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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 13:55

 

 

 

 

Avenue des géants

 

 

C’est une expérience terrifiante que de se retrouver dans la tête d’un serial killer qui a un QI supérieur à celui d’Einstein et qui mesure 2,20 mètres. Surtout lorsque celui-ci commence sa carrière de tueur à 15 ans en tuant de sang-froid ses grands-parents d’une balle dans le dos pour une histoire de petite contrariété d’ado…

Internement en psychiatrie, prison…Al assume tout.

Un thriller banal, un serial-killer normal, du déjà lu, me direz vous ? Et bien NON !

L’histoire (tirée d’un fait réel) se passe aux Etats-Unis, dans les années 60 avec comme toile de fond, la mort de Kennedy, le mouvement hippie, la guerre du Vietnam, la Route 66…

Un cheminement intérieur de ce géant-tueur que l’on suit pas à pas.

 

Un cheminement que néanmoins, moi, lectrice, j’ai suivi au début en freinant des quatre fers, tant, inconsciemment sans doute, je refusais d’éprouver de l’empathie pour ce monstre complètement cinglé !

Je refusais en fait d’être le « je » du narrateur et d’être complice des actes de ce tueur.

C’est donc en traînant la patte que j’ai suivi Al au fil du livre, en m’ennuyant presque parfois…prête à l’abandonner sans regrets à ces pulsions odieuses…mais je l’ai finalement suivi car je déteste lâcher une histoire… et j’ai plutôt bien fait, car les dernières pages m’ont surprise.

J’ai fini par trouver des circonstances atténuantes à tous ces crimes perpétrés avec tant de froideur et de cruauté…N’est-ce pas effrayant d’en arriver à presque pardonner à un monstre ses actes abominables ?! Presque…car on ne peut pardonner tout à fait de telles horreurs, mais trouver de l’empathie oui !

Ce tueur hors du commun est tellement victime de ses pulsions que ça l’en rend presque touchant ! Oui, touchant…

Incroyable, ce tour de force de l’auteur qui réussit à mettre le lecteur dans sa poche, même le plus réfractaire !

Un roman qui ne laisse pas tout à fait indifférent, certes…mais un héros que l’on est soulagé de quitter définitivement en rangeant le roman sur l’étagère de la bibliothèque !

 

 Un roman lu dans le cadre du :grand prix des lectrices de ELLE

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Published by Nickyza - dans Des livres et moi
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commentaires

Oxygène 12/02/2013 21:53


Bonsoir Nicky. Je comprends ta réaction et ton envie de rejeter cette quasi-identification avec le "héros". Il m'est arrivé la même chose il y a peu de temps. Malheureusement, comme je n'ai
aucune mémoire, je ne me rappelle pas de quel livre il s'agissait. En tout cas, je n'ai pas pu le terminer car j'avais honte de lire ce "je" qui perpétrait des actes dont je ne pouvais me sentir
solidaire. J'aurais peut-être dû poursuivre ma lecture ?


Merci de ton partage Nicky. Je m'en vais lire tes autres articles.


Gros bisous à toi 

Nickyza 15/02/2013 02:43



Peut-être aurais-tu du continuer...les fins réservent souvent de bonnes surprises !


Cela dit, ce livre a quand même quelque chose de "dérangeant"...


Merci Oxy de prendre le temps de lire mes critiques de livres  Gros gros
bisous



Lorraine 07/02/2013 12:06


Merci de nous prévenir, de nous mettre en garde...même si ce serial killer est en quelque sorte une victime.

Nickyza 07/02/2013 19:24



Une victime en quelque sorte oui, mais dangereux et bon à enfermer !! Il est très étrange ce roman...



Martine27 05/02/2013 18:48


Ca me paraît fort intéressant. Et je suis déjà tombée sur des romans avec des tueurs en série que l'on finit par apprécier, c'est en effet une étrange impression

Nickyza 07/02/2013 19:26



Oui, cela fait une drôle d'impression et on est souvent mal à l'aise.



Quichottine 05/02/2013 14:30


Celui-ci ne sera pas dans la liste de mes priorités, mais tu as raison de l'indiquer... il y a des livres fascinants.


Passe une douce journée. Bisous.

Nickyza 07/02/2013 19:41



Un livre qui laisse une impression bizarre...Un livre athypique !


Bonne soirée à toi Quichottine



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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
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  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

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