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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:14


*

 

 C’est seulement à l’instant de la quitter que l’on mesure son attachement à une maison…

Une maison, on en fait ce que l’on veut qu’elle soit : vide et inodore ou bien emplie de rires d’enfants et d’amis, de fumets échappés des cuisines et de joyeux désordres.

 

Il me semble que ce ne sont pas les pierres qui bâtissent une maison mais les souvenirs accumulés au fil du temps…

L’âme d’une maison n’appartient qu’à soi ; elle est faite des petits bouts des hôtes qui l’habitent.

 

Après avoir, un soir autour de la table, évoqué juste l’idée de peut-être quitter un jour la maison que j’habite depuis plus de vingt ans pour un autre ailleurs situé dans un joli coin de campagne, j’ai soulevé un tollé général !

Les amis de longue date conviés à ma table ce soir-là se sont écriés d’un commun accord :

 

«  Si tu veux changer de coin, tu transportes alors ta maison là-bas, car une boîte à secrets et à souvenirs, ça ne s’abandonne pas comme ça ! Il y a quelques souvenirs ici qui nous appartiennent et que nous ne voulons pas voir effacés ! »

 

Et le mari, et les enfants d’acquiescer fermement.

 

Alors, je suis toujours là, au même endroit, car il m’est impossible de charrier ma demeure sur le dos… et ma maison continue de bruire de ces petits riens qui font une vie…

Elle bourdonne fort, souvent !

 

Et je me rappelle toujours ce proverbe malien que j’ai entendu tout au long de mon enfance africaine :

 

« La tortue est la plus sage, car elle transporte sa maison sur son dos ! »

 

Dans une autre vie, assurément je serai tortue !





* Très belle toile de l'artiste peintre ML Lascaux










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commentaires

Quichottine 24/02/2010 15:22


Je relis ce message, je ne relis pas les commentaires, je suis sûre d'être déjà venue sur cette étagère...

Et puis, l'émotion est la même.

Pas envie de partir, même si je dois le faire, que je sais que mon chéri a raison, qu'il le faudra, bientôt.

C'est le premier endroit où j'ai vraiment des racines, des souvenirs heureux et pas... mais auxquels je tiens.

C'est le premier endroit que je vais devoir quitter pour quelque chose de plus petit, qui m'obligera à me séparer de mes livres, de beaucoup de ces choses pas forcément utiles auxquelles je
tiens.

C'est fou comme ce texte m'émeut encore une fois !

En tout cas, je suis contente d'avoir pu passer un moment sur tes pages.

Bisous, ma Nickyza.


Nickyza 26/02/2010 00:56


Grâce à toi, je l'ai relu aussi; je l'avais presque oublié ce texte-là...
N'y pense pas pour le moment...mais commence à te préparer à l'idée...doucement ! Ce sera une autre vie pleine d'autres merveilleuses choses et tu feras des souvenirs tout neufs !
Quant à tes livres : ne t'en sépare surtout pas (Mon Dieu quel crève-coeur...je n'imagine même pas de me séparer des miens un jour et j'en ai dans chaque pièce de ma maison !) mais utilise-les
comme sommier et dors dessus !!

Je sens plein d'émotion dans ta voix...j'espère que pour te changer les idées tu es allée lire un de mes textes-délires avec le héros Georges !

J'aime bien sentir ta présence quand je ne suis pas là.

Je t'embrasse fort Quichottine


Marail 12/02/2009 23:24

Je suis bien d'accord avec la sagesse malienne. Moi non plus je ne change pas de maison, et elle fait du bruit, bourdonne, se tait, hurle, fait de la musique... comme la tienne! bisous

Nickyza 13/02/2009 14:09


Oui, une maison doit vivre, retentir de cris, de rires, vivre quoi!! Elle est le témoin de nos vies, elle est NOUS, un point c'est tout!
TATA Marail :-)))


krenouille 11/02/2009 01:27

Ah bah ça, hein...j'aimais pas du tout cette idée de déménagement, moi. Et puis, imagine si tu laissais ta maison à quelqu'un d'autre : les murs ont des oreilles et les pierres ont peut être des bouches ! Et paf tous nos secrets dévoilés à des inconnus, toutes nos gaffes de blondes étalées. Non, non, moi je me méfie de la mémoire des pierres (imagine si elles ont comptabilisé le nombres de verres descendus heu le nombre de vers déversés).
(Bon et puis en fait je n'ai pas envie de faire des kms quand je suis en panne de cigarettes )
Cette maison a trop vécu de choses mémorables, de repas de famille "originaux", de fou-rires. Elle ne te laissera pas partir ET MOI NON PLUS (et alors hein, si tu as des idées de "maison de campagne mais près de la mer", genre, au hasard, Nouméa c'est NON.

Nickyza 12/02/2009 15:41


Morte de rire!!!! Oui oui, t'as raison, faut la garder cette maison-là :-)) surtout si ses murs en racontent les secrets, et puis...je ne pourrais jamais embarquer
avec moi tous ces rires qui resteront collés aux pierres...
Et puis, à moins d'être une tortue de mer pour traverser les océans avec la maison sur le dos...Nouméa risquerait de ne pas me voir arriver de sitôt :-)))


Mahina 08/02/2009 20:37

Oh oui!! je serai bien tortue aussi pour emmener ma maison dans les endroits que j'aime, vers les personnes que j'aime, quitter cet endroit qui ne me parait pas un "chez moi" et emmener ma maison souriante et toujours prête aux départs là où mon cœur m'emmène!

Nickyza 10/02/2009 01:58


Oui, ce serait vraiment magique, tu as raison Mahina...un rêve! :-))


Lmvie 07/02/2009 12:01

Un tag pour toi avec plein de bisous !!!!!

Nickyza 07/02/2009 15:16


Rooooo Lmvie, tu le fais exEprès juste pour m'embêter!!! J'aime pô les tags!!!
Allez sourires quand même, vilaine, et gros baisers! :-))


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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
  • Je suis… Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.

 
  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

Bienvenue !


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