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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:29



SDF et son chien





Contre son flanc je suis couché

Pour ma chaleur lui donner

Il fait trop froid sur le trottoir

En cette nuit vide d’espoirs

 

Allongé sous l’arche d’un pont

Je sens son corps plein de frissons

Je ne suis qu’un pauvre vieux chien

Mais je sens bien qu’il va pas bien

 

Il couche sur de vieux cartons

Trempés par la neige qui fond

Le vent glacial qui souffle fort

Le fait tousser même quand il dort

 

Les gens n’ont plus un seul regard

Ils sont pressés car il est tard

Rentrer au chaud dans leur maison

Est leur seule préoccupation

 

Pour attirer leur attention

J’aboie un peu sans conviction

Mon maître est en danger dehors

Mon maître est en danger de mort

 

A l’abri des logis douillets

Le potage fume, c’est la veillée

On a fermé tous les volets

Sur la misère qui fait chialer

 

Alors que la France s’endort

Alors qu’il neige plus encor

Mon maître est en danger dehors

Mon maître est en danger de mort

 

Mon maître est en danger dehors

Je crois bien que mon maître est mort…






Ce texte a été écrit pour soutenir les Sans-abris...Voyez plus bas, dans l'article précédent, l'appel à Nicolas !


* Image empruntée sur le site de France Soir  


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commentaires

Carambaole 27/12/2009 14:17



Texte fort et prenant et malheureusement d'actualité
Les chiens sont parfois plus humains que les hommes
Et les hommes souvent très betes(dans le vrai sens du terme)
Aux portes de 2010,ou l'on trouve des millions pour des pays pauvres,ou pour aller dans l'espace ,ou pour fabriquer des armes.
Les gourvernements n'ont pas ces quelques milliers d'euros pour ces gens de la rue et leurs animaux.
Un sujet qui me revolte
bisous nyckyza



Nickyza 28/12/2009 03:24


Un sujet douloureux, Pierre...surtout à notre époque et dans un pays civilisé!
Plein de bises à toi !


Roselyne 23/12/2009 23:05


Chez Renard j'ai découvert ton magnifique texte écrit avec tant de sensibilité. Les larmes me sont montées aux yeux. J'ai vu il y a quelques jours, alors que je rentrais du travail en voiture, un
monsieur marcher dans la rue son vieux chien à ses côtés. Leurs pas étaient las. Et ils sont nombreux à errer ainsi dans les rues de la ville, marcher, marcher pour ne pas avoir trop froid, ne pas
pouvoir dormir dans un foyer car on n'y accepte pas les chiens...Comme je suis dégoûtée de ce monde qui ne fait pas de place aux plus démunis. Avec mes mots, j'ai aussi participé à la mobilisation
contre les fausses promesses de notre actuel président. J'aimerais bien que ça l'empêche de dormir...Merci de tes mots.


Dominique 23/12/2009 18:16


Bonsoir Ncikyza,

Un texte très émouvant.

J'ai publié également un texte concernant cette tristesse, plus encore ressentie en cette période de Fêtes.

Que je te souhaite  des meilleures


Bises

Dominique.


Oo° Kri °oO 22/12/2009 20:53



Tout ca est inadmissible en ce siècle dit de lumière!



Nickyza 23/12/2009 13:13


Oui, les lumières ne brillent malheureusement pas pour tout le monde...

Bises à toi, Kri, et bon Noël!


Bigornette 22/12/2009 19:43


plein de bisous et......



J'ai vu ton poème chez Renard...il est très beau et vu du côté du chien c'est exceptionnel et très triste...encore plus triste c'est dingue !... A bientôt mon amie !


Nickyza 23/12/2009 13:11


Merci Bigornette!
Heureusement qu'ils ont au moins leur chien avec eux: les seuls êtres capables de les soutenir moralement...

Passe toi aussi d'excellentes fêtes de Noël avec tous ceux que tu aimes!

Je t'embrasses ma Bigornette!


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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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