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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 18:54

 

 

 

 

impots 1

 

 

Lorsqu’il s’agit des impôts et de la gestion des finances du pays, nos gouvernants actuels n’ont rien inventé : ils s’inspirent allègrement pour gouverner des mêmes méthodes que sous l’ancien régime !

 

Sous Louis XIV, le cardinal Mazarin, principal ministre s’entretient avec Jean-Baptiste Colbert, futur intendant des finances.

 

Chut, écoutez leur conversation !

 

Colbert :

Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

 

Mazarin :

Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

 

Colbert :

Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

 

Mazarin :

On en crée d’autres.

 

Colbert :

Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

 

 Mazarin :

Oui, c’est impossible.

 

Colbert :

Alors, les riches ?

 

Mazarin :

Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

 

Colbert :

Alors, comment fait-on ?

 

Mazarin :

Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…C’est un réservoir inépuisable.

 Vous avez suivi l'entretien ? Hé bien voilà, nous pouvons constater que RIEN n'a changé !!! Mieux vaut en rire finalement...

 

 

Extrait du « Diable Rouge » Une pièce de théâtre écrite par Antoine Rault et mise en scène par Christophe Lidon.

 

 

 

L'image amusante qui illustre mon texte a été empruntée sur ce site

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commentaires

Merle 19/08/2015 07:29

Ramassis de conneries...

Oxygène 12/02/2013 22:14


Eh oui, c'est la vérité en effet et cela touche le plus grand nombre. Rien n'a changé c'est vrai et j'ai bien peur que ça ne soit pas près de bouger, hélas...


Nous serons toujours les dindons de la farce 
Bisous Nicky 

Nickyza 15/02/2013 02:59



Des dindons, des pigeons...des boeufs qui subissent...mais jusqu'où ? ! Et jusqu'à quand ?!


Et les dindons, les pigeons et autres pintades...moi je te le dis Oxy, ils n'ont pas fini de les PLUMER !!!! COT COT COT !!



Heol 09/02/2013 13:08


Bonjour


Auteur contemporain, son raisonnement fonctionne pour tout gouvernement à toute époque, une belle critique du pouvoir.

Nickyza 15/02/2013 02:36



Un extrait qui donne envie d'aller voir la pièce !  Bonne soirée



fanfan 09/02/2013 07:59


Effectivement, rien n'a changé sous le soleil ! C'est décourageant finalement!!


Bon week end, bisous

Nickyza 15/02/2013 02:24



...et encore moins sous la pluie, héhé !! Ce n'est pas demain la veille que tout ça va
s'arrêter...Bisous



Lmvie 08/02/2013 17:43


Pour être tapés on est tapés...


Mais en rire je ne sais pas trop, "cravate en biais" m'exaspère..


Bisous bisous ma belle

Nickyza 15/02/2013 02:22



Et ce n'est qu'un début ! Va bien falloir qu'ils trouvent encore (beaucoup !!) de l'argent !! Ce n'est pas comme ça que l'on va relancer la consommation, ma bone
dame ... 


Bises, LM



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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


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"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

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