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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 14:38



 

Alors avec Amidou, on s’est éloignés.
On a repris nos pneus pour aller s’entraîner sur la piste, puisque les adultes avaient dit qu’on avait encore le temps avant le début du film.
 

On a lancé nos pneus sur la pente douce. Ils prenaient de plus en plus de vitesse, tenaient bien la route avant de terminer leur course, soit dans les buissons, soit à plat sur le flanc. C’est le pneu qui arrivait le plus loin sans encombre qui faisait gagner son lanceur. Avec les nids de poules qui ornaient la piste, les pneus n’allaient jamais bien loin.
En bout de course, on faisait pied la route pour aller rechercher le pneu abandonné.


   
Un jour, nos pneus iront si loin, quand on aura vraiment la maîtrise du lancer de pneu, qu’il faudra marcher jusqu’à Ikot-Ekpene pour aller les récupérer ! Assura Amidou qui ne se décourageait jamais. Il faut dire que c’est toujours son pneu qui gagnait.


On a encore lancé nos pneus, de toutes nos forces, sur la piste de latérite, quand on a entendu une grande clameur venue du village.


   
Ça y est, le film doit fonctionner ! Vite, allons-y, nous allons manquer le début ! S’écria Amidou.

    Mais nos pneus…faut suivre leur course et aller les récupérer… !

    Pas le temps, faut se dépêcher ! On s'en occupera après le film !


J’ai eu un moment d’hésitation, pris entre l’envie de voir jusqu’où nos pneus étaient arrivés et l’envie de suivre Amidou qui était déjà parti en courant.

J’avais lancé mon pneu avec une telle force et une telle précision, que j’étais persuadé que cette fois-ci, il devait terminer sa course très loin devant celui d’Amidou.
Je jetai un coup d’œil qui me persuada de la justesse de mon jugement, car je ne voyais plus aucun des deux pneus dans mon champ de vision. Ils avaient dû terminer leur course très loin, là où ils n’avaient encore jamais été.


Tant pis, pas le temps d’aller vérifier…Amidou avait raison : on aurait bien le temps plus tard ! Et je me mis à courir comme un fou derrière lui, jusqu’à en perdre haleine.


Quand nous sommes arrivés, rouges et essoufflés, le film défilait sur l’écran. Des personnages s’agitaient et parlaient fort.
Ils ont dit quelque chose de drôle car toute l’assistance s’est mise à rire. On s’est assis et on a regardé, éberlués, les images bouger.

C’était à peine croyable : les images bougeaient ! De vrais personnages marchaient et parlaient, comme nous tous les jours ! Ça n’avait rien à voir avec les images d’un livre. C’était bien mieux ; on n’avait pas besoin de savoir lire pour suivre l’histoire. Il suffisait d’ouvrir grands nos yeux et nos oreilles. C’était comme de la magie !
Même le marabout du village n’en revenait pas et se grattait la barbe.
 

Au bout de quelques minutes à peine, tout s’est arrêté.

Tout le monde a fait : « Hooooooo ! »


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commentaires

loic-emmanuel 29/10/2008 18:16

Et oui, ces films cassent, enfin, arrivé là, c'est ce que je peux penser ! Je suis toujours. Loic

Nickyza 29/10/2008 19:06


Ha oui...Ouille, le film aurait pu casser...mais es-tu sûr d'être toujours sur la bonne piste, Loïc?


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 Une silhouette évanescente, une ombre sous la lune blanche, juste un reflet dans un miroir où se reflètent mes mots…Mes mots qui résonnent en écho à d’autres mots, les vôtres, et ceux de mes auteurs favoris.
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  Bienvenue dans ma caverne peuplée de livres ! A la nuit tombée, lorsque je dors, les livres s’échappent des rayonnages et partent en voyage. Les mots volent hors des pages et dansent une carole à en perdre voyelles et consonnes. Les auteurs et leurs héros devisent de tout et de rien, en refaisant le monde, confortablement installés dans les fauteuils du salon. Parfois leurs éclats de rire ou de voix troublent mon sommeil. Aux premiers rayons du soleil, à l’heure des rêves enfuis, mes livres regagnent sagement leur place, alignés sur l’étagère. Seuls quelques mots errent encore, surpris par la clarté du jour…

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