin d'année et un Noël doux, doux, doux!

ça y est je suis enfin rentrée: il a fallu ranger le chalet du Père Noël après l'effervescence de ces fêtes et cela a pris plus de temps que prévu mais je suis là et bien là, redescendue de mon nuage!
Merci à tous de vos commentaires pendant mon absence et de vos bons voeux qui me vont droit au coeur!
A mon tour de vous souhaiter à tous le meilleur pour cette nouvelle année!
Que nos mots comme des perles continuent à créer de jolis colliers scintillant de mille feux, créant une belle chaîne d'amitié au travers de nos blogs :-))








Par Nickyza
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Jeudi 11 décembre 2008




 

 

Je frissonne

Comme l’eau profonde du lac

Qui frétille et s’affole

Sous la bise qui s’y frotte

 

Je frissonne

Au frottement des cils

De tes yeux sur ma joue

Au petit matin frileux

 

Je frissonne

Aux froissements des mots

Qui frisent dans le soir

Des filaments qui filent

 

Je frissonne

Aux froids exquis frissons

Du saxo qui gémit

Au profond de la nuit

 

Je frissonne

Regain du vent qui glace

Et souffle des menaces

Au bord des précipices

 

Je frissonne

Au roulement des flots

Qui fracassent et éclatent

Ma mémoire de glace

 

Je frissonne

Aux frimas des grands froids

Vêtus de leur cristal

Qui crissent sous les pas

 

Je frissonne

Au frôlement des âmes

Qui hantent ma mémoire

Les nuits de grand émoi

 

Je frissonne

Au bord de ton regard

Qui se perd et s’égare

Dans des lacs sans fond

 

Je frissonne

Sous tes doigts qui festonnent

Des guirlandes de plaisirs

Quand soufflent les zéphyrs





Par Nickyza
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Jeudi 4 décembre 2008




Une joyeuse tablée de copains. Un homme hilare, au premier plan, aux yeux malicieux, lève son verre.

Une photo en noir et blanc, une photo noire sur blanc.

 

C’est toi.

 

Toi, qui semble ravi de ta dernière farce, toi qui a encore mis de l’ambiance au cours de la soirée en racontant tes histoires drôles, tes dernières frasques…et tout le monde rit à gorge déployée, et tout le monde attend de rire et rire encore en t’écoutant.

Toi, si vivant à l’instant T, toi, le joyeux drille que l’on invitait pour animer les soirées les plus mornes, car avec toi, il se passait toujours quelque chose d’imprévisible et drôle !

 

Au fond du regard malicieux, une ombre…que je suis seule à voir, moi qui te connais si bien.

La peur, l’angoisse…venues d’on ne sait où, ni pour quelle raison, et qui taraudent le cœur et l’esprit jusqu’à en rendre fou l’homme le plus fort.

Cette ombre qui se cache derrière le paraître, derrière les rires de cet homme extraverti, cette ombre qui est là et bien là, malgré tous les remèdes, et qui gâche la vie.

Cette ombre dans le regard…annonciatrice de tous les malheurs.

Cette ombre cachée derrière le rire et que l’on voudrait oublier…

 

C’est toi sur la photo, là, si vivant.

 

C’est toi qui cachais bien ton jeu, en noyant tes angoisses dans le rire, refusant de reconnaître ce mal-être qui te bouffait et que tu voulais absolument combattre par la dérision.

J’entends encore ta voix, ton rire trop explosif.

 

C’est toi, si vivant sur cette photo-là, juste avant que… tu ne claques la porte de ta vie…

C’est toi, oui…si vivant et maintenant absent…

 

La photo a des ombres noires, cette photo en noir et blanc.




 

Ce texte a été écrit pour "la petite fabrique d'écriture" dont le thème en était "la photo".





Par Nickyza
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Jeudi 4 décembre 2008



                     *

C’est à peine si j’ose

Te dire tous ces mots

Faire ces quelques gestes

Pour qu’il nous en reste

Juste quelque chose,

Quelque chose de beau…

 

Quelque chose de beau

Là, que l’on dépose

Comme ces quelques mots

Empreints de tendresse

Emplis de promesses

Comme la rose éclose.

 

Quelque chose de beau

Pour qu’on se souvienne

Quand le cœur est gros,

Quand l’âme est morose,

Que quoiqu’il advienne

Il reste quelque chose.

 

Quelque chose de beau,

Quelque chose de nous,

Oh très peu de choses

Juste un geste, un mot,

Un ruban qu’on noue

Aux cheveux d’Eros.

 

C’est à peine si j’ose

Penser à demain

On est si peu de choses

Face à ce destin

Où tout soudain explose

Pour des tout petits riens.

 

C’est à peine si j’ose

Te dire tous ces mots

Faire ces quelques gestes

Pour qu’il nous en reste

Quelque chose de beau

Si demain s’arrête…

 

Quelque chose de beau

Un simple cadeau

La trace d’une empreinte

Le ô d’un écho

Un mot doux qui tinte

Au fond du cerveau.  





* Photo de MillyNeT Flickr 



Par Nickyza
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Lundi 1 décembre 2008

 

 

 

 

 

 

 Si j’étais l’eau, je t’entraînerais en des contrées profondes peuplées de jardins de coraux et de poissons multicolores.

Si j’étais l’eau, je noierais tes pensées les plus noires et je te montrerais les couleurs flamboyantes des terres lointaines.

 

Car si j’étais l’eau, j’enlacerais ton corps tout entier, je le caresserais pour en laver les douleurs et te montrer le monde plus beau.

 

Si j’étais l’eau, je t’emmènerais sur mes flots pour un tour du monde qui n’en finirait jamais.

 

Nous irions saluer les skippers du Vendée-Globe, nous irions danser avec les baleines et jouer à saute-mouton dans les vagues avec mes amis les dauphins dans le grand lagon de Nouvelle-Calédonie.

Puis d’îles en îlots, nous nous frotterions le dos aux côtes africaines pour remonter ensuite le grand fleuve Niger.

 

Si j’étais l’eau, je t’en montrerais de toutes les couleurs, je te bercerais et tu n’aurais plus qu’à te laisser flotter et balloter doucement, englouti dans de grands flots d’amour.

Comme dans un rêve, avec moi, tu te ressourcerais…

 

 

 

 

 

 

  Ce texte a été écrit pour « Les parchemins de Bigornette ».

 

A la manière du portrait chinois, il fallait choisir entre les quatre éléments : la terre, le feu, l’air, l’eau.

« Si j’étais la terre… Si j’étais le feu… »

 

Pour ceux qui me connaissent un peu…l’évidence voulait que je choisisse…l’eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nickyza
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Mardi 25 novembre 2008

 

 

 

 

La différence,

Elle existe partout

De Paris jusqu’ à Ouagadougou.

La différence,

Elle existe partout

De L.A jusqu’au pays mandchou.

Tout est différence que l’on se balance

Avec plus ou moins de tolérance.

Tout est différence et c’est une chance

D’avoir cette palette de tant de nuances.

 

Le noir et le blanc,

Le chaud et le froid,

Le p’tit et le grand,

Les larmes et la joie.

Le bien et le mal,

Le pauvre et le riche,

Le carré, l’ovale,

Le loup, le caniche.

Différence de tons,

Différence de langues,

Mi-laine, mi-coton,

Le Ying et le Yang.

 

Qu’est-ce que j’m’en balance

De cette différence,

Puisque je vis avec

Et que je la respecte.

Qu’est-ce que j’m’en balance

De cette différence

Qui m’est attirance

En dépit du bon sens.

Qu’est-ce que j’m’en balance

De cette différence

Pourvu que la terre

Enfin y adhère.

 

 

Par Nickyza
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Mardi 18 novembre 2008





L’arbre se lamente

Giflé par les vents.

La maison sur la dune

Gémit et puis chavire

Au fond des heures creuses.

 

Au loin la mer rugit.

Sous la lune qui luit

Ce ne sont qu’étincelles

Sur le dos des vagues.

 

L’œil hagard,

L’homme contemple l’âtre

Où les braises se meurent

Au fin fond de la nuit.

 

Au petit matin fumant,

Quand les brouillards accrocheront

Aux tiges des oyats

Des nappes d’écume grise,

Ce sont des cendres

Que l’homme balayera.

 

Le monde est en poussière

Que le vent tente de chasser après la tempête…







 

Par Nickyza
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Samedi 15 novembre 2008


    *

Jour en suspension, en hésitation presqu’immobile.

Jour flemmard entre gris et beige

Entre rien et rien.

 

Un vieux vinyle grésille sur la platine.

Un vieil air de jazz…

La voix de Louis Amstrong emplit l’espace

Et attise les flammes de l’âtre.

 

Je m’enroule dans un châle

Porte mes sentiments en écharpe.

 

Ce jour me va très bien,

Ce jour entre rien et rien !


Bon week end à vous, entre beige et gris ou bleu et or?
Qu'importe, sentez-vous bien :-))




* Illustration de Toninonino.


Par Nickyza
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Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)



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