Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 23:30

 

 

 

 

certaines n'avaient jamais vu la mer

 

 

Tristes destins que ceux de ces jeunes femmes japonaises qui émigrent aux Etats-Unis dans les années 20.

Emplies d’espoirs et de joie à l’idée de rencontrer enfin celui qui deviendra leur époux, - un époux qu’elles n’ont pas choisi et qu’elles n’ont jamais vu -, elles déchantent vite lorsqu’elles découvrent des mariages arrangés et des hommes qui ne correspondent en rien aux photos échangées.

La vie facile et agréable qu’elles avaient espérée se résume à de misérables conditions d’existence. Travail harassant dans les champs pour certaines, bonniches chez de grands bourgeois pour d’autres, prostituées pour beaucoup…rien ne ressemble à ce dont elles avaient rêvé.

Pourtant, leur mari « américo-japonais » ne leur laisse pas le choix ; il faudra bien qu’elles s’adaptent et rentrent dans le moule de la société américaine. Société qui, parce que ce sont des émigrés étrangers, n’acceptera jamais cette population japonaise. La guerre n’arrangera pas leurs affaires.

 

Mis à part certains passages poétiques, - les mots de Julie Otsuka sont très beaux, - le style très particulier qu’elle emploie pour raconter le destin de ces femmes ne m’a cependant pas convaincue.

L’auteure fait parler toutes ces femmes ensemble, en employant le « nous » dans des listes interminables qui décrivent les lambeaux de vie de chacune d’entre elles.

On subit une sorte de cacophonie désordonnée tant les phrases courtes de chacune de ces femmes qui parlent en même temps viennent troubler le silence par saccades.

 

"Nous avons accouché sous un chêne, l'été, par quarante-cinq degrés. Nous avons accouché près d'un poêle à bois dans la pièce unique de notre cabane par la plus froide nuit de l'année. Nous avons accouché sur des îles venteuses du Delta, six mois après notre arrivée, nos bébés étaient minuscules, translucides, et ils sont morts au bout de trois jours. Nous avons accouché neuf mois après avoir débarqué, de bébés parfaits, à la tête couverte de cheveux noirs. Nous avons accouché dans des campements poussiéreux, parmi les vignes,(...). Nous avons accouché dans des fermes reculées d'Imperial Valley, avec la seule aide de nos maris, qui avaient tout appris dans Le Compagnon de la ménagère."

Etc, etc…et nous avons accouché pendant 3 pages au moins !

 

Ces répétitions, comme des incantations, étaient certes voulues par l’auteure, mais le « je » et le « nous » sans cesse répétés m’ont agacée et souvent lassée. Cela m’a empêchée d’éprouver de l’empathie pour ces femmes au sombre destin.

Je ne suis pas entrée dans l’histoire…allez donc savoir pourquoi…ce livre a reçu le prix Femina étranger et je n’ai pas accroché plus que ça…passable…malgré une langue superbe.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Nickyza - dans Des livres et moi
commenter cet article

commentaires

Oxygène 23/04/2013 11:34


Bonjour Nicky.
Il y a longtemps que je ne suis pas venue lire tes critiques de livres...


Ce que tu disais au début de ce roman me plaisait bien car le destin de ces femmesdéracinées m'intéressait. Mais la suite de ton analyse ne me donne
plus du tout envie de lire ce livre et l'extrait que tu cites a de quoi décourager plus d'un lecteur en effet....


Il est étonnant que ce livre ait reçu un prix, mais tous les goûts sont dans la nature comme on dit... et un contenu peut plaire à certains et pas à d'autres, c'est évident...


Gros bisous à toi Nicky. Je poursuis ma visite chez toi...  

Nickyza 25/05/2013 23:29



Certes, les goûts des uns et des autres ne sont jamais les mêmes et...c'est tant mieux ! Bisous plein Oxy



Quichottine 10/04/2013 15:04


Je vais te faire confiance... de toute façon, je sais que je n'arriverai pas à lire le tout. :)


 


Bisous et douce journée, Nicky.

Nickyza 11/04/2013 12:42



Je ne suis pas une référence, Quichottine...ce roman a tout de même reçu le "PRIX FEMINA étranger"...! Peux-être aimerais-tu ! Ceci n'est que mon propre ressenti à
un moment T !



Présentation

  • : La caverne des mots
  • La caverne des mots
  • : Bienvenue dans ma caverne où les mots sont rois! Entrez, asseyez-vous...Ici, poésies, nouvelles, petits billets de papier aigres ou doux, chansons...Un moment convivial à partager en échangeant nos mots!Café ou thé?
  • Contact

A Livre Ouvert Ou... Fermé

  • Nickyza
  • Je suis…
 
 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


Retour à la page d'accueil


Pour ne rien rater des parutions de mes articles, inscrivez-vous à ma newsletter (dans la colonne de droite ! ) ainsi vous serez tenus informés dès publication !





Au Grenier Encore Des Livres

Mes textes sont protégés

 

 

    5JWU185-1-Logo-Copyright-France.gif

 

 

 

 

Mon recueil de nouvelles :

" Petites histoires et autres fariboles en terres de Champagne "

 à commander ici 

 

 

        Pub Fariboles1

Pages

Et les minutes défilent

Quelques citations...


"Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit." (M. Duras)

 

"Ecrire, c’est une façon de parler sans être interrompu." (Jules Renard)

"Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle." (Proverbe africain)


 "Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir." (Jean Mermoz)

"Comment se tue en nous l’amour ? Trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l’amour, l’indignation le brise, et on arrive à l’indifférence finale." (Sainte-Beuve)
 

 "Créer c’est vivre deux fois." (Albert Camus)

 "On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme." (Douglas MacArthur)


"La vie ressemble à un conte ; ce qui importe ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur." (Sénèque)


"La vie est finie quand tu ne surprends plus personne." (Coluche)

"L’indifférence est une paralysie de l’âme." (Anton Tchekhov)








Paperblog

Texte Libre