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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 15:34





 

 

 

La petite fille avait perdu sa mère et sa sœur aînée, un an plus tôt dans un dramatique accident et elle restait seule avec un père qui se remettait difficilement de cette tragédie. Bien qu’entourant sa fille de beaucoup d’amour, il avait du mal à l’élever seul : il se sentait perdu et se laissait sombrer dans un état dépressif qui s’accentuait de jour en jour. Sa fille  adorée ne suffisait pas à le sortir de son chagrin…A chaque instant, les terribles images de la tragédie hantaient son esprit jour et nuit.

Il s’était un peu confié à Marc, un jour où ils observaient les deux petites filles qui jouaient dans le jardin.

 

— C’est une chance pour Marine d’avoir une amie comme Emilie qui lui fait oublier sa tristesse…et puis vous êtes si gentils vous et votre femme de vous occuper si souvent d’elle…ça la sort un peu de l’atmosphère lourde de cette maison vide. Je ne suis pas d’une agréable compagnie pour cette enfant, vous savez…mais je n’y peux rien…je n’arrive pas à me sortir de la tête ces images insoutenables de ma fille et ma femme se noyant pratiquement sous mes yeux…Margot a glissé sur la berge et est tombée à l’eau ; voyant qu’elle ne pouvait pas regagner le bord, Louise a plongé au secours de notre enfant. Je n’ai rien pu faire…j’étais trop loin…le courant les a emportées sans que j’aie eu le temps de les sauver…ça, je ne pourrai jamais me le pardonner ! Jamais non plus je ne pourrai oublier ces images terribles…Parfois, je ne me sens plus le courage de vivre. Si je suis encore là, c’est pour Marine… 

 

Marc lui avait prodigué quelques mots de réconfort, lui avait dit qu’il devait vivre pour Marine, se battre pour elle, qu’elle avait besoin de lui… que le temps finissait toujours par cicatriser les plaies…mais les mots, dans ces cas-là, ont tellement peu d’importance.

Aussi Marc et sa femme Juliette prenaient-ils souvent la gamine chez eux à la sortie de l’école. Marine restait parfois coucher chez eux. Emilie, fille unique,  était ravie d’avoir une compagne de jeux et Marine semblait un temps oublier son chagrin.

 

— Ça y est, les filles, on est arrivés ! Tout le monde descend ! 

 

Marc, après avoir sonné, fait entrer les enfants dans le grand hall d’entrée.

Les petites se poursuivent en riant.

Marine retire son manteau d’un geste vif et renverse, par inadvertance, un cadre qui se trouvait sur la console de l’entrée.

Marc se précipite pour ramasser les morceaux qui ont volé en éclats.

 

Son regard se pose sur la photo qu’il a entre les mains et il sent un frisson lui parcourir le dos. La photo représente une femme menue, à la chevelure blonde et vaporeuse ; elle est vêtue d’une longue cape noire !

Son sang ne fait qu’un tour en reconnaissant la silhouette qu’il avait aperçue le long du canal quelques heures plus tôt !

 

     Marine…qu’as-tu fais ?! La photo de Maman …  S’exclame le père en entrant au même moment dans la pièce.

 

L’enfant se met soudain à pleurer. Son père la prend dans ses bras.

 

     Allez, c’est rien, ma toute petite ! Tu ne l’as pas fait exprès…Demain nous irons acheter un cadre bien plus joli et nous replacerons la photo de Maman ! 





( A suivre...demain!) 

Bonne lecture :-)))




 

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commentaires

Angel 11/04/2009 12:21

jem'aperçois que j'ai un sérieux retard de lecture... je repasse pour te lire,d'autant que j'aime comme tu racontes!!
bises

Nickyza 13/04/2009 14:45


Le temps qui nous manque toujours, Angel...! Prends ton temps...:-))


Angel 11/04/2009 12:21

jem'aperçois que j'ai un sérieux retard de lecture... je repasse pour te lire,d'autant que j'aime comme tu racontes!!
bises

Nickyza 13/04/2009 13:33


Et oui, le temps, toujours le temps qui manque Angel! Prends ton temps, rien ne presse...
Profite bien de ton Lundi de Pâques :-))


Dominique 10/04/2009 09:20

J'adodore ce genre de Roman Nickyza, je me hâte pour aller lire la suite

Bises

Dominique

Nickyza 13/04/2009 14:51


Va, Dominique, va...laisse-toi guider par ma petite histoire qui est loin d'être un roman...Tu verras, elle est courte comme histoire :-))et je suis contente que tu
sois "accrochée"!!
Gros bisous :-)


dame de choeur 08/04/2009 21:11

vite la suite, tu as bien réussi à découper ton texte pour nous laisser en haleine....j'aime beaucoup ce style d'écriture , "très rapide", pas le temps de reprendre notre souffle, il se passe plein de choses...à demain...bises

Nickyza 13/04/2009 14:54


Merci Dame, d'être là à lire cette histoire :-))


Quichottine :0010: 08/04/2009 18:08

...

Je pourrais dire, comme Plume, que je m'en doutais. Mais non, je sais que tout est possible dans un récit. Là, j'attends la suite, impatiemment.

Quels secrets y a-t-il encore à découvrir ?

Passe une douce soirée, Nickyza.

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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
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  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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